Paul Chan­de­lier à la tête des 51 com­munes pour 1 voix

Avec un seul can­di­dat dé­cla­ré, tout sem­blait joué d’avance. Jeu­di 5 jan­vier, les élus des com­mu­nau­tés de com­munes fu­sion­née Cin­gal-Suisse nor­mande ont élu leur pré­sident. Face à Fran­çois Ber­nard, Paul Chan­de­lier est pas­sé, in ex­tre­mis.

L'Orne Combattante (FL) - - SUISSE NORMANDE -

Thu­ry-Har­court.

Jus­qu’à la der­nière mi­nute, Paul Chan­de­lier au­ra été le seul can­di­dat dé­cla­ré… sans pour au­tant réel­le­ment faire cam­pagne.

Deux can­di­dats

Jeu­di 5 jan­vier, dès 19 h, les conseillers des com­mu­nau­tés de com­munes réuni­fiées Cin­gal-Suisse nor­mande s’étaient mas­sés, salle Grin­gore à Thu­ryHar­court. À l’ordre du jour de cette toute pre­mière réu­nion : l’élec­tion du pré­sident et des vice-pré­si­dents. Un ordre du jour épui­sé vers 3 h du ma­tin.

Fi­na­le­ment, face à Paul Chan­de­lier, pré­sident de la com­mu­nau­té de com­munes de la Suisse nor­mande, le pré­sident du Cin­gal : Fran­çois Ber­nard. « Nos deux can­di­da­tures sont lé­gi­times. Ce n’est pas dra­ma­tique, juste dé­mo­cra­tique », a no­té Fran­çois Bes­nard, dans son dis­cours.

Un score ser­ré

Et le sus­pens au­ra du­ré jus­qu’à la der­nière se­conde, jus­qu’à l’ou­ver­ture de la der­nière en­ve­loppe. Sur 66 vo­tants, 32 se sont pro­non­cés en fa­veur de Fran­çois Bes­nard, 33 pour la can­di­da­ture de Paul Chan­de­lier et un a vo­té blanc. Un score très ser­ré et un tout pre­mier pré­sident pour la com­mu­nau­té de com­munes Cin­gal-Suisse nor­mande : Paul Chan­de­lier.

Avant le vote, les deux as­pi­rants à la pré­si­dence avaient tour à tour pris la pa­role.

À l’aise dans l’exer­cice, Paul Chan­de­lier lan­çait les hos­ti­li­tés : « J’ai d’em­blée dé­ci­dé d’adhé­rer quand la dé­ci­sion a été prise de re­grou­per les com­mu­nau­tés de com­munes. Pour avoir connu le fonc­tion­ne­ment de la Suisse nor­mande de­puis ses dé­buts, il y a 20 ans, je m’aper­çois que c’est un ou­til qui per­met, pour nos po­pu­la­tions, un dé­ve­lop­pe­ment plus or­ga­ni­sé, plus fort ». Un en­semble dans le­quel « toutes les com­munes se re­trouvent », où toutes sont « à éga­li­té ». « La voix de chaque maire a la même im­por­tance », avait in­sis­té Paul Chan­de­lier no­tant au pas­sage la mise en place de syn­di­cats pour la voi­rie, le sco­laire, les or­dures mé­na­gères… « Au-de­là de ces mis­sions clas­siques, tra­di­tion­nelles, ce­la doit dé­bou­cher sur autre chose. Nous de­vons faire plus ; agir pour le dé­ve­lop­pe­ment éco­no­mique. »

Pour Paul Chan­de­lier : « Toute cette éco­no­mie, il faut la consi­dé­rer comme étant la prio­ri­té ».

Ses ob­jec­tifs à long terme : of­frir de l’em­ploi à la po­pu­la­tion pour dé­ve­lop­per en­suite les po­li­tiques en ma­tière de lo­ge­ments, de tran­si­tion éner­gé­tique, de ser­vices, la pe­tite en­fance, la jeu­nesse.

« Tout ce­la si nous vou­lons que les fa­milles res­tent sur notre ter­ri­toire. […] Notre ter­ri­toire ne doit faire qu’un. »

Deux pro­jets

Au terme de six mi­nutes de dis­cours, l’as­sem­blée était res­tée si­len­cieuse. Fran­çois Bes­nard s’était alors prê­té à l’exer­cice. « Ma can­di­da­ture est une can­di­da­ture de pro­jet, un pro­jet simple et am­bi­tieux, pre­nant en compte nos deux vé­cus », avait-il lu s’en­ga­geant, en cas d’élec­tion, à res­pec­ter la charte et les dé­ci­sions sur les­quelles un consen­sus a été trou­vé.

Outre la maî­trise des dé­penses, dans sa prise de pa­role, l’élu avait sur­tout abor­dé les ques­tions d’or­ga­ni­sa­tion. « Nous se­rons le plus souple pos­sible dans la re­pré­sen­ta­tion des com­munes. » Pour plus de sou­plesse donc, Fran­çois Bes­nard pro­po­sait que les élus non com­mu­nau­taires prennent part au dé­bat, lors des com­mis­sions.

« Les trois an­nées qui viennent vont être ca­pi­tales car riche d’échanges. […] Vous se­rez les ac­teurs de la construc­tion de notre nou­velle com­mu­nau­té de com­munes », avait-il no­té évo­quant le sco­laire : « Je le dis avec beau­coup de calme mais avec fer­me­té, dans le cadre d’une fu­sion, on ne peut pas com­men­cer par re­ti­rer à une col­lec­ti­vi­té l’or­ga­ni­sa­tion de sa com­pé­tence his­to­rique. C’est l’uni­té de notre nou­velle struc­ture qui est en jeu. »

Fran­çois Ber­nard, pré­sident de la com­mu­nau­té de com­munes du Cin­gal, can­di­dat à la pré­si­dence de l’in­ter­com­mu­na­li­té fu­sion­née, lors de l’élec­tion du pré­sident, jeu­di 5 jan­vier.

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