La crise du bé­né­vo­lat dans les co­mi­tés

L'Orne Combattante (FL) - - ENTRE BOCAGE ET SUISSE NORMANDE -

Alors que l’ave­nir du co­mi­té des fêtes de la Lande-Pa­try est très in­cer­tain, cette si­tua­tion dif­fi­cile n’est pas in­édite. Cette forme de crise du bé­né­vo­lat touche plu­sieurs co­mi­tés des fêtes du can­ton de Flers.

Lan­di­gou. Même s’ils or­ga­nisent des animations avec « une bonne pe­tite équipe », « en s’amu­sant », les membres du co­mi­té des fêtes de Lan­di­gou manquent sou­vent de bé­né­voles. Eric Du­pont, leur pré­sident, confie : « Nous ren­con­trons ce pro­blème de­puis qu’on a re­fait le bu­reau, il y a deux ans. Par exemple, en avril, lors de la bro­cante, nous n’avons fait qu’un seul stand de sau­cisses frites faute de bé­né­voles. Nous avons quelques bé­né­voles, tout de même, mais sou­vent les gens viennent pour les animations mais pas pour ai­der. Nous avons ins­tal­lé les dé­co­ra­tions de Noël à trois ou quatre ». L’as­so­cia­tion at­tend beau­coup de l’as­sem­blée gé­né­rale pré­vue en fé­vrier pour re­cru­ter de nou­velles forces vives (toute per­sonne in­té­res­sée pour en de­ve­nir membre ac­tif peut se ren­sei­gner au 07 71 55 76 00.

La Selle-la-Forge. Au co­mi­té des fêtes de la Selle-la­Forge, la fin semble mal­heu­reu­se­ment très proche. L’as­so­cia­tion est en som­meil de­puis la dernière as­sem­blée gé­né­rale, le 22 mars 2016. Lors de cette réunion, les membres du bu­reau avaient dé­mis­sion­né. Après la faible par­ti­ci­pa­tion du pu­blic lors de la fête de la Saint-Jean, le co­mi­té des fêtes était dé­fi­ci­taire. Mais l’ar­gent n’est pas le seul su­jet d’in­quié­tudes pour l’as­so­cia­tion. « De­puis l’as­sem­blée gé­né­rale, per­sonne ne s’est dé­ci­dé à re­prendre le co­mi­té. C’est un peu dé­so­lant mais nous al­lons bien­tôt le dis­soudre », an­nonce l’an­cien pré­sident, Yves De­baize. La Cha­pelle-auMoine. De­puis 2016, le co­mi­té des fêtes de la Cha­pel­leau-Moine est « en som­meil ». Jean­nine Villette, sa pré­si­dente de­puis une tren­taine d’an­nées, ex­plique : « Nous ne sommes plus que cinq dans l’équipe. Et nous sommes des per­sonnes d’un cer­tain âge. On est un peu fa­ti­gués. On va voir ce qu’on va faire. Les gens par­ti­cipent aux animations mais ne viennent pas pour ai­der ».

Saint-Georges-desG­ro­seillers.

Mal­gré sa po­pu­la­tion plus im­por­tante que cer­taines pe­tites com­munes très ru­rales, Saint-Georges-desG­ro­seillers connaît aus­si une forme de crise du bé­né­vo­lat. C’est, en tout cas, le propos du pré­sident du co­mi­té des fêtes, Ro­ger Re­nard : « On a du mal à re­cru­ter. Étant don­né que nous avons pour règle une li­mite d’âge fixée à 70 ans, d’ici à trois ans, avec les dé­parts, on va se re­trou­ver à 14. Il n’est pas cer­tain que ça conti­nue après 2020, sauf si les gens s’in­ves­tissent. Mais les gens ne veulent pas s’in­ves­tir. Je pense que c’est une pé­riode, que c’est lié à un état d’es­prit ».

Lors de l’as­sem­blée gé­né­rale du co­mi­té des fêtes de la Sel­le­la-Forge, le 22 mars der­nier, les membres du bu­reau avaient dé­mis­sion­né.

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