Les in­ci­vi­li­tés vont-elles avoir rai­son du vivre en­semble ?

L'Orne Combattante (FL) - - FLERS ET SON PAYS -

Ven­dre­di 6 jan­vier dans la salle des fêtes de la com­mune, le maire, Vincent Beau­mont, en­tou­ré des membres de son conseil mu­ni­ci­pal, a pré­sen­té ses voeux aux ha­bi­tants.

Re­cueille­ment

Le dé­but de son dis­cours était très so­len­nel et plein de re­cueille­ment. Vincent Beau­mont a évo­qué avec émo­tion la dis­pa­ri­tion sou­daine d’Es­telle et de sa fille Adèle « lais­sant Ro­main, leurs deux fa­milles et tous leurs amis dans la peine et pour cer­tains d’entre nous, peut-être, dans l’in­di­gna­tion de­vant tant d’in­jus­tice et de souf­france ». Le maire fai­sait ré­fé­rence à la dis­pa­ri­tion de cette femme en­ceinte et de son bé­bé en dé­cembre 2016. Vincent Beau­mont a aus­si évo­qué les dif­fé­rents dis­pa­rus de l’an­née.

« Mais, au-de­là de ces drames et de ces deuils qui nous ont pro­fon­dé­ment tou­chés », a-t-il pour­sui­vi, « il nous faut nous ré­jouir de tous ces mo­ments de bon­heur par­ta­gés tout au long de cette an­née qui vient de s’écou­ler ». Ain­si, il a pas­sé en re­vue cer­taines joies de 2016 comme les fêtes de fin d’an­née. Il a van­té la « ri­chesse et la di­ver­si­té » du « tis­su as­so­cia­tif ». Il a évo­qué « l’em­bel­lis­se­ment » de la com­mune avec les vil­lages fleu­ris et les vil­lages illu­mi­nés. Ces der­niers ont d’ailleurs pro­fi­té à la com­mune puisque la Fer­rière-aux-Etangs a dé­cro­ché un nou­veau sa­pin d’or dans sa ca­té­go­rie. Il a men­tion­né les ani­ma­tions du co­mi­té qui per­met « tout au long de l’an­née » aux ha­bi­tants de par­ta­ger des mo­ments de convi­via­li­té « si im­por­tants dans ces temps plein d’in­cer­ti­tudes et de mo­ro­si­té ».

Solidarité

Vincent Beau­mont a sa­lué « la mo­bi­li­sa­tion » de quelques-uns pour « trou­ver une so­lu­tion d’hé­ber­ge­ment pé­renne » à une per­sonne qui dor­mait sous une tente dans l’aire de cam­ping.

In­ci­vi­li­tés

Puis, chan­geant de ton, Vincent Beau­mont a dé­cla­ré : « Cette solidarité n’oc­culte pas, loin s’en faut, ces in­ci­vi­li­tés de plus en plus fré­quentes, et, pour cer­taines d’entre elles, so­nores ». Lis­tant ces in­ci­vi­li­tés, Vincent Beau­mont a par­lé de dé­pôts d’or­dures sau­vages, d’er­reurs de tri, de jar­dins qui ne sont plus en­tre­te­nus, de pan­neaux de si­gna­li­sa­tion van­da­li­sés. Le clou de ce pas­sage un peu ferme concer­nait les « pé­ta­rades » des « bé­canes » qui n’ont « d’autre but que de pro­vo­quer nos conci­toyens, jusque par­fois tard dans la nuit, créant ain­si un cli­mat de plus en plus mal­sain et dé­lé­tère ». Vincent Beau­mont a pour­sui­vi en ex­pli­quant : « Comme un cer­tain nombre d’entre vous, je reste convain­cu que nous pour­rons conte­nir par­tie de ces in­ci­vi­li­tés, si nous ces­sons et si nous sa­vons ins­tau­rer un dia­logue entre nous ». Vincent Beau­mont a dit vou­loir être « ferme dans le contrat d’ob­jec­tifs » qui doit être dé­fi­ni « dans les pro­chaines se­maines avec ces jeunes ». Ci­tant la phrase la plus cé­lèbre mais la plus gal­vau­dée de Mi­chel Ro­card, Vincent Beau­mont a dit : « Nous ne pou­vons pas hé­ber­ger toute la mi­sère du monde ». Là, le maire fai­sait ré­fé­rence à la théo­rie qui vou­drait que ces in­ci­vi­li­tés soient cau­sées en grande par­tie par des jeunes qui ne vien­draient pas de la com­mune. Ce qui lui a fait conclure par ce propos : « Nous aus­si, à notre ni­veau, nous n’avons pas pour mission d’ac­cueillir tous les jeunes du bo­cage ! »

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