Son ta­lus ab­ba­tu la rend en co­lère

L'Orne Combattante (FL) - - BRIOUZE ET SON PAYS - M.T.

Si­mone Bou­lant, 71 ans, est en co­lère. Cette an­cienne agri­cul­trice ha­bite la Saus­saie à Sainte-Op­por­tune. Fin 2016, un voi­sin, lui aus­si agri­cul­teur, a ab­ba­tu son ta­lus dans un champ.

D’après elle, elle avait « jus­qu’au 25 fé­vrier pour abattre les haies et re­vendre les arbres sauf que le pro­prié­taire du champ a pris les de­vants ».

De­puis l’amé­na­ge­ment fon­cier dû à la 2X2 voies, le pay­sage entre Flers et Ar­gen­tan su­bit de pro­fonds chan­ge­ments.

« Nous avions l’ordre de ne pas tou­cher aux bois. Mais dé­but dé­cembre, tout se pré­ci­pite, nous ap­pre­nons via les réunions pu­bliques sur l’avan­ce­ment de la 2X2 voies que nous avons jus­qu’à fin fé­vrier pour cou­per les haies nous ap­par­te­nant », pour­suit Si­mone.

Alors fin dé­cembre, quand elle a vou­lu al­ler sur place voir la haie dans le but d’es­ti­mer la quan­ti­té à ré­cu­pé­rer, le ta­lus était ab­ba­tu.

Le voi­sin agri­cul­teur était en train de tout brû­ler. « Heu­reu­se­ment que mon fils et ne­veu sont in­ter­ve­nus. Ce voi­sin ne vou­lait pas du bois. Il vou­lait tout ré­duire en cendres. »

« Nous sommes en­trés en pos­ses­sion du champ après les der­nières ré­coltes. Nous sommes en plein re­mem­bre­ment avec la 2X2 voies et nous avons l’obli­ga­tion de mettre le ter­rain propre. De plus, nous avions des condi­tions cli­ma­tiques fa­vo­rables », ré­pond Mi­chel De­nis, agri­cul­teur dont les en­fants sont pro­prié­taires du champ.

Si­mone Bou­lant re­grette que l’agri­cul­teur ne l’ait pas pré­ve­nu. « J’ha­bite de­puis 50 ans ici. Je pense qu’on pro­fite de moi, je suis une per­sonne vul­né­rable de­puis que j’ai per­du mon ma­ri en août der­nier. »

L’ha­bi­tante de Sainte-Op­por­tune va plus loin et s’in­ter­roge : « On était dans les temps pour dé­blayer les haies alors pour­quoi se pré­ci­pi­ter ? J’ai de la fa­mille qui se chauffe au bois et au­rait pu ré­cu­pé­rer les arbres. On nous parle de res­pect de la na­ture mais des agri­cul­teurs peu scru­pu­leux n’hé­sitent pas à tout ré­duire en cendres. »

« Je suis vul­né­rable »

De­puis l’amé­na­ge­ment fon­cier dû à la 2X2 voies, le pay­sage entre Flers et Ar­gen­tan su­bit de pro­fonds chan­ge­ments.

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