Bottes Le Cha­meau : les sa­la­riés « pro­té­gés » vont-ils de­ve­nir ex­po­sés ?

L'Orne Combattante (FL) - - BOCAGE SUISSE NORMANDE ENTRE ET -

De­puis l’an­nonce du plan de li­cen­cie­ment col­lec­tif en oc­tobre 2015, et à la suite du li­cen­cie­ment de presque tout le per­son­nel, il reste une poi­gnée de gens ap­pe­lés « pro­té­gés » de par la loi, c’est-à-dire re­pré­sen­tant du per­son­nel, dé­lé­gué syn­di­cal, membre du co­mi­té d’en­tre­prise et du co­mi­té d’hy­giène, de sé­cu­ri­té et des condi­tions de tra­vail (CHSCT).

Le li­cen­cie­ment de ces per­sonnes-là est sou­mis à au­to­ri­sa­tion de l’ins­pec­tion du tra­vail. Celle-ci avait re­fu­sé l’au­to­ri­sa­tion de li­cen­cier le 4 juillet 2016 en évo­quant des doutes quant à la cause du plan de li­cen­cie­ment.

L’em­ployeur a fait un re­cours ad­mi­nis­tra­tif, c’est-à-dire au­près du mi­nis­tère du tra­vail qui dis­pose nor­ma­le­ment d’un dé­lai de quatre mois pour va­li­der ou dé­bou­ter la dé­ci­sion de l’ins­pec­tion du tra­vail. Le sixième mois est com­men­cé, sans qu’il ne se passe quelque chose.

L’ou­til in­dus­triel au Ma­roc

Au­jourd’hui, ces per­sonnes sou­hai­te­raient voir l’abou­tis­se­ment de cette pro­cé­dure. L’ou­til in­dus­triel a été dé­mon­té, vi­dé de son conte­nu et en­voyé au Ma­roc. Il n’y a plus rien à es­pé­rer sur un re­tour en ar­rière. Le seul es­poir pour ces per­sonnes est de pou­voir es­sayer de re­cons­truire leur vie pro­fes­sion­nelle.

On se trouve face à un pa­ra­doxe so­cial : em­ployeur et em­ployés sou­hai­te­raient mettre un terme dé­fi­ni­tif à leur contrat sa­chant qu’il n’est mal­heu­reu­se­ment pas pos­sible d’en­vi­sa­ger autre chose avec la so­cié­té Le Cha­meau mais la ré­gle­men­ta­tion im­pose une règle contra­dic­toire.

Une per­sonne concer­née, de l’ex-usine, a fait part de ses in­quié­tudes et de­man­dé des ex­pli­ca­tions au mi­nis­tère du tra­vail.

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.