Un grim­peur fait une chute de 10 m près de Clé­cy

Il es­ca­la­dait une fa­laise du Vey ce sa­me­di 3 sep­tembre avec des amis lorsque cet homme de 28 ans a fait une chute de près de 10 m.

L'Orne Combattante (FL) - - ENTRE BOCAGE ET SUISSE NORMANDE -

Le Vey.

C’est pour­tant un grim­peur « confir­mé » aux yeux des amis qui l’ac­com­pa­gnaient. Sa­me­di 3 sep­tembre, un homme de 28 ans a fait une chute de 8 à 10 m alors qu’il es­ca­la­dait une fa­laise du Vey, près de Clé­cy.

Le Pa­ri­sien, qui es­ca­la­dait ce jour-là en in­di­vi­duel et avec son propre ma­té­riel, se trou­vait à 30 m au-des­sus du sol avant de dé­vis­ser.

Une mau­vaise prise

« C’est un ac­ci­dent as­sez clas­sique », com­mente le lieu­te­nant Jour­dan, chef du centre de se­cours de Clé­cy. En cause se­lon lui, une mau­vaise prise.

Blo­qué à 15 m du sol

Blo­qué à 15 m du pied des voies, l’homme a été se­cou­ru par les sa­peurs-pom­piers de Clé­cy, le Sa­mu mais aus­si une équipe du Grimp (Grou­pe­ment d’in­ter­ven­tion en mi­lieu pé­rilleux). L’hé­li­co­ptère de la sé­cu­ri­té ci­vile de Seine-Ma­ri­time, Dra­gon 76, a éga­le­ment été en­ga­gé afin d’hé­li­treuiller la vic­time avant qu’elle ne soit hé­li­por­tée jus­qu’au CHU de Caen.

« Il ne por­tait au­cune frac­ture ou­verte mais nous sus­pec­tions des bles­sures au ni­veau des membres in­fé­rieurs et su­pé­rieurs mais aus­si au ni­veau du bas­sin. »

Hé­li­por­té jus­qu’au CHU

La se­maine der­nière, sa­me­di 27 août, un homme de 40 ans avait été griè­ve­ment bles­sé après avoir, lui aus­si, fait une chute d’une di­zaine de mètres. Pour­tant, pour le lieu­te­nant Jour­dan, le site du Vey ne peut pas être consi­dé­ré comme étant à risques.

« C’est la loi des sé­ries. Ce sont les deux pre­miers ac­ci­dents de l’an­née. » L’en­droit, très fré­quen­té, n’est « pas dif­fi­cile ».

« Bien sou­vent, les per­sonnes qui chutent sont les plus ex­pé­ri­men­tées car elles ne prennent pas for­cé­ment les pré­cau­tions né­ces­saires face à des voies pas très, très dif­fi­ciles. Les ac­ci­dents sont plus dus à un manque de vi­gi­lance. »

Pour s’es­sayer à la grim­pette, il n’est pas for­cé­ment né­ces­saire de pas­ser par un club ou une as­so­cia­tion. « Quand il y a des mo­ni­teurs de la base sur place, elles aver­tissent les per­sonnes se met­tant en dan­ger. » Ce sa­me­di, au­cun stage n’était or­ga­ni­sé sur le site. Au­cun mo­ni­teur n’était donc sur place.

Au­drey Che­val­lier

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