Beau­coup de ques­tions et aus­si des ré­ponses

Sa­me­di 14 jan­vier, Clau­dine Etienne, a pré­sen­té ses voeux ac­com­pa­gnée d’Alain Lange, maire d’Athis-Val-de-Rouvre et d’Yves Goas­doué, pré­sident de Flers Ag­glo.

L'Orne Combattante (FL) - - ATHIS -

Sé­grie-Fon­taine.

Clau­dine Etienne a ac­cueilli les ha­bi­tants et dé­cla­ré que « la com­mune nou­velle était le pa­ri d’il y a un an. On était pré­cur­seur et l’Orne re­pré­sente en­core un mo­dèle. Au­jourd’hui, si on de­vait se re­po­si­tion­ner, les élus vou­draient tous conti­nuer. C’était une bonne dé­ci­sion et c’est une réus­site. »

Puis elle a in­vi­té l’as­sem­blée à po­ser des ques­tions.

- Les bud­gets pour chaque com­mune, sont-ils en fonc­tion de la taille de la com­mune ?

Alain Lange : Les pro­messes faites par les élus pour leur com­mune, doivent être réa­li­sées. Athis re­pré­sente 70 % du bud­get, mais les pro­por­tions tiennent du bon sens, sui­vant les prio­ri­tés. Le bon sens prime.

- L’an­cien bar de la com­mune a été ac­quis par Athis Val de Rouvre pour 32 000 €, mais avez-vous pré­vu de le ré­no­ver, parce qu’il y a des tra­vaux ur­gents à faire ?

Alain Lange : Des chif­frages ont été faits. Le bâ­ti­ment en lui­même ne vaut rien, il fau­drait qu’il soit ra­sé, il est en trop mau­vais état. - Et la li­cence IV ? Clau­dine Etienne : Elle reste com­mu­nale, nous l’avions ra­che­tée au dé­part de l’an­cien pro­prié­taire.

Clau­dine Etienne a in­for­mé que l’an­cienne bou­lan­ge­rie était ven­due à un écri­vain pour en faire un sa­lon de thé, bro­cante et gîte pour han­di­ca­pés. Con­cer­nant le Châ­teau Pel­le­rin, « c’est du do­maine pri­vé, il se­ra mis en vente pro­chai­ne­ment. »

Adhé­sion à Flers Ag­glo

Elle a en­suite rap­pe­lé que de­puis le 1er jan­vier der­nier, la Com­mu­nau­té de com­munes du Bo­cage Athi­sien « n’existe plus. Nous sommes rat­ta­chés à Flers Ag­glo qui com­prend 42 com­munes, 55 000 ha­bi­tants et 78 dé­lé­gués, dont 8 d’Athis Val de Rouvre. »

Yves Goas­doué : En ef­fet, le 1er jan­vier, au bout d’un long tra­vail com­men­cé il y a deux ans, la Cdc du Bo­cage Athi­sien a ces­sé de vivre et les com­munes, in­dé­pen­dantes, se sont rat­ta­chées à Flers Ag­glo. Son pé­ri­mètre est ce­lui d’avant avec en plus, l’en­semble de l’an­cienne Cdc du Bo­cage Athi­sien, une par­tie de l’an­cienne Cdc de Briouze, une par­tie des com­munes du Pays Fer­tois et la com­mune nou­velle de La Fer­té-Ma­cé. À quoi ça sert ? Ame­ner l’eau, elle se­ra un peu moins chère pour une eau de qua­li­té. La pe­tite en­fance, Flers Ag­glo gère les crèches et co­or­donne les centres de loi­sirs et les sub­ven­tionne. Son mé­tier cen­tral est le dé­ve­lop­pe­ment éco­no­mique et l’amé­na­ge­ment du ter­ri­toire.

Flers Ag­glo ayant la com­pé­tence du tou­risme, Yves Goas­doué a in­for­mé que La Roche d’Oëtre en dé­pen­dait, ain­si qu’une par­tie de la Mai­son de l’Eau et de la Ri­vière, « ce ter­ri­toire a énor­mé­ment d’atout et il doit se rat­ta­cher à la Suisse Nor­mande. Nous al­lons re­tra­vailler sur les sy­ner­gies entre la Mai­son de l’Eau et de la Ri­vière, la Roche d’Oëtre et les che­mins de ran­don­nées, avec quatre points d’in­for­ma­tion tou­ris­tique, Fers, La Roche d’Oëtre, Briouze et La Fer­té-Ma­cé. »

Pour le dé­ve­lop­pe­ment éco­no­mique, il a dé­cla­ré que « jeu­di 12 jan­vier nous avons ins­tal­lé le con­seil de la nou­velle Flers Ag­glo dans l’am­phi­théâtre de l’Ensi de Caen, école d’in­gé­nieurs ins­tal­lée à Ca­li­gny. Sur le site, il y a 10 ans, il n’y avait que des champs, main­te­nant il y a 1 500 em­plois et 250 in­gé­nieurs qui y tra­vaillent. C’est ce­la le tra­vail de Flers Ag­glo. Elle le fe­ra par­tout où c’est né­ces­saire, par­tout où il y au­ra des op­por­tu­ni­tés. Il n’y a plus au­cune im­por­tance à ce que l’en­tre­prise s’ins­talle à Athis, à Briouze, à La Fer­té-Ma­cé, à Ca­li­gny ou Flers, de toute fa­çon, c’est du dé­ve­lop­pe­ment ter­ri­to­rial, et les fruits de ce dé­ve­lop­pe­ment tom­be­ront dans le même bud­get. C’est ce­la qui fait notre force. »

