SOS mé­de­cin

De­puis le dé­part du mé­de­cin es­pa­gnol, le ca­bi­net mé­di­cal d’Athis ne dis­pose plus que d’un seul mé­de­cin.

L'Orne Combattante (FL) - - LA UNE -

Athis-de-l’Orne.

De­puis le dé­part du Dr Jorge Quer Ra­mi­ro, à la fin de l’été, il ne reste plus qu’un seul mé­de­cin ins­tal­lé dans le ca­bi­net mé­di­cal de la com­mune, le Dr Phi­lippe Gi­lain. Ac­tuel­le­ment, au­cun rem­pla­çant n’est an­non­cé.

La ce­lule d’ur­gence du conseil dé­par­te­men­tal de l’Orne a pris le dos­sier en main mais au­cune so­lu­tion ne pointe à l’ho­ri­zon pour le mo­ment.

Le maire de la com­mune, Alain Lange suit l’af­faire de près mais reste très pru­dent.

« Je laisse la cel­lule du dé­par­te­ment me­ner son ac­tion. En ac­cord avec le mé­de­cin d’Athis, je se­rais à l’écoute des de­mandes et fa­ci­li­ta­teur pour avan­cer dans ce dos­sier, mais fort de l’ex­pé­rience pré­cé­dente, je se­rais plus pru­dent. »

En ce qui concerne la cel­lule d’ur­gence du conseil dé­par­te­men­tal de l’Orne, Phi­lippe Se­naux, conseiller dé­par­te­men­tal du can­ton, conti­nue ses ac­tions pour trou­ver un mé­de­cin pour Athis.

« Avec ma co­lis­tière Ma­rieF­ran­çoise Frouel, nous me­nons des re­cherches au ni­veau can­to­nal avec les maires pour trou­ver une so­lu­tion. Au sein de la cel­lule d’ur­gence, une conven­tion a été si­gnée avec un or­ga­nisme de re­cherche qui tra­vaille avec la fi­lière es­pa­gnole. Nous avons eu la vi­site de huit mé­de­cins es­pa­gnols mais il semble que ces der­niers soient très de­man­deurs des avan­tages que nous pou­vons leur four­nir en ma­tière de gra­tui­té de lo­ge­ment et ce­la nous met mal à l’aise sur le plan fi­nan­cier. Par ailleurs, ils ne semblent pas in­té­res­sés pour res­ter en poste très long­temps et nous n’avons pas don­né de suite fa­vo­rable. L’idéal se­rait d’ac­cueillir un jeune mé­de­cin fran­çais et, de ce cô­té, il y a beau­coup de jeunes femmes ce qui n’est pas sans po­ser par­fois un pro­blème au ni­veau du couple et ce­la bloque leur ins­tal­la­tion. »

Pour l’heure, la si­tua­tion à Athis n’est tou­jours pas ré­so­lue et les pa­tients sont obli­gés d’al­ler à Flers, Pont-d’Ouilly, Briouze et même à Con­dé-sur-Noi­reau.

Alain Lange, maire d’Athis-Val-de-Rouvre, se montre très pru­dent en ma­tière d’ins­tal­la­tion d’un nou­veau mé­de­cin dans le ca­bi­net mé­di­cal (Archives).

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