Jean-Phi­lippe Roy n’of­fi­cia­lise pas en­core sa can­di­da­ture

L'Orne Combattante (FL) - - CONDÉ ET SON PAYS -

Ce qui se passe dans le camp de la droite à Vire fait sou­rire l’élu fron­tiste, Jean-Phi­lippe Roy. Pour l’ins­tant, il n’of­fi­cia­lise pas sa can­di­da­ture pour les lé­gis­la­tives, pour­tant tout laisse à pen­ser qu’il se­ra bien dans la course.

Vous avez été élu en dé­cembre 2015 conseiller ré­gio­nal au sein de la com­mis­sion Eu­rope, qu’avez­vous fait de­puis un an ?

Nous sommes al­lés à Bruxelles pour ren­con­trer les per­sonnes qui siègent au bu­reau de la Nor­man­die. Je suis dans l’op­po­si­tion au sein du conseil ré­gio­nal, mais je suis dans une op­po­si­tion construc­tive. On es­saye de ré­cu­pé­rer un maxi­mum d’ar­gent pour la Nor­man­die. Je pense qu’il faut re­dis­cu­ter avec l’Eu­rope pour re­trou­ver la sou­ve­rai­ne­té de l’Etat fran­çais. L’union eu­ro­péenne donne des di­rec­tives et on est gé­ré par des tech­no­crates.

Au plan lo­cal, sui­vez-vous l’actualité de Vire ?

Évi­dem­ment, je vis ici. Ce qui m’in­quiète c’est la santé. On suit les di­rec­tives de l’agence ré­gio­nale de santé, mais a-telle des com­pé­tences mé­di­cales ou fi­nan­cières ? Et les élus en place suivent. Dans le 68e en­ga­ge­ment de Ma­rine Le Pen, il y a le main­tien des hô­pi­taux de proxi­mi­té. C’est aber­rant ce qui se passe. On a une po­pu­la­tion vieillis­sante et un état dé­plo­rable des routes, com­ment on va faire pour soi­gner nos an­ciens dans les cam­pagnes ? Ma­rine Le Pen s’in­té­resse au ru­ral et dé­fend les ser­vices pu­blics. Ici, on est en train de de­ve­nir les ou­bliés. Nos té­lé­phones ne passent pas alors qu’on a payé pour ça. La vie des agri­cul­teurs est aus­si un gros pro­blème.

Mais pour sau­ver l’hô­pi­tal de Vire, il faut de l’ar­gent, où pen­sez-vous le trou­ver ?

Le mil­le­feuille ad­mi­nis­tra­tif nous coûte chez en in­dem­ni­tés. Il faut sup­pri­mer les éche­lons Ré­gion et in­ter­com­mu­na­li­té par exemple. C’est aber­rant de consta­ter que les ly­cées sont gé­rés par la Ré­gion et les col­lèges par le dé­par­te­ment…

Quand al­lez-vous of­fi­cia­li­ser votre can­di­da­ture pour les lé­gis­la­tives ?

Pour l’ins­tant, je suis le re­pré­sen­tant de Ma­rine Le Pen. Bien­tôt je pren­drai la pa­role mais il y a les pré­si­den­tielles et je suis der­rière Ma­rine Le Pen.

Ce qui se passe à droite au plan na­tio­nal et même à Vire, vous conforte dans vos chances de ga­gner les lé­gis­la­tives ?

Ce qui se passe est af­fo­lant, mais lais­sons les autres faire. Nous, nous avons notre ligne de conduite. Je pense que le peuple va se ré­veiller et ça se tra­dui­ra dans les urnes. J’en­tends au­tour de moi les gens qui me parle de tout ce qui a été fait de­puis 20 ans et beau­coup de choses au­raient pu être faites pour la santé, contre la dé­ser­ti­fi­ca­tion.. c’est pas le tout d’al­ler ser­rer des mains. Il faut prendre en compte ce que veulent les gens. Pro­pos recueillis par Isa­belle In­no­cen­ti

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.