Il sauve sa fa­mille d’un in­cen­die

L'Orne Combattante (FL) - - LA UNE -

Un in­cen­die a frap­pé une mai­son de Tin­che­bray dans la nuit du 25 au 26 août der­nier.

« On a évi­té le pire », Alexandre constate l’état de sa mai­son quelques heures après qu’un in­cen­die en ait ra­va­gé l’in­té­rieur. Le Tin­che­brayen tra­vaille de nuit, à Vire, dans l’agroa­li­men­taire. « D’ha­bi­tude, je ter­mine à 5 h du ma­tin, cette nuit, il n’y avait pas grand­chose à faire, je suis ren­tré à 2 h 30 chez moi, si j’étais ren­tré à l’heure ha­bi­tuelle… ».

La mère et les trois en­fants in­toxi­qués

Le jeune homme de 23 ans ne peut ter­mi­ner sa phrase. Lors­qu’il est ren­tré, il a été frap­pé par la forte odeur de plas­tique brû­lé. C’est en ou­vrant la porte qu’il a com­pris : le sa­lon et la cui­sine étaient proie des flammes. « Je n’ai eu que le temps de crier le nom de ma femme et mes en­fants pour qu’ils des­cendent, la fu­mée avait en­va­hi l’étage ».

Il a en­suite ap­pe­lé les pom­piers, qui sont ar­ri­vés 10 mi­nutes plus tard. « Ils ont em­me­né ma fa­mille à l’hô­pi­tal, le pe­tit est tou­jours sous oxy­gène ». La ma­man et ses en­fants de 4, 2 et 1 an ont été in­toxi­qués.

Les murs de la mai­son, iso­lés avec du po­ly­sty­rène et des sols re­vê­tus de bal­la­tom ont ra­pi­de­ment brû­lé. « Je crois que le feu est par­ti du té­lé­vi­seur dans le sa­lon, ou de la prise élec­trique à cet en­droit, juste au-des­sus de cette pièce, il y a la chambre de mes en­fants ».

Le sou­tien de l’ad­jointe au maire

In­cré­dule, Alexandre fait le tour, tout est noir, sous la fu­mée. « On ne sait pas si l’on pour­ra ré­cu­pé­rer quelque chose dans nos af­faires ».

Dès 4 h du ma­tin, l’ad­jointe au maire Jo­sette Por­quet était sur place : « elle m’a as­su­ré de son sou­tien, elle a contac­té la SAGIM, c’est l’or­ga­nisme pro­prié­taire de la mai­son, nous se­rons re­lo­gés à l’hô­tel du­rant 5 jours, puis dans un ap­par­te­ment en at­ten­dant que l’on puisse re­trou­ver un lo­ge­ment. Ma femme ne veut pas re­ve­nir ici. Je ne sais pas com­ment nous al­lons faire pour les meubles et l’élec­tro­mé­na­ger ».

Quelques heures après le drame, le chien de la mai­son ne semble pas af­fec­té par ce qui s’est pas­sé. « Il a réus­si à s’échap­per, en re­vanche, le chat ne va pas bien du tout. Ce sont les pom­piers qui l’ont trou­vé. Il faut que je le sauve, c’est le chat de mon fils ».

Le feu s’est pro­ba­ble­ment pro­pa­gé de­puis le té­lé­vi­seur.

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