Un jeune vo­lon­taire ita­lien vient en aide aux Clé­cyens

Il étu­die à Ve­nise. Pour­tant, dans le cadre d’un ser­vice ci­vique, Mar­co Bo­schet­ti a quit­té son Ita­lie na­tale pour prê­ter main-forte au co­mi­té de ju­me­lage de Clé­cy. Il in­ter­vient éga­le­ment au­près des éco­liers.

L'Orne Combattante (FL) - - SUISSE NORMANDE -

« Je suis très content d’avoir été sé­lec­tion­né pour cette mis­sion de 10 mois. Nous sou­hai­tons mettre en lien les as­so­cia­tions pour dy­na­mi­ser le vil­lage. »

Un vaste tra­vail

Der­rière ses mots, Mar­co Bo­schet­ti. Lui a 22 ans et, de­puis deux mois main­te­nant, il donne tout son temps et toute son éner­gie à la ville. C’est le co­mi­té de ju­me­lage de Clé­cySuisse nor­mande qui ac­cueille ce jeune en ser­vice ci­vique, son tout pre­mier. En pa­ral­lèle, il étu­die les langues à Ve­nise.

In­dem­ni­sé à hau­teur de 573 € par mois, il sé­journe au­jourd’hui à la mai­son de connais­sances et des échanges afin de contri­buer no­tam­ment au dé­ve­lop­pe­ment des ac­tions me­nées par le co­mi­té de ju­me­lage et de l’es­sor que prennent les échanges avec les villes par­te­naires de­puis 4 ans. Un vaste tra­vail at­tend ce jeune étu­diant qui dé­couvre ici pour la pre­mière fois la France.

« L’ins­crip­tion dans ce dis­po­si­tif consti­tue une vé­ri­table étape dans le par­cours de vie des jeunes. Cette ex­pé­rience per­met d’ac­qué­rir des sa­voir-faire et du sa­voir être qui contri­buent à un en­ri­chis­se­ment per­son­nel, cultu­rel mais aus­si pro­fes­sion­nel », ex­plique Em­ma­nuel Be­cker, le pré­sident du co­mi­té de ju­me­lage. Mar­co Bo­schet­ti s’est vu confier des mis­sions d’in­té­rêt gé­né­ral des­ti­nées à sou­te­nir l’as­so­cia­tion dans l’or­ga­ni­sa­tion de ses sé­jours et ses ac­ti­vi­tés. Et no­tam­ment dans l’op­tique de dé­ve­lop­per la par­ti­ci­pa­tion des jeunes de Clé­cy et des en­vi­rons à l’ac­tion me­née par l’as­so­cia­tion.

« Nous or­ga­ni­sons chaque an­née des échanges avec nos par­te­naires », ajoute Ge­ne­viève Bar, se­cré­taire du co­mi­té de ju­me­lage. « Si nos échanges avec nos amis An­glais sont ir­ré­gu­liers, le der­nier date d’août 2014, les sé­jours avec nos amis ita­liens sont très ré­gu­liers. Chaque an­née, nous or­ga­ni­sons un sé­jour Ju­niors à l’ac­cueil et un autre à l’en­voi ain­si qu’un sé­jour Fa­milles à l’ac­cueil et à l’en­voi éga­le­ment. Le jeune vo­lon­taire nous ai­de­ra à or­ga­ni­ser ces temps forts. »

As­sis­tant à l’école pri­maire

Mar­co Bo­schet­ti oeu­vre­ra pour la pro­mo­tion de la mo­bi­li­té eu­ro­péenne dès le plus jeune âge. En ef­fet, les échanges in­ter­na­tio­naux pro­po­sés le co­mi­té, par exemple, sen­si­bi­lisent les ha­bi­tants et no­tam­ment les en­fants et les ado­les­cents qui sou­haitent vivre une ex­pé­rience in­ter­cul­tu­relle chaque an­née.

« Des tâches pré­cises, dans des champs va­riés, lui ont été confiées. Rat­ta­ché au co­mi­té de ju­me­lage, il par­ti­cipe à la vie as­so­cia­tive au­près des ad­mi­nis­tra­teurs et des bé­né­voles mais aus­si au­près de l’école pri­maire et des Ate­liers 48, as­so­cia­tion cultu­relle et de par­tage », ajoute Mi­chel Val­lée, tré­so­rier du co­mi­té. « Le vo­lon­taire pour­ra ain­si in­ter­ve­nir éga­le­ment en ap­pui des ac­ti­vi­tés pro­po­sées dans le pro­gramme de la sai­son (ate­liers ar­tis­tiques pour en­fants, sou­tien aux bé­né­voles et pro­fes­sion­nels in­ter­ve­nants, etc.). »

De la lec­ture… dans sa langue

À l’école pri­maire, le vo­lon­taire épaule les en­sei­gnants. « Je suis une sorte d’as­sis­tant. Deux jours par se­maine, j’aide les en­fants en dif­fi­cul­té. » Dès jan­vier, il en­tend ani­mer des séances de sen­si­bi­li­sa­tion à la ci­toyen­ne­té eu­ro­péenne et par­ti­ci­per, en fonc­tion de ses com­pé­tences, à d’autres ac­ti­vi­tés telles que l’ini­tia­tion lu­dique à l’in­for­ma­tique, à la mu­sique ou en­core pro­po­ser des temps de lec­ture… dans sa langue ma­ter­nelle.

Si l’ex­pé­rience se ré­vèle en­ri­chis­sante pour le co­mi­té de ju­me­lage, les éco­liers et la mu­ni­ci­pa­li­té, elle a d’ores et dé­jà per­mis à ce jeune étu­diant de voir plus clai­re­ment de quoi se­ra fait son ave­nir. « Avant, je me voyais tra­vailler dans les re­la­tions in­ter­na­tio­nales. » Au­jourd’hui, Mar­co Bo­schet­ti s’imagine plus dans l’en­sei­gne­ment. « Peut-être en­sei­gner le fran­çais en Ita­lie ou l’ita­lien en France… » note ce­lui dont le fran­çais s’amé­liore de jour en jour. « Au dé­but, j’étais un peu per­du parce que les gens ne par­laient pas la langue que j’avais ap­prise en cours. Ils parlent pa­tois. » D’abord dé­con­te­nan­cé, il en joue do­ré­na­vant. « J’adore le mot pa­tates pour sub­sti­tuer les pommes de terre. En plus, ce­la res­semble bien plus à l’Ita­lien. »

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