La mort d’un géant âgé de 150 ans

L'Orne Combattante (FL) - - FLERS ET SON PAYS -

Ce n’est ja­mais de gaie­té de coeur que l’on pro­cède à l’abat­tage d’un arbre aus­si ma­jes­tueux que le sé­quoia. C’est pour­tant ce qui s’est pro­duit mar­di 23 août au 64, rue de la 11e DB.

Pa­trick Pho­tiade, le gé­rant de la pro­prié­té, avait le coeur ser­ré en voyant les pre­mières branches tom­ber lour­de­ment sur le sol : « C’est un arbre qui avoi­sine les 150 ans et dont la hau­teur est d’en­vi­ron 40 mètres. Un ex­pert forestier était ve­nu l’an der­nier pour exa­mi­ner son état. Son ver­dict n’avait pas été né­ga­tif puis­qu’il y avait en­core beau­coup d’épines vertes. Il se trouve qu’il a sé­ché d’un seul coup, en­gen­drant des risques pour le voi­si­nage. »

La Ville de Flers a donc fait ap­pel à la so­cié­té ORN’Ela­ga­geA­bat­tage, di­ri­gée par Oli­vier Le­chat. Ce der­nier et son col­lègue ont mis à nu le tronc en moins d’1 h 30.

C’est un tra­vail qui né­ces­site beau­coup de dex­té­ri­té et de pro­fes­sion­na­lisme. Ma­nier la tron­çon­neuse à une telle hau­teur est loin d’être évident. Ce géant de la na­ture a donc vé­cu. L’« Arbre Phé­nix », comme l’ap­pe­laient les In­diens de la Sier­ra Ne­va­da, ne re­naî­tra pas de ses cendres.

Le sé­quoia est en ef­fet un arbre dit py­ro­phile, c’est-à-dire qu’en Amé­rique-du-Nord sa re­pro­duc­tion est fa­vo­ri­sée par les in­cen­dies qui pro­voquent l’ou­ver­ture de ses cônes, per­met­tant ain­si aux graines de s’échap­per.

Après l’abat­tage, il res­tait le tra­vail au sol. Au vu de la di­men­sion im­pres­sion­nante du tronc, il y avait en­core bien du bou­lot sur la planche.

L’arbre a été abat­tu avec beau­coup de pa­tience et d’at­ten­tion.

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