Un en­ga­ge­ment au ser­vice de l’homme avant tout

L'Orne Combattante (FL) - - FLERS ET SON PAYS -

Thier­ry et Fa­bienne Olivier, pro­duc­teurs de poi­ré à La Fer­rière-aux-Etangs, ont té­moi­gné de leur en­ga­ge­ment au sein du mou­ve­ment Sens Com­mun, à l’oc­ca­sion d’un reportage dif­fu­sé sur France 2, le di­manche 5 fé­vrier, dans la ru­brique 13 h 15. L’Orne Com­bat­tante, dans son édi­tion du 9 fé­vrier, comme sur son site in­ter­net, s’en est fait l’écho.

Le couple a sou­hai­té ap­por­ter des pré­ci­sions sur le mou­ve­ment Sens Com­mun qui se­lon eux « fait l’ob­jet de sim­pli­fi­ca­tions mal­heu­reuses alors même que notre dé­mo­cra­tie a be­soin de dia­logue et d’échanges. » Fa­bienne et Thier­ry Olivier ré­futent « un po­si­tion­ne­ment à la droite de la droite… qui sim­pli­fie ou­tran­ciè­re­ment, alors même que dans le monde ac­tuel, il n’y a rien de simple ».

Re­fu­sant « la ca­ri­ca­ture et le po­si­tion­ne­ment fal­la­cieux sur l’échi­quier po­li­tique qu’on veut nous im­po­ser », les époux Olivier es­timent que « Sens Com­mun est d’abord un mou­ve­ment acon­fes­sion­nel. Ce­la étant dit, il est vrai qu’en tant que ch­ré­tiens, mais comme d’autres aus­si, nous nous re­trou­vons dans la plu­part des pro­po­si­tions de ce mou­ve­ment qui vise le bien com­mun. Sens Com­mun se veut au ser­vice de tout homme et de tout l’homme. Il s’agit de re­mettre l’homme au coeur de la so­cié­té, de l’éco­no­mie. »

Re­gard bien­veillant et ana­lyse de fond

Ils dé­ve­loppent en as­su­rant que « Sens Com­mun dé­cline cette vi­sion de ma­nière trans­ver­sale à tous les grands thèmes de la so­cié­té : éco­lo­gie, pau­vre­té, fa­mille, ques­tions mi­gra­toires… Sens Com­mun s’at­tache avant tout à iden­ti­fier les causes des pro­blèmes afin d’y re­mé­dier, et pas seule­ment à ré­pa­rer les consé­quences. »

Ils en­tendent ain­si illus­trer leur en­ga­ge­ment au tra­vers, par exemple, de la ques­tion mi­gra­toire. « A Sens Com­mun, nous pen­sons qu’elle ne doit pas être ins­tru­men­ta­li­sée à des fins élec­to­rales. Nous l’abor­dons en deux temps. Pre­miè­re­ment, ré­pondre à l’ur­gence hu­ma­ni­taire. Quand un homme est en dan­ger, je lui porte as­sis­tance. Ain­si, lo­ca­le­ment, plu­sieurs membres de Sens Com­mun font par­tie d’as­so­cia­tions d’ac­cueil des mi­grants » ex­plique Thier­ry Olivier. « Deuxiè­me­ment, l’Etat fran­çais, et cha­cun de nous, de­vons nous in­ves­tir dans le co-dé­ve­lop­pe­ment. Ain­si, l’Etat doit ces­ser cer­taines pra­tiques à l’ori­gine de dé­sta­bi­li­sa­tion géo­po­li­tique, cause d’émi­gra­tion mas­sive », pour­suit-il. En clair, un re­gard bien­veillant sur les souf­frances vé­cues lo­ca­le­ment et une ana­lyse po­li­tique qui veut ré­pondre à des pro­blé­ma­tiques plus loin­taines.

Et de pré­ci­ser un peu plus, l’en­ga­ge­ment qu’ils es­timent être du de­voir de cha­cun : «A nous de confor­ter les as­so­cia­tions qui oeuvrent sur place, telle Fra­ter­ni­té en Irak par exemple, où sont in­ves­tis des membres de Sens Com­mun. Fra­ter­ni­té en Irak s’em­ploie en ce mo­ment à des opé­ra­tions de dé­mi­nage dans la plaine de Ni­nive. »

Pour le couple « Sens Com­mun prône avant tout l’idée d’échanges construc­tifs : en­semble, sa­chons dia­lo­guer dans le res­pect mu­tuel, gage d’un dé­bat apai­sé. » Do­mi­nique Le­coq

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