« Où sont les hommes ? »

À la MJC de Flers, les ef­fec­tifs sont trop fé­mi­nins. À l’in­verse de la so­cié­té, ici, les femmes sont en force et de­mandent da­van­tage d’hommes.

L'Orne Combattante (FL) - - FLERS ET SON PAYS -

C’est un peu l’exact in­verse d’une cé­lèbre chan­son de Pa­trick Ju­vet. Là où cette star de la fin des an­nées 70 chan­tait « Où sont les femmes ? », les bé­né­voles et adhé­rentes de la mai­son des jeunes et de la cul­ture de Flers dé­plorent une trop faible pro­por­tion d’hommes dans leurs rangs.

« Sur nos 1 100 adhé­rents, nous comp­tons 80 % de filles et de femmes et 20 % d’hommes. Sur 22 in­ter­ve­nants et 14 bé­né­voles, il y a 65 % de femmes et 35 % d’hommes », note Émi­lie Caillaud-Gaf­si, di­rec­trice de la MJC.

Se­lon elle, ce manque de mixi­té peut par­fois po­ser pro­blème : « Une pré­sence plus im­por­tante d’hommes dans cer­taines ac­ti­vi­tés pour­rait ap­por­ter des idées, des com­pé­tences. À titre d’exemple, ce­la per­met de faire des groupes mixtes pour cer­tains spec­tacles de fin de sai­son »

Il suf­fit de dis­cu­ter un peu dans les cou­loirs de la struc­ture pour en­tendre tout le bien que les adhé­rentes pensent de la pré­sence mas­cu­line.

« Nous fai­sons du car­dio, pas de la grosse mus­cu. Quand il y a des hommes, l’am­biance des cours n’a rien à voir. Même en pi­lates, c’est plus dé­con­trac­té. Ici, les hommes, on les chou­choute. On leur dit qu’ils ont aus­si un pé­ri­né car ils sont per­sua­dés de n’avoir que des pec­to­raux », s’amuse Florence Vau­baillon, ani­ma­trice, coach de l’ac­ti­vi­té fit­ness.

Si cer­tains cours sont bien do­tés et proche de la mixi­té, comme ceux de mu­sique, de trai­ning, de bien-être et de théâtre, d’autres manquent cruel­le­ment de mes­sieurs comme la car­dio, la danse, la cou­ture…

Quoi qu’il en soit, et mal­gré le constat de ce manque de pa­ri­té, les membres de la MJC ne perdent ja­mais leur sens de l’hu­mour. À l’image de Den­nis Van­drey, ani­ma­teur, qui dit en ri­go­lant : « Ici, c’est le ma­triar­cat ». À ses cô­tés, Jean-Yves Bo­toyiye, nou­vel ani­ma­teur char­gé des danses la­tines, du saxo et de la trom­pette, en ra­joute avec cette blague : « Ici, il y a une do­mi­na­tion fé­mi­nine. On va bien­tôt ma­ni­fes­ter » T.G.

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