5 000 em­plois à dé­fendre sur le bas­sin Flers/Vire/Con­dé

L'Orne Combattante (FL) - - ENTRE BOCAGE ET SUISSE NORMANDE - M. M.

Sur le bas­sin de Flers, Vire et Con­dé-sur-Noi­reau, la mé­tal­lur­gie est un sec­teur im­por­tant qui re­pré­sente en­vi­ron 5 000 em­plois, se­lon la CGT mé­tal­lur­gie.

Par­mi ces en­tre­prises, on compte no­tam­ment Fau­re­cia, à Ca­li­gny, ou en­core Fil­trau­to et Guy De­grenne, à Vire, pour ne ci­ter qu’elles.

Sur ce ter­ri­toire, la mé­tal­lur­gie dé­pend à 70 % de la fi­lière automobile et a per­du, entre 2008 et 2015, plus de 1 000 em­plois.

S’or­ga­ni­ser au ni­veau du bas­sin d’em­ploi

C’est le bi­lan qu’ont fait les unions lo­cales CGT de Flers, Vire et Con­dé-sur-Noi­reau réunies ce ven­dre­di 10 fé­vrier, à Con­dé-surNoi­reau. Cette éro­sion im­por­tante a pous­sé la CGT mé­tal­lur­gie à re­voir son or­ga­ni­sa­tion et à tra­vailler au ni­veau du bas­sin d’em­ploi plu­tôt qu’au ni­veau dé­par­te­men­tal. D’où la créa­tion d’un col­lec­tif avec les re­pré­sen­tants syn­di­caux de plu­sieurs en­tre­prises du sec­teur. « L’ob­jec­tif est de créer des échanges qui n’exis­taient pas entre nous en nous réunis­sant deux fois par an », sou­ligne Mi­chel Du­cret, res­pon­sable fé­dé­ral de la CGT mé­tal­lur­gie en charge de l’ani­ma­tion de la ré­gion Nor­man­die.

Le but est de dé­fendre l’em­ploi sur le bas­sin, le ré­in­dus­tria­li­ser et évi­ter qu’un sa­voir-faire dis­pa­raisse. La CGT veut être force de pro­po­si­tion dans le dé­bat en se dé­ployant dans les en­tre­prises du sec­teur où elle n’est pas pré­sente. « Plus nous al­lons nous dé­ve­lop­per, plus nous au­rons de force pour com­battre la stra­té­gie des en­tre­prises », constate Mi­chel Du­cret.

La CGT compte pe­ser, en pre­mier lieu, sur les né­go­cia­tions re­la­tives à la re­fonte des quelque 76 conven­tions col­lec­tives qui ré­gissent le tra­vail des sa­la­riés, « y com­pris des in­gé­nieurs et des cadres ». Le syn­di­cat re­doute que des ac­quis so­ciaux soient re­mis en cause par le pa­tro­nat. La CGT veut éga­le­ment faire en­tendre sa voix dans la né­go­cia­tion sur les clas­si­fi­ca­tions. Pour les syn­di­ca­listes, les en­tre­prises ne vou­draient plus re­con­naître les qua­li­fi­ca­tions et payer en fonc­tion du poste. « Ça ne sert à rien que nos en­fants fassent des études », es­time un re­pré­sen­tant syn­di­cal.

Des ac­tions pré­vues

En s’or­ga­ni­sant au ni­veau du bas­sin d’em­ploi, la CGT en­tend être « au plus près des sa­la­riés » pour les in­for­mer sur ces en­jeux dans la pro­fes­sion. Elle en­tend aus­si com­battre « la pré­ca­ri­té dans les en­tre­prises » avec les contrats en in­té­rim, « qui ont com­pen­sé les pertes en CDI ». Et d’ajou­ter, « si ça conti­nue, le CDI, c’est fini ».

« L’idée est de ti­rer l’en­semble des sa­la­riés vers des si­tua­tions meilleures », ré­sume Joël Toussaint, se­cré­taire gé­né­ral ad­joint de la CGT de l’Orne.

Une se­maine d’ac­tion est pré­vue du lun­di 27 fé­vrier au ven­dre­di 3 mars, des tracts se­ront no­tam­ment dis­tri­bués. Une autre ac­tion se­ra éga­le­ment or­ga­ni­sée le 21 mars, jour du prin­temps de l’in­dus­trie.

La CGT mé­tal­lur­gie s’or­ga­nise au ni­veau du bas­sin d’em­ploi.

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