Bold Eagle et Franck Ni­vard entrent dans la lé­gende

Ins­tal­lé à Ma­gny-le-Dé­sert de­puis fé­vrier 2014, Franck Ni­vard a rem­por­té di­manche der­nier, le Prix d’Amé­rique, avec son crack Bold Eagle. Re­tour sur cette vic­toire.

L'Orne Combattante (FL) - - SPORTS vvv - E.M.

« L’Amé­rique, je veux l’avoir et je l’au­rais » chan­tait Joe Das­sin. Un rêve re­de­ve­nu réa­li­té pour Franck Ni­vard qui a ins­crit di­manche son nom pour la cin­quième fois au pal­ma­rès de la plus pres­ti­gieuse épreuve de trot at­te­lé.

« J’ai ga­gné la course que je ne de­vais sur­tout pas perdre. Je sa­vais que j’avais le che­val pour ga­gner. Il ne fal­lait pas que je me loupe, tout sim­ple­ment ». Ins­tal­lé à Ma­gny-le-Dé­sert de­puis fé­vrier 2014, le pro­fes­sion­nel était as­sis sur le sul­ky du crack Bold Eagle qui re­met­tait son titre en jeu, Franck Ni­vard re­vient pour nous sur sa vic­toire ac­quise di­manche der­nier à l’ar­ri­vée du Prix d’Amé­rique.

Un par­cours idéal

« Bold Eagle est tou­jours un peu ner­veux au dé­part, parce qu’il est pres­sé de bien faire, et il monte vite en pres­sion. Les deux faux dé­parts oc­ca­sion­nés par An­na Mix sont peut-être la rai­son de sa mise en jambes sur deux fou­lées de ga­lop. Je se­rais mieux par­ti sans ce­la, mais je n’ai ja­mais dou­té une se­conde de mon che­val. J’ai pré­fé­ré as­su­rer et par­tir en re­trait. Du coup, je me suis re­trou­vé à l’ar­rière du pe­lo­ton mais ce n’était pas dra­ma­tique, je n’ai ja­mais pa­ni­qué. En fin de compte, je n’ai pas eu le par­cours que j’avais en­vi­sa­gé mais ce­la n’en a été que mieux. Je me suis trou­vé ra­me­né par Vol­ti­geur de Myrt, puis par Bé­li­na Jos­se­lyn que j’ai sui­vi dans sa pro­gres­sion car je sa­vais que Jean-Mi­chel Ba­zire était le bon dos et que je ne pou­vais pas trou­ver mieux. A l’en­trée de la ligne droite, les choses étaient plu­tôt bien en­ga­gées car mon che­val pos­sède une vi­tesse de base as­sez in­croyable lors­qu’il vient de der­rière. J’ai fa­ci­le­ment fait la dif­fé­rence pour ral­lier le po­teau en vain­queur, Bold se payant même le luxe de battre le re­cord de l’épreuve. C’est phé­no­mé­nal ! »

Le meilleur che­val au monde

Im­pas­sible, ce­lui que l’on sur­nomme « Fran­cky la main froide » en rai­son d’un sang­froid à toute épreuve a, à seu­le­ment 37 ans, rem­por­té une des plus belles de ses 2700 et quelques vic­toires. « J’étais très confiant avant le coup car même sans sous-es­ti­mer l’op­po­si­tion, je sa­vais que le mien est bien meilleur que les autres. Son en­traî­neur, Sé­bas­tien Gua­ra­to fait du bon bou­lot avec lui. Bold Eagle est cer­tai­ne­ment le meilleur che­val au monde ac­tuel­le­ment. Je pense qu’il n’a pas en­core mon­tré tout son po­ten­tiel. J’ai eu la chance d’être as­so­cié à de grands cham­pions, mais je crois que son père, Rea­dy Cash, et lui sont les meilleurs que j’ai dri­vés jus­qu’à au­jourd’hui. »

Un pro­gramme tout tra­cé

« Main­te­nant, nous al­lons bien évi­dem­ment par­ti­ci­per au Prix de France. Si nous l’em­por­tons, nous en­chaî­ne­rons avec le Prix de Pa­ris, pour ten­ter de ga­gner la Triple Cou­ronne, si­non nous fe­rons abs­trac­tion de cette épreuve. Le pro­chain grand ob­jec­tif se­ra en­suite fixé en mai avec une par­ti­ci­pa­tion à l’Elit­lop­pet, en Suède, sur l’hip­po­drome de Sol­val­la. A 6 ans, Bold Eagle est tout neuf et il a en­core l’ave­nir de­vant lui ».

Franck Ni­vard (pho­to d’ar­chives).

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