Le bi­lan des jeunes en­tre­pre­neurs

Ils ont oc­cu­pé leurs va­cances d’été en créant une en­tre­prise éphé­mère bap­ti­sée Ado Ser­vice. Quel est le bi­lan de la Co­opé­ra­tive jeu­nesse de ser­vice di­ri­gée par 15 jeunes ?

L'Orne Combattante (FL) - - LA UNE - E.B.D.B.

C’est fi­ni pour Ado Ser­vice ! La Co­opé­ra­tive jeu­nesse de ser­vice (CJS), inau­gu­rée le 12 juillet, et sou­te­nue par Cres­cen­do Flers, a arrêté son ac­ti­vi­té. « Les deux mois sont ter­mi­nés », an­nonce Ma­non Mal­herbe, membre du pôle mar­ke­ting avec cinq autres jeunes.

Le tra­vail a payé, les bé­né­fices ont été ré­par­tis entre les quinze membres de l’en­tre­prise éphé­mère.

« Per­son­nel­le­ment, j’ai ga­gné 100 €. Cer­tains ont ga­gné jus­qu’à 200 €. On a cal­cu­lé en fonc­tion du tra­vail four­ni et des heures tra­vaillées », ex­plique Ma­non Mal­herbe.

Le tra­vail de cet été leur a per­mis de faire de nom­breuses ex­pé­riences : « tra­vail en équipe, in­dé­pen­dant, so­li­daire et ré­so­lu­tion de conflits ». « Tout, s’est très bien pas­sé avec les clients. Le plus dif­fi­cile c’était de com­men­cer », ajoute la jeune en­tre­pre­neuse.

Mais c’est sur­tout lors de l’im­pres­sion des flyers et de la créa­tion du lo­go que les dif­fi­cul­tés étaient nom­breuses.

À l’in­verse, la dis­tri­bu­tion des mêmes flyers, que les jeunes « pen­saient dure », s’est « très bien pas­sée ».

Des contrats va­riés

Le pre­mier contrat de la pe­tite en­tre­prise concer­nait le la­vage de car­reaux. Ma­non Mal­herbe confie : « On ne pen­sait pas que ça se­rait aus­si dur. Il res­tait tou­jours des traces… Mais on s’en est bien sor­ti, c’était propre à la fin ».

Un autre contrat consis­tait à ré­pa­rer le vé­lo d’une dame. « Il a fal­lu es­sayer de trou­ver les bonnes pièces avec la bonne taille. Mais son mo­dèle était trop vieux pour les trou­ver. On lui a ache­té un vé­lo d’oc­ca­sion à la place. Elle était contente parce qu’elle a vu qu’on était mo­ti­vé. »

Ado Ser­vice a aus­si net­toyé quelques chambres du Foyer jeunes tra­vailleurs (FJT) de Flers.

Avec le FJT et le SIRTOM (Syn­di­cat In­ter­com­mu­nal de ra­mas­sage et de trai­te­ment des or­dures mé­na­gères) de Flers/ Con­dé, ils ont réa­li­sé une struc­ture ar­tis­tique uni­que­ment com­po­sée de dé­chets re­cy­clables.

Puis les contrats ont dé­fi­lé les uns après les autres.

Entre la­vage de voi­tures, car­reaux, en­tre­tien d’es­pace verts pri­vés, les jeunes de l’en­tre­prise n’ont pas eu une mi­nute à perdre.

D’ailleurs, leurs ho­raires, pla­ni­fiés par le co­mi­té Res­sources hu­maines de l’en­tre­prise, pré­voyaient la pré­sence des membres de 8 h 30 à 17 h 30. De plus les vo­lon­taires pou­vaient être da­van­tage pré­sents, à leur conve­nance.

Un rythme pas for­cé­ment agréable en pé­riode de va­cances.

Et après ?

Le plus plai­sant dans cette aven­ture, pour Ma­non Mal­herbe, étaient « les mo­ments pas­sés avec les col­lègues ».

Afin de tra­vailler la co­hé­sion de leur en­tre­prise, les jeunes ont or­ga­ni­sé une jour­née cam­ping. « Au dé­but on était tous ti­mides, ex­plique Ma­non Mal­herbe, et puis on s’est bien en­ten­du. Après le cam­ping, il n’y avait plus de conflits, on était su­per-potes ».

Fi­na­le­ment, « ça se­rait sym­pa de pour­suivre l’ex­pé­rience, même si je chan­ge­rais quelques pe­tites choses », conclue la membre du pôle mar­ke­ting « avec [son] CAP vente, ce­la [lui] fait de l’ex­pé­rience », ajoute-t-elle.

Et pour les sui­vants ? Ma­non Mal­herbe conseille cette ex­pé­rience : « Il ne faut pas se dé­mo­ti­ver et être fu­té. Il faut trou­ver les pe­tites as­tuces pour bien com­men­cer. En tout cas je la conseille, c’est vrai­ment gé­nial. Ça mo­tive pour le monde du tra­vail ».

Ma­non Mal­herbe est contente de cette ex­pé­rience.

Avec le FJT et le Syn­di­cat In­ter­com­mu­nal de ra­mas­sage et de trai­te­ment des or­dures mé­na­gères, les jeunes ont réa­li­sé une struc­ture ar­tis­tique uni­que­ment com­po­sée de dé­chêts re­cy­clables.

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