Pour la ré­par­ti­tion des com­pé­tences, Yves Goas­doué a sou­li­gné que « j’ai re­fu­sé de gé­rer la proxi­mi­té, la quo­ti­dien­ne­té. On doit faire les grands pro­jets, mais pas la ges­tion quo­ti­dienne. Les écoles res­te­ront dans les com­munes. Les villes ne peuvent te­nir que si le tis­su ru­ral reste ac­tif. Les voi­ries aus­si, les con­seils mu­ni­ci­paux savent les gé­rer. Après, au ni­veau de Flers Ag­glo, nous fe­rons les ap­pels d’offres pour ti­rer les prix pour les com­munes. On ne vien­dra pas s’in­gé­rer dans la ges­tion ni se sub­sti­tuer au maire de la com­mune. On fait ce que les com­munes ne peuvent pas faire. »

En ma­tière cultu­relle, Yves Goas­doué a dit être frap­pé par la ma­nière « dont vous vous êtes dé­brouillés sur ce ter­ri­toire. Vous pour­rez bé­né­fi­cier des équi­pe­ments spor­tifs de Flers Ag­glo, le centre aqua­tique Cap­fl’o, le stade de rugby, le swing golf de La Fer­té-Ma­cé. »

Il a éga­le­ment évo­qué le trans­port à la de­mande, « sur un simple coup de fil, vous pour­rez al­ler le len­de­main, sur tout le ter­ri­toire de Flers Ag­glo, pour n’im­porte quelle rai­son, pour le prix d’un ti­cket de bus. »

Rien sans proxi­mi­té

Il a conclu en dé­cla­rant qu’il va « nous fal­loir faire com­prendre aux po­pu­la­tions ce qui se passe et ils ne le com­pren­dront que lorsque cha­cun ver­ra les réa­li­sa­tions de Flers Ag­glo dans leur com­mune. »

Ya­nik Sou­bien, dans le pu­blic, est in­ter­ve­nu : « Dans les pro­pos que j’ai en­ten­dus, il y a eu de vrais dé­bats, de vrais pro­jets. Il ne se pas­se­ra rien sans proxi­mi­té. Com­ment Flers Ag­glo ap­pré­hende l’ac­cès aux soins ? »

Yves Goas­doué : La san­té est une com­pé­tence que Flers Ag­glo vient de prendre. Qu’est-ce que l’offre de san­té sur Flers Ag­glo ? Le GHP (grou­pe­ment hos­pi­ta­lier) de Flers, Vire et La Fer­té-Ma­cé. De­main, l’offre de san­té est notre ca­pa­ci­té en ma­tière de ma­ter­ni­té, chi­rur­gie, ré­ani­ma­tion, car­dio­lo­gie, rhu­ma­to­lo­gie et l’en­semble des spé­cia­li­tés. Nous sommes po­si­tion­nés, mais l’ARS n’a pas pris les bonnes dé­ci­sions au bon mo­ment. En ima­ge­rie mé­di­cale, on est en train de ra­ter les op­por­tu­ni­tés, l’hô­pi­tal de ré­fé­rence est Flers, il faut ar­rê­ter la guerre, ce­la re­pré­sente plus de 2 000 sa­la­riés.

Pour la mai­son mé­di­cale d’Athis, c’est du do­maine pri­vé.

- Qu’en est-il du dé­ve­lop­pe­ment du ré­seau in­ter­net ?

Yves Goas­doué : c’est le dé­par­te­ment qui en a la com­pé­tence et fi­nance pour pou­voir ame­ner la fibre aux sous-ré­par­ti­teurs. Pour al­ler plus vite, Flers Ag­glo en pren­dra la moi­tié en charge. Mais la fibre ar­ri­ve­ra aux sous-ré­par­ti­teurs. Le seul en­droit où ce­la ar­rive dans chaque mai­son, c’est Flers ville.

Les ques­tions étant ter­mi­nées, Clau­dine Etienne est re­ve­nue sur les pré­oc­cu­pa­tions de la com­mune.

Ben­ja­min Po­tel, pré­sident du Foyer Laïque, a évo­qué les sou­cis du club de foot­ball sur la qua­li­té du ter­rain et l’éclai­rage. Clau­dine Etienne a in­for­mé qu’un de­vis de 4 000 € était en cours pour l’éclai­rage. « L’ad­mi­nis­tra­tion nous oblige à avoir des noms de rues, nous y avons ré­flé­chi et nous at­ten­dons vos re­marques à la mai­rie. »

Elle a re­mer­cié les dif­fé­rentes as­so­cia­tions qui « res­serrent le lien so­cial du vil­lage. Mer­ci aux bé­né­voles de la mé­dia­thèque et mer­ci aus­si aux com­mer­çants, faites leur confiance. »

Clau­dine Etienne a conclu en aver­tis­sant que le re­pas an­nuel des plus de 65 ans, au­ra lieu, di­manche 26 fé­vrier.

Les fruits du dé­ve­lop­pe­ment éco­no­mique

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