Un mo­nu­ment aux morts pillé

Dans la nuit du 15 août, week-end de l’as­somp­tion, cinq dra­peaux ont été vo­lés sur le mo­nu­ment aux morts de Cha­nu.

L'Orne Combattante (FL) - - LA UNE -

Cha­nu. Plus qu’une cé­ré­mo­nie re­li­gieuse, le 15 août a une si­gni­fi­ca­tion toute par­ti­cu­lière pour le vil­lage. Le 14 août 1944, Cha­nu a été vic­time d’une pluie d’obus. De nom­breux ha­bi­tants ont été vic­times de cette at­taque qui a aus­si dé­truit une par­tie de l’église. Le cu­ré de la pa­roisse de l’époque, l’ab­bé Ja­met por­tait se­cours aux bles­sés, lors­qu’un éclat d’obus l’a frap­pé et l’a bles­sé. Il est dé­cé­dé de ses bles­sures le 15 août 1944.

C’est à cette oc­ca­sion que l’Union na­tio­nale des com­bat­tants de Cha­nu a dé­ci­dé d’or­ner le mo­nu­ment des dra­peaux des li­bé­ra­teurs ce 15 août 2016. « Nous en­tre­te­nons un de­voir de mé­moire. Cet évé­ne­ment est tou­jours pré­sent dans l’es­prit des Cha­nu­siens » pré­cise le pré­sident de l’Union na­tio­nale des com­bat­tants en Afrique-duNord, sec­tion de Cha­nu, Guy Har­douin.

Les cinq dra­peaux ont été vo­lés pen­dant la nuit. « Nous res­sen­tons un grand ma­laise. Cette cé­ré­mo­nie pa­trio­tique de­vrait at­ti­rer le res­pect. C’est in­ad­mis­sible ». Le mo­nu­ment aux morts, éri­gés après la Pre­mière Guerre mon­diale se trouve aux pieds de l’église, dans le centre du vil­lage.

« Au nom des an­ciens com­bat­tants de Cha­nu, nous in­ci­tons les au­teurs de cet acte mal­heu­reux à bien vou­loir ra­me­ner les dra­peaux. Ils peuvent les dé­po­ser aux pieds du mo­nu­ment. Nous les ré­cu­pé­re­rons le len­de­main ».

A.M.

Les cinq dra­peaux étaient sor­tis pour rendre hom­mage à l’ab­bé Ja­met tué le 15 août 1944.

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