Le sort de l’an­cienne fa­brique à chaus­sures Moche bien­tôt scel­lé ?

Avec la tem­pête du 12 jan­vier, l’an­cienne usine à Chaus­sures Moche re­fait par­ler d’elle. En toile de fond, le conflit entre la Cdc du Pays fer­tois et la Ville de La Fer­té.

L'Orne Combattante (FL) - - LA FERTÉ -

Fer­mée de­puis près d’une quin­zaine d’an­nées, suite à une li­qui­da­tion ju­di­ciaire, l’an­cienne usine à chaus­sures Moche, Cour Chau­vière, a été vic­time du gros coup de vent du 12 jan­vier der­nier (voir en pages faits di­vers). Une par­tie de sa toi­ture s’est en­vo­lée et a en­dom­ma­gé plu­sieurs ha­bi­ta­tions.

Ce si­nistre amène une ques­tion : à qui ap­par­tient cette friche in­dus­trielle ? Comme plu­sieurs autres bâ­ti­ments, cette an­cienne usine fai­sait par­tie des su­jets de dis­cordes entre La Fer­té-Ma­cé et le Pays fer­tois, quand la Ville a dé­ci­dé de quit­ter la Cdc en 2009 (sor­tie ef­fec­tive en avril 2011). « Quand ce bien avait été mis en vente en 2007, nous avions sou­hai­té exer­cer notre droit de pré­emp­tion, mais une autre per­sonne s’est po­si­tion­née et a fait un re­cours » ex­plique Da­niel Miette, pré­sident de la Cdc du Pays fer­tois.

Prise en charge

Alors que la pro­cé­dure ju­di­ciaire était en­core en cours, est ar­ri­vé le dé­part de La Fer­téMa­cé. « Dans l’ar­rê­té pré­fec­to­ral du 29 mars 2011 re­la­tif aux condi­tions fi­nan­cières et pa­tri­mo­niales de ce re­trait, les im­meubles consti­tués par les an­ciens Eta­blis­se­ments Moche étaient at­tri­bués à la Ville de La Fer­té » in­dique Da­niel Miette, texte à l’ap­pui. Les mois ont pas­sé, puis les an­nées, sans que la trans­mis­sion no­ta­riée soit ef­fec­tive. « En no­vembre der­nier, j’avais adres­sé un cour­rier à M. Dal­mont afin de pou­voir ré­gler cette af­faire, étant don­né qu’il par­tait avec Flers Ag­glo » pour­suit le pré­sident. Par un autre cour­rier du 9 jan­vier der­nier, le maire de La Fer­té ac­cep­tait sa pro­po­si­tion pour cette ré­tro­ces­sion. « Nous pou­vons ef­fec­ti­ve­ment trou­ver une date de si­gna­ture dès que j’au­rai eu com­mu­ni­ca­tion du pro­jet d’acte » avait-il alors pré­ci­sé.

Mais, de­puis, la tem­pête est pas­sée par là, avec plu­sieurs ha­bi­ta­tions en­dom­ma­gées par le toit de cette usine à l’aban­don. « Pen­dant tout ce temps, et en at­ten­dant la si­gna­ture avec La Fer­té, nous avons fait en sorte de nous cou­vrir en pre­nant une ga­ran­tie en cas de pro­blèmes. Et c’est donc la com­pa­gnie d’as­su­rances au­près de la­quelle la Cdc du Pays fer­tois a sous­crit, qui pren­dra la charge de ce si­nistre » a in­di­qué Da­niel Miette.

Joint au té­lé­phone, le maire de La Fer­té-Ma­cé a contes­té la ver­sion de Da­niel Miette. « Si l’on re­garde le ca­dastre, la par­celle AL 1216 où se trouve le bâ­ti­ment, est bien la pro­prié­té de la Cdc du Pays fer­tois ». S’agis­sant de l’acte no­ta­rié à si­gner qu’il s’est pro­cu­ré, Jacques Dal­mont ne sou­haite pas le si­gner en l’état. « Il est no­ti­fié qu’il est ap­pli­cable au mois d’avril 2011, alors que nous n’en avons ja­mais eu la jouis­sance. Je ne sou­haite pas prendre des res­pon­sa­bi­li­tés de fa­çon ré­tro­ac­tive » a-t-il af­fir­mé.

Mi­chel Mo­ri­ceau

« Je ne si­gne­rai pas l’acte en l’état »

C’est ce grand bâ­ti­ment qui a per­du une par­tie de sa toi­ture jeu­di 12 jan­vier 2017.

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