Yves Goas­doué, rap­por­teur du pro­jet de loi, sa­tis­fait

Le dé­pu­té-maire de Flers, rap­por­teur pour l’As­sem­blée na­tio­nale du pro­jet de loi sé­cu­ri­té pu­blique sa­lue son équi­libre

L'Orne Combattante (FL) - - ENTRE BOCAGE ET SUISSE NORMANDE -

Le Sé­nat a adop­té, jeu­di, le pro­jet de loi sé­cu­ri­té pu­blique au len­de­main de l’As­sem­blée na­tio­nale. Yves Goas­doué en était le rap­por­teur. « Je suis sa­tis­fait de l’équi­libre que nous avons trou­vé. Ce vote fait suite à plus de 40 au­di­tions que j’ai eu l’hon­neur de conduire, deux jours d’exa­men en com­mis­sion des lois, deux jours d’exa­men dans l’hé­mi­cycle et quelques 287 amen­de­ments. » Le dé­pu­té-maire de Flers sa­lue le ren­for­ce­ment « de la pro­tec­tion des po­li­ciers, gen­darmes, mi­li­taires de l’opé­ra­tion sen­ti­nelle, doua­niers, per­son­nels de l’ad­mi­nis­tra­tion pé­ni­ten­tiaire pour l’exer­cice de leurs mis­sions. Elle amé­liore leur sé­cu­ri­té, phy­sique et ju­ri­dique ». L’élu pointe « l’ali­gne­ment des droits des po­li­ciers, des gen­darmes, des doua­niers et des mi­li­taires dé­ployés sur le ter­ri­toire na­tio­nal en ma­tière d’usage de leur arme tout en pla­çant l’em­ploi de l’arme sous le cha­peau de l’ab­so­lue né­ces­si­té et de la pro­por­tion­na­li­té. »

Mais Yves Goas­doué veut éga­le­ment sou­li­gner d’autres avan­cées de la loi : « per­mettre aux en­quê­teurs tra­vaillant sur une pro­cé­dure dan­ge­reuse de pré­ser­ver leur ano­ny­mat. »

Pas uni­que­ment sé­cu­ri­taire

Il sou­haite aus­si in­di­quer deux autres points. « Ce texte n’est pas uni­que­ment sé­cu­ri­taire. Il vise éga­le­ment à don­ner aux jeunes, en manque de repères ou qui ont bas­cu­lé dans la dé­lin­quance, des moyens sup­plé­men­taires pour se re­mettre sur les rails.

Pour les mi­neurs de re­tour d’Irak ou de Sy­rie des me­sures de l’aide so­ciale à l’en­fance (pi­lo­tées par les dé­par­te­ments) pour­ront être cou­plées avec des me­sures ju­di­ciaires d’ac­tion édu­ca­tive (contrô­lées par un juge). Les 260 jeunes sus­cep­tibles de re­ve­nir des théâtres d’opé­ra­tion de guerre ne sont pas per­dus. Il faut leur don­ner une chance de se re­cons­truire tout en les sur­veillant de près. Si­non nous cour­rons à la ca­tas­trophe ! »

En­fin, Yves Goas­doué fait part sa fier­té concer­nant la créa­tion du sta­tut de vo­lon­taire mi­li­taire d’in­ser­tion « pour fa­vo­ri­ser l’in­ser­tion pro­fes­sion­nelle des jeunes en leur dis­pen­sant une for­ma­tion mi­li­taire (à l’ex­clu­sion de l’usage des armes), as­sor­tie de re­mises à ni­veau sco­laires et d’ac­ti­vi­tés phy­siques, puis en leur pro­po­sant des for­ma­tions pro­fes­sion­nelles pou­vant, à terme dé­bou­cher sur leur in­ser­tion. »

Yves Goas­doué, ici en com­pa­gnie du mi­nistre de l’In­té­rieur, sa­lue l’équi­libre du pro­jet de loi sé­cu­ri­té pu­blique dont il était le rap­por­teur pour l’As­sem­blée na­tio­nale. (Pho­to Ar­chives L’Orne Com­bat­tante)

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.