Des fa­milles d’ac­cueil re­cher­chées

Le nombre de chats er­rants, à Flers, de­vrait bais­ser avec les cam­pagnes de sté­ri­li­sa­tion me­nées par la Patte de l’es­poir. L’as­so­cia­tion re­cherche des fa­milles d’ac­cueil.

L'Orne Combattante (FL) - - FLERS ET SON PAYS -

Pour li­mi­ter la pro­li­fé­ra­tion des chats er­rants, des cam­pagnes de sté­ri­li­sa­tion vont être me­nées à Flers par La Patte de l’Es­poir (lire aus­si notre édi­tion du jeu­di 23 juin 2016).

Une conven­tion a été si­gnée entre la Ville de Flers et l’as­so­cia­tion de pro­tec­tion ani­male ba­sée à Saint-Gilles-des-Ma­rais, près de Dom­front, qui s’oc­cu­pe­ra éga­le­ment de pro­po­ser à l’adop­tion les fé­lins non sau­vages.

Mais voi­là, La Patte de l’Es­poir, qui ne dis­pose pas de re­fuge, est li­mi­tée par ses pos­si­bi­li­tés d’ac­cueil et re­cherche des fa­milles pour hé­ber­ger tem­po­rai­re­ment les chats re­cueillis.

Des chats adop­tables et des chats sau­vages

L’as­so­cia­tion est man­da­tée par la mai­rie de Flers, sur la de­mande de ri­ve­rains, pour in­ter­ve­nir sur un sec­teur. Une opé­ra­tion de trap­page est alors me­née. Au préa­lable, un cour­rier est en­voyé par la mai­rie « pour que les gens qui ont un chat le gardent chez eux », pré­cise Bé­ren­gère Mi­dey, pré­si­dente de La Patte de l’Es­poir. Elle en pro­fite d’ailleurs pour rap­pe­ler que tous les chats do­mes­tiques doivent être iden­ti­fiés. « Le ta­touage ou la puce est obli­ga­toire de­puis 2012 ».

Si le chat er­rant cap­tu­ré par l’as­so­cia­tion est adop­table, il est re­cueilli par La Patte de l’Es­poir qui s’oc­cu­pe­ra de lui trou­ver une fa­mille. Les frais de sté­ri­li­sa­tion sont alors pris en charge par l’as­so­cia­tion ain­si que le trans­port et les soins en cas de bles­sure. La vac­ci­na­tion et l’iden­ti­fi­ca­tion sont à la charge de la mai­rie

Pro­li­fé­ra­tion ra­pide

Si l’ani­mal est sau­vage, en re­vanche, il se­ra re­mis en li­ber­té sur le lieu où il a été cap­tu­ré. La Patte de l’Es­poir s’oc­cupe alors du trap­page, du trans­port et des soins post-opé­ra­toires si be­soin. Il se­ra aus­si sté­ri­li­sé et iden­ti­fié. Ces frais se­ront as­su­més par l’as­so­cia­tion 30 Mil­lions d’Amis avec la­quelle la Ville de Flers a éga­le­ment si­gné une conven­tion.

« On es­time que 10 % de la po­pu­la­tion fé­line est sau­vage, in­dique Bé­ren­gère Mi­dey. C’est ce que nous avons consta­té par rap­port aux cam­pagnes me­nées à Con­dé-sur-Noi­reau, no­tam­ment. Il n’y a pas tant de chats sau­vages que ça. Il y a en­core beau­coup d’aban­dons ».

Les bé­né­fices pour les sec­teurs concer­nés sont im­mé­diats. « La pro­li­fé­ra­tion est très ra­pide. Une chatte peut avoir deux ou trois por­tées par an. Elle peut re­mettre bas un mois après », in­siste la pré­si­dente de l’as­so­cia­tion. La sté­ri­li­sa­tion s’avère un moyen très ef­fi­cace de lut­ter contre la pro­li­fé­ra­tion. A Con­dé-sur Noi­reau, où des cam­pagnes ont été me­nées, « notre col­lègue n’est main­te­nant ap­pe­lée qu’oc­ca­sion­nel­le­ment ».

Un pre­mier bi­lan à la fin de l’an­née

A Flers, les chats er­rants re­pré­sentent un « gros pro­blème », note la pré­si­dente. « Tant qu’il n’y a pas de ges­tion, ils pro­li­fèrent ». Il est urgent d’agir mais avant, l’as­so­cia­tion doit ab­so­lu­ment trou­ver de la place pour l’ac­cueil des chats que ce soit dans des fa­milles d’ac­cueil tem­po­raires ou même dans « un lo­cal à Flers ».

A no­ter que les per­sonnes in­té­res­sées peuvent éga­le­ment adopter dé­fi­ni­ti­ve­ment des chats pour li­bé­rer de la place.

Les cam­pagnes de sté­ri­li­sa­tion de­vraient réel­le­ment dé­bu­ter à par­tir de la ren­trée sco­laire. « Un pre­mier bi­lan se­ra fait à la fin de l’an­née », pré­cise Bé­ren­gère Mi­dey.

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