« Ré­pondre aux be­soins du ter­ri­toire »

L'Orne Combattante (FL) - - ENTRE BOCAGE ET SUISSE NORMANDE -

Vous ve­nez à Flers dans le cadre de la fu­sion des as­so­cia­tions Le­hu­geur Le­lièvre et Ma­rie Ange Mot­tier. Pour quelles rai­sons ?

Je viens à Flers, d’abord à l’in­vi­ta­tion d’Yves Goas­doué que je connais bien. J’ai sym­pa­thi­sé avec lui car nous étions voi­sins de banc à l’as­sem­blée na­tio­nale. J’ai éga­le­ment une par­tie de ma fa­mille qui est ori­gi­naire du Co­ten­tin. Yves m’a pro­po­sé plu­sieurs fois de ve­nir dans sa ville qui tra­vaille sur le plan du han­di­cap. J’ai pro­fi­té de la fu­sion de l’as­so­cia­tion.

Ce sont deux as­so­cia­tions qui ne gèrent pas les mêmes types de struc­ture avec beau­coup plus de lien au­jourd’hui entre le soin et le mé­di­co-so­cial. Le gou­ver­ne­ment sou­haite dé­ve­lop­per cette per­méa­bi­li­té du sa­ni­taire et du mé­di­co-so­cial et par ailleurs que les per­sonnes en si­tua­tion de han­di­cap puissent avoir la li­ber­té de choi­sir leurs condi­tions de vie au quo­ti­dien.

Cette fu­sion per­met à l’as­so­cia­tion d’être plus so­lide et per­met de pé­ren­ni­ser l’offre sur le ter­ri­toire.

L’as­so­cia­tion gère 16 éta­blis­se­ments pro­po­sant une offre glo­bale de soins et d’ac­com­pa­gne­ment de­puis la toute pe­tite en­fance jus­qu’à la fin de vie. Elle a pour pro­jet de de­ve­nir une fon­da­tion. Quels sont les avan­tages d’un tel sta­tut ?

C’est une ques­tion qu’il fau­drait plus po­ser aux res­pon­sables, mais lorsque l’on de­vient fon­da­tion ce­la per­met de dis­po­ser d’un en­ga­ge­ment fi­nan­cier ir­ré­vo­cable de la part des fon­da­teurs. Ce sta­tut per­met éga­le­ment de re­ce­voir des dons et des legs. Alors que la Haute et la Basse Nor­man­die ne font plus qu’une, pen­sez-vous que l’ac­ti­vi­té de cette fu­ture fon­da­tion peut être ame­née à se dé­ve­lop­per sur le ter­ri­toire nor­mand ?

L’ob­jec­tif du gou­ver­ne­ment c’est la qua­li­té des éta­blis­se­ments, que les ser­vices cor­res­pondent aux be­soins des gens. Elles sont libres de s’or­ga­ni­ser comme elles le sou­haitent.

Dans cette fu­sion, ces as­so­cia­tions connaissent bien le ter­ri­toire. C’est un vé­ri­table atout qui leur per­met de ré­pondre aux be­soins de ce ter­ri­toire en toute lé­gi­ti­mi­té.

La re­com­po­si­tion des offres sa­ni­taires et mé­di­co-so­ciales sou­hai­tées par le gou­ver­ne­ment pré­ser­ve­ra t- elle l’équi­libre entre les sec­teurs pu­blic, pri­vé as­so­cia­tif et pri­vé à but lu­cra­tif ?

Dans le mi­lieu du han­di­cap, les éta­blis­se­ments à but lu­cra­tif re­pré­sentent une part mi­nus­cule. Ça me va très bien, l’ac­com­pa­gne­ment des per­sonnes en si­tua­tion de han­di­cap n’est pas un com­merce, Il y a des struc­tures pu­bliques, des as­so­cia­tions gé­rées par des pa­rents, des fa­milles qui dé­fendent le droit des per­sonnes en si­tua­tion de han­di­cap. Ces as­so­cia­tions font des pro­po­si­tions, c’est ce qui fait que ce­la évo­lue très vite, et ça ré­pond au mieux aux dif­fi­cul­tés.

Il faut que les per­sonnes en si­tua­tion de han­di­cap puissent avoir un meilleur ac­cès aux soins, c’est pour ce­la qu’avec Ma­ri­sol Tou­raine, mi­nistre de la San­té, 10 000 000 € ont été al­loués pour rendre ac­ces­sible les soins.

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