Claire Pot­tier, em­ployée à do­mi­cile et sa­peur-pom­pier vo­lon­taire

L'Orne Combattante (FL) - - ENTRE BOCAGE ET SUISSE NORMANDE - M.M.

Claire Pot­tier, 22 ans, est em­ployée à do­mi­cile à l’Una du bo­cage or­nais, l’union na­tio­nale de l’aide, des soins et des ser­vices aux do­mi­ciles.

De­puis quelques mois, elle est aussi sa­peur-pom­pier vo­lon­taire au centre de se­cours de Ba­gnoles-de-l’Orne. « C’est un plus pour mon ac­ti­vi­té pro­fes­sion­nelle puis j’aime être là pour les gens et le contact hu­main », sou­ligne-t-elle.

Une conven­tion si­gnée avec son em­ployeur

Lun­di 23 jan­vier, une conven­tion de dis­po­ni­bi­li­té a été si­gnée entre son em­ployeur, l’Una du bo­cage or­nais, ba­sée rue de la Fon­taine, à Flers, et le Sdis de l’Orne, le ser­vice dé­par­te­men­tal d’in­cen­die et de se­cours. Elle per­met de dé­ter­mi­ner les condi­tions de dé­part en in­ter­ven­tion et la for­ma­tion sur le temps de tra­vail. Un par­te­na­riat im­por­tant pour le lieu­te­nant JeanPaul Le­che­val­lier, chef du ser­vice pro­mo­tion du vo­lon­ta­riat. « 96 % des sa­peurs-pom­piers de l’Orne, soit en­vi­ron 1 400, sont des vo­lon­taires. S’il n’y a pas de mise à dis­po­si­tion par les em­ployeurs alors, il n’y a pas de se­cours ».

Claire Pot­tier se rend dis­po­nible à chaque fois qu’elle le peut, lors­qu’elle est en re­pos ou la nuit jus­qu’à deux heures avant de com­men­cer son tra­vail. « S’il y a une in­ter­ven­tion qui se pro­longe, je peux avoir du re­tard. Grâce à cette conven­tion, mon em­ployeur est au cou­rant que ça peut ar­ri­ver ». Tou­te­fois, pen­dant son ac­ti­vi­té, elle ne peut pas se mettre en dis­po­ni­bi­li­té. « Si j’ap­porte des soins à une per­sonne, je ne peux pas par­tir comme ça ». Le Sdis s’adapte à toutes les si­tua­tions pro­fes­sion­nelles mais aussi à la vie pri­vée de ses vo­lon­taires. A no­ter que la jeune femme as­sure éga­le­ment un week-end de garde par mois pour les sa­peurs-pom­piers.

La conven­tion per­met aussi de fa­ci­li­ter le temps de for­ma­tion. Claire Pot­tier, sa­peur 2e classe, est dé­jà for­mée pour le se­cours à per­sonne. Elle va pour­suivre son ap­pren­tis­sage pour pou­voir par­tir sur des in­cen­dies. « Fin mai, je de­vrais avoir fi­ni ».

100 à 200 vo­lon­taires à re­cru­ter

Vi­viane Briens, di­rec­trice de l’Una du bo­cage or­nais, se ré­jouit d’avoir par­mi les em­ployés, une sa­peur-pom­pier vo­lon­taire. « Nous sommes dans une dé­marche de pré­ven­tion des risques. Claire Pot­tier pour­ra sen­si­bi­li­ser les autres sa­la­riés. Nous sou­hai­tons qu’elle soit une ré­fé­rente », note-t-elle.

C’est donc un par­te­na­riat qui sa­tis­fait tout le monde. Le lieu­te­nant Jean-Paul Le­che­val­lier en pro­fite d’ailleurs pour sou­li­gner qu’il reste « en­core 100 à 200 per­sonnes à re­cru­ter ». Si l’ouest du dé­par­te­ment est plu­tôt bien cou­vert, ce n’est pas le cas de sec­teurs comme L’Aigle, Le Sap ou en­core Vi­mou­tiers. « Pour de­ve­nir sa­peur-pom­pier vo­lon­taire, il faut avoir entre 18 et 60 ans, être en bonne san­té et avoir un peu de dis­po­ni­bi­li­té », sou­ligne l’of­fi­cier.

L’Una du bo­cage Or­nais, quant à elle, em­ploie 250 pro­fes­sion­nels au ser­vice de la per­sonne. 1 700 ha­bi­tants sont ai­dés sur les ter­ri­toires de Flers, Athis-de-l’Orne, La Fer­té-Ma­cé et Ju­vi­gny.

Claire Pot­tier est em­ployée à do­mi­cile et sa­peur-pom­pier vo­lon­taire. Une conven­tion a été si­gnée entre son em­ployeur et les sa­peurs-pom­piers de l’Orne.

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