Trois Flé­riens au coeur des sup­por­ters des Bleus, à Ber­cy

Après la fi­nale ga­gnée par les Bleus, en 2001, à Pa­ris-Ber­cy, le Flé­rien Pas­cal Fu­ron, était de nou­veau pré­sent, di­manche, pour as­sis­ter au 6e titre mon­dial des Fran­çais.

L'Orne Combattante (FL) - - SPORTS vvv -

En 16 ans, le monde du hand­ball a bien chan­gé. Si en 2001, le Hand­ball flé­rien, avec son pré­sident Pas­cal Fu­ron en tête avait pu em­me­ner en bus 55 sup­por­ters flé­riens as­sis­ter à la fi­nale du mon­dial à Pa­risBer­cy. Cette an­née, les Flé­riens n’étaient que trois.

« Le hand­ball a beau­coup évo­lué en 16 ans. À l’époque, il était pos­sible d’ache­ter les billets pour as­sis­ter à la fi­nale du mon­dial en France en pas­sant par la fé­dé­ra­tion fran­çaise de hand­ball avec des ta­rifs abor­dables. C’est comme ça que nous avons pu faire un bus à Flers. Au­jourd’hui, ce n’est plus pos­sible, c’est une so­cié­té spé­cia­li­sée qui s’en oc­cupe. Il fal­lait com­man­der les billets par In­ter­net avec des prix à plus de 100 € mi­ni­mum. Des ta­rifs qui ne sont plus ac­ces­sibles à un pu­blic jeune. Pour moi, c’est le point né­ga­tif de ce mon­dial 2017. »

Sur le plan spor­tif, Pas­cal Fu­ron l’avoue, l’am­biance était au top, bien plus qu’en 2001.

Une vi­trine vide

« Par rap­port à 2001, sur le plan mé­dia­tique, c’était beau­coup plus fort avec de gros re­lais mé­dia­tiques au ni­veau des par­te­naires. Ça n’a plus rien à voir ! Cette an­née, il y avait un énorme en­goue­ment du pu­blic, avec des stades pleins sur tous les sites et di­manche à Ber­cy, c’était de la fo­lie du­rant tout le match. L’am­biance était telle que pour se don­ner des consignes, les joueurs de­vaient se rap­pro­cher à quelques cen­ti­mètres pour s’en­tendre cor­rec­te­ment. Cette an­née, les sup­por­ters étaient vrai­ment proches de l’équipe de France. Au ni­veau émo­tion­nel, la fi­nale de 2001 était peut-être plus in­tense. C’était le 2e titre des Bleus. Cette an­née, c’est le 6e. En 2001, ils ont ga­gné à l’is­sue d’une double pro­lon­ga­tion, tan­dis que cette fois, la vic­toire était beau­coup plus large avec une nette do­mi­na­tion du­rant tout le match. Le sus­pense était moindre. »

Pour au­tant, Pas­cal Fu­ron fait un pa­ral­lèle avec 2001.

« Il y a 16 ans, il y avait le pas­sage de té­moin entre les en­traî­neurs des Bleus. Da­niel Cos­tan­ti­ni ar­rê­tait pour pas­ser la main à Claude Ones­ta. Celte an­née, ce der­nier ar­rête pour être rem­pla­cé par Guillaume Gille et Di­dier Di­nart. »

Don­ner les moyens

Avec 6 titres mon­diaux, l’équipe de France homme est une très belle vi­trine au­jourd’hui pour son sport mais, pour le pré­sident flé­rien, il faut gar­der la tête froide.

« Ce qui s’est pas­sé dans le monde du hand­ball en 20 ans est phé­no­mé­nal. C’est le tra­vail quo­ti­dien des bé­né­voles dans les clubs. Cet en­goue­ment, nous le vi­vons à Flers avec le dé­ve­lop­pe­ment du HBF et sa forte pro­gres­sion de li­cen­ciés. Mais au­jourd’hui, il faut que tous les bé­né­voles suivent la de­mande des jeunes avec un ni­veau de for­ma­tion adé­quat. Pour ce­la, il faut que la fé­dé­ra­tion et les col­lec­ti­vi­tés s’in­ves­tissent. Il reste en­core un gros tra­vail à réa­li­ser à l’in­té­rieur de la dis­ci­pline. En 2017, le Hand­ball flé­rien ne re­pose sur pas grand-chose. Pour réus­sir il faut qu’on nous en donne les moyens. Si­non, la vi­trine res­te­ra vide ! »

Par­mi les sup­por­ters des Bleus, di­manche 29 jan­vier, à la fi­nale du mon­dial de hand, Pas­cal Fu­ron, pré­sident et Re­nault Goué, membre du Hand­ball flé­rien.

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