Des po­ta­gers pour un et des conseils pour tous

L'Orne Combattante (FL) - - BRIOUZE ET SON PAYS - E.B.D.B.

À Briouze, au bas du châ­teau d’eau les jar­dins fa­mi­liaux c’est : 31 par­celles, pas toutes oc­cu­pées, et 17 adhé­rents, avec par­fois deux par­celles. Ce pe­tit coin po­ta­ger « n’est pas que ré­ser­vé aux gens de Briouze », pré­cise Gé­rard Bou­que­rel, pré­sident de l’as­so­cia­tion des jar­dins fa­mi­liaux.

Nour­rir la re­cons­truc­tion

Toute l’his­toire com­mence en 1943, lorsque Mlle Bour­din lègue ses ter­rains et sa mai­son à la com­mune de Briouze. Au­jourd’hui, ce­la re­pré­sente les ter­rains de foot, tout le champ du châ­teau d’eau et au­tour. En 1949, l’acte ad­mi­nis­tra­tif est si­gné et la culture s’in­ten­si­fie sé­rieu­se­ment. « Au dé­but, c’était pour rendre ser­vice après la guerre », pré­cise Gé­rard Bou­que­rel.

À l’époque, il y avait « beau­coup d’ha­bi­tants dans les ci­tés, 40 mai­sons en­vi­rons » et cha­cune avait deux par­celles de po­ta­ger à cet en­droit pour as­su­rer la sub­sis­tance de sa fa­mille. Le père était ou­vrier et la mère s’oc­cu­pait des en­fants et du po­ta­ger.

En 1952, l’as­so­cia­tion des Jar­dins Fa­mi­liaux prend ra­cine et gère l’at­tri­bu­tion de pe­tits po­ta­gers à cha­cun. « Ça nous fe­ra 65 ans l’an­née pro­chaine », an­nonce le pré­sident en sou­riant.

S’oc­cu­per de son lo­pin

Pour­tant, il y a eu des hauts et des bas dans l’as­so­cia­tion… En 2008, il n’était plus que 5 ! C’est l’ad­joint Syl­vain Le­meu­nier qui dé­cide de re­lan­cer l’ini­tia­tive : « ce n’était pas fa­cile de mo­ti­ver les gens ». En ef­fet, « la pre­mière an­née on ne gagne pas d’ar­gent. Il faut ache­ter le ma­té­riel », ex­plique Gé­rard Bou­que­rel.

« Il ne faut pas se lais­ser en­va­hir par les mau­vaises herbes. Il y a suf­fi­sam­ment d’an­ciens pour don­ner des conseils. On re­garde ce que les autres font », ex­plique un des jar­di­niers. « À une jour­née prêt, le ren­de­ment peut chan­ger », ajoute Gé­rard Bou­que­rel. Pour ceux qui tra­vaillent et qui ont peu de temps, il y a des de­mi-par­celles à dis­po­si­tion.

Les po­ta­gers et leurs jar­di­niers sont « trop tri­bu­taires du mau­vais temps ». C’est pour­quoi, le pro­chain pro­jet de l’as­so­cia­tion se­rait de mettre à dis­po­si­tion une serre pour les cultures. Mais, « il faut plus d’adhé­rents », ex­plique le pré­sident de la 2e plus an­cienne as­so­cia­tion.

Les an­ciens donnent de nom­breux conseils pour jar­di­ner sa par­celle cor­rec­te­ment.

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