Connais­sez-vous bien la Saint-Va­len­tin ?

L'Orne Combattante (FL) - - SAINT VALENTIN -

C’est une tra­di­tion qui re­vient chaque an­née, à la même date, le 14 fé­vrier. La Saint-Va­len­tin ou fête des amou­reux est l’oc­ca­sion pour les couples de cé­lé­brer leur amour. Mais sa­vez-vous pour­quoi a t-elle lieu le 14 fé­vrier et qui était Va­len­tin ?

Pour la plu­part des his­to­riens et des spé­cia­listes, la Saint-Va­len­tin trouve ses ori­gines dans la Rome an­tique. À cette époque, les Ro­mains cé­lé­braient la fête des Lu­per­cales, une fête de pu­ri­fi­ca­tion et de fé­con­di­té. Le point fort de cette fête était la course des Lu­perques dans la­quelle des hommes pour­sui­vaient des femmes et les frap­paient avec des la­nières de peau de bouc. Se­lon la lé­gende, les coups re­çus per­met­taient aux femmes d’être fé­condes et d’avoir une gros­sesse heu­reuse.

In­ter­dite au Ve siècle par l’Église, la fête des Lu­per­cales fut rem­pla­cée par une fête de l’amour et de la fé­con­di­té, le 14 fé­vrier : la Saint-Va­len­tin.

Le Va­len­ti­nage

Plus tard, au XIVe siècle, la cou­tume du «Va­len­ti­nage» s’im­po­sa dans l’aris­to­cra­tie an­glaise.

Le but était d’as­so­cier un homme et une femme qui de­vaient s’of­frir en se­cret des pe­tits ca­deaux et se faire des ga­lan­te­ries, le temps d’une jour­née. Cette pra­tique s’est ré­pan­due dans les pays an­glo­phones puis en Eu­rope pour de­ve­nir la fête des amou­reux que nous connais­sons au­jourd’hui.

Qui est Va­len­tin ?

La ques­tion concer­nant l’iden­ti­té du saint que l’on cé­lèbre le 14 fé­vrier reste, à ce jour, as­sez énig­ma­tique. Pour­tant, la piste pri­vi­lé­giée par les his­to­riens se­rait celle d’un prêtre chré­tien, Va­len­tin, mort vers 270.

Ce­lui-ci au­rait été condam­né à mort par l’em­pe­reur Claude II pour avoir cé­lé­bré clan­des­ti­ne­ment des ma­riages chré­tiens. Or, l’em­pe­reur avait in­ter­dit ces ma­riages en consta­tant que les chré­tiens, une fois ma­riés, re­fu­saient de s’en­ga­ger dans les lé­gions mi­li­taires pour res­ter près de leur fa­mille. Saint-Va­len­tin se­rait donc mort en dé­fen­seur de l’amour et du ma­riage.

À no­ter que de­puis 1496, ce der­nier est of­fi­ciel­le­ment le saint pa­tron des amou­reux, sur ordre du pape Alexandre VI.

La fête des amou­reux ap­proche à grand pas ! (pho­to d’ar­chives)

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