Vers une di­rec­tion com­mune entre La Fer­té, Vire, Dom­front et Flers

L'Orne Combattante (FL) - - BOCAGE SUISSE NORMANDE -

Jeu­di 12 jan­vier, Claude Wet­ta, di­rec­teur du centre hos­pi­ta­lier de Flers a adres­sé ses der­niers voeux au per­son­nel. Ce­lui, qui quitte l’éta­blis­se­ment en juillet, a rap­pe­lé le rôle pi­vot de l’éta­blis­se­ment.

Claude Wet­ta a pré­sen­té pour la der­nière fois ses voeux au per­son­nel du centre hos­pi­ta­lier de Flers. Il part en re­traite en juillet pro­chain. L’oc­ca­sion pour lui d’évo­quer les pers­pec­tives de l’éta­blis­se­ment qui s’ins­crit au­jourd’hui dans un re­grou­pe­ment avec les autres hô­pi­taux de Vire, la Fer­té et Dom­front. « Il de­vra per­mettre une vi­sion plus élar­gie et co­or­don­née dans la prise en charge des pa­tients et la ma­nière de gou­ver­ner nos struc­tures ». Claude Wet­ta a bien sûr rap­pe­lé le contexte bud­gé­taire dif­fi­cile et la né­ces­si­té « de don­ner confiance aux banques pour pou­voir em­prun­ter ». Car l’hô­pi­tal flé­rien comme beau­coup d’autres souffrent d’un dé­fi­cit chro­nique. Se­lon le di­rec­teur les ef­forts « se­ront por­teurs de per­fec­tion­ne­ment dans notre pro­duc­tive, notre ca­pa­ci­té à am­pli­fier l’ac­ti­vi­té, donc les re­cettes et par voie de consé­quence notre ca­pa­ci­té d’au­to­fi­nan­ce­ment de l’in­ves­tis­se­ment ».

Le fu­tur re­trai­té a éga­le­ment évo­qué la pour­suite des tra­vaux de la barre Mo­nod qui se pour­sui­vront en 2017 avant de sa­luer le per­son­nel.

À l’heure de prendre la pa­role, le dé­pu­té-maire de flers, pré­sident du con­seil de sur­veillance a pré­ve­nu. « Je ne vais pas mâ­cher mes mots ». Dans le vi­seur de l’élu, l’Agence ré­gio­nale de san­té, no­tam­ment mais pas uni­que­ment. « Je pré­fère avoir un centre hos­pi­ta­lier avec une ma­ter­ni­té, je pré­fère avoir un centre hos­pi­ta­lier avec un ser­vice de néo na­ta­lo­gie, je pré­fère avoir un centre hos­pi­ta­lier où on opère les gens, avec un ser­vice de ré­ani­ma­tion… C’est le ré­sul­tat de notre tra­vail com­mun sur 10-15 ans. » Yves Goas­doué re­grette le re­tard pris dans le dos­sier de créa­tion d’un pla­teau ima­ge­rie, avec l’ar­ri­vée d’un se­cond IRM. « On y a mis de la bonne vo­lon­té. J’ai dit à l’ARS que nous avions l’ar­gent. Et il n’y a pas eu de dé­ci­sion. Ce re­tard à l’al­lu­mage a fait en sorte que la voi­ture cale mais on va la re­dé­mar­rer » pré­vient l’élu qui doit évo­quer ce su­jet avec la nou­velle di­rec­trice ré­gio­nale cette se­maine. « La bonne nou­velle quand même, c’est que le GHT (grou­pe­ment hos­pi­ta­lier de ter­ri­toires qui re­groupe Flers, Vire et le CHIC des An­daines) s’est for­mé telle que géo­gra­phi­que­ment nous l’avions ima­gi­né. On va faire de belles choses, mais il faut que les pré­si­dents de con­seil de sur­veillance s’en­tendent, que les pré­si­dents des com­mis­sions mé­di­cales s’en­tendent. » Yves Goas­doué ap­pelle éga­le­ment à ce que des dé­ci­sions soient prises de la part de l’au­to­ri­té de tu­telle no­tam­ment en ma­tière de res­tau­ra­tion et sur le la­bo­ra­toire.

Je ne vais pas mâ­cher mes mots

Trou­ver la perle rare

« Il y au­ra une pro­po­si­tion de di­rec­tion com­mune des 3 éta­blis­se­ments. Je n’y suis pas op­po­sé à la condi­tion de sa­voir quelles orien­ta­tions se­ront prises et de trou­ver la femme ou l’homme en ca­pa­ci­té de me­ner cet en­semble de plus de 2000 per­sonnes ».

« Il va fal­loir trou­ver la perle rare pour prendre les com­mandes » pré­vient le sous­pré­fet d’Ar­gen­tan, Pas­cal Vion qui, s’il l’avait pu, ce se­rait bien vu can­di­dat.

L.L.

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