Jean-Claude Ver­rier in­ta­ris­sable sur sa com­mune

Jean-Claude Ver­rier est une per­son­na­li­té in­con­tour­nable dans la com­mune de Pont-d’Ouilly où ses centres d’in­té­rêt sont va­riables. Le quin­qua­gé­naire en est même de­ve­nu le ré­fé­rent. En­tre­tien.

L'Orne Combattante (FL) - - SUISSE NORMANDE -

Vous êtes tou­jours pré­sent dans la vie quo­ti­dienne de la com­mune, via la pa­roisse, le sport et d’autres ac­ti­vi­tés. Est-ce que ça res­semble à de la gé­né­ro­si­té, de l’ab­né­ga­tion ou bien à l’en­ri­chis­se­ment d’une col­lec­tion en­ta­mée par des aïeux ?

Il faut sim­ple­ment avoir de la bonne vo­lon­té pour faire mar­cher les choses. J’es­saye de dé­ve­lop­per la vie dans la com­mune, de main­te­nir des cou­tumes, trans­mettre et com­mu­ni­quer. En ce qui concerne la pêche, j’ai suc­cé­dé à mon oncle Mau­rice Bu­quet. Du cô­té de la pa­roisse, mon éducation dans une fa­mille ca­tho­lique pra­ti­quante et le be­soin de main­te­nir les tra­di­tions me donnent l’en­vie de contri­buer à son évo­lu­tion. Pour SaintRoch, je suis plus at­ta­ché aux cou­tumes qu’à l’as­pect re­li­gieux du pè­le­ri­nage. De la gé­né­ro­si­té, « non », j’ai du temps à consa­crer pour mes ac­ti­vi­tés puisque je n’ai pas de femme, ni d’en­fant. J’ai seule­ment de la bonne vo­lon­té, l’en­vie de bien faire et de par­ta­ger. Qu’est-ce qui vous a ame­né à écrire deux livres sur la vie de Pont-d’Ouilly ?

De­puis long­temps, ma fa­mille, mon père, mes oncles ont eu un vif in­té­rêt pour la photo, les cartes pos­tales, les do­cu­ments d’his­toire, la con­ser­va­tion des ar­ticles de presse. J’étais dans un en­vi­ron­ne­ment de conser­va­teur. En 1997, le cin­quan­te­naire de la com­mune m’a pous­sé à faire ce pre­mier livre. J’ai eu en­vie de faire quelque chose, par­ta­ger toute cette bi­blio­thèque em­ma­ga­si­née de­puis long­temps. J’ai pas­sé beau­coup de temps à la réa­li­sa­tion du deuxième livre. En fait, il a com­men­cé avant le pre­mier. Dès 1991, je l’avais com­men­cé, j’ai fait beau­coup de re­cherches dans les mé­dia­thèques, aux archives et dans le re­cueil fa­mi­lial de mon père et de mes deux oncles. Je dis­po­sais de tous les élé­ments né­ces­saires de­puis la se­conde guerre mon­diale, j’avais en­vie de pu­blier. L’his­toire, c’est de la pas­sion. Est-ce dans vos gènes d’être le col­lec­tion­neur des évé­ne­ments de Pontd’Ouilly et des en­vi­rons ?

Oui, seule­ment sur Pontd’Ouilly. C’est en­cré dans la tra­di­tion fa­mi­liale. Je cherche à ac­qué­rir de nou­velles choses. Ce­la re­pré­sente 40 an­nées à cher­cher, col­lec­tion­ner, em­ma­ga­si­ner. De­ve­nir le ré­fé­rent, dans une com­mune, lors­qu’on est seule­ment quin­qua­gé­naire, qu’est-ce que ça fait ?

Ré­fé­rent par les livres, mes dif­fé­rentes col­lec­tions, mes tra­vaux per­son­nels, c’est un peu lourd à por­ter. Il n’y a peut-être plus beau­coup de monde à le sa­voir mais avoir écrit deux livres me per­met d’as­su­mer cette res­pon­sa­bi­li­té sans risque de fausse in­for­ma­tion. Je n’ai au­cune fier­té par­ti­cu­lière, c’est l’abou­tis­se­ment d’une pas­sion. Avez-vous des pro­jets en cours ?

Un pro­jet en cours, non, mais à la suite du deuxième livre, j’ai créé un site in­ter­net que je fais vivre ré­gu­liè­re­ment, tou­jours dans le but de faire connaître la com­mune et par­ta­ger mes dé­cou­vertes. Tout ce que vous en­tre­pre­nez, ce­la re­pré­sente com­bien de temps pas­sé ?

Pour le deuxième livre, ce­la a du­ré douze ans. J’y ai pas­sé tout mon temps libre. Main­te­nant, la vie du site, les photos, les ar­ticles à pré­pa­rer, heu­reu­se­ment, il y a le nu­mé­rique qui per­met de rac­cour­cir les dé­lais. Je re­porte tous les évé­ne­ments de la com­mune. C’est dif­fi­cile d’éva­luer le temps pas­sé, c’est presque quo­ti­dien. Je ne me suis ja­mais po­sé la ques­tion.

Jean-Claude Ver­rier, ama­teur d’his­toire, au­près du pont de Pont-d’Ouilly.

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