« Il faut in­for­mer les éle­veurs »

L'Orne Combattante (FL) - - ENTRE BOCAGE ET SUISSE NORMANDE -

La Con­fé­dé­ra­tion pay­sanne sou­haite aler­ter sur la si­tua­tion via une réunion d’in­for­ma­tion mer­cre­di 1er mars. Le point avec Oli­vier Sto­rez, éle­veur de vo­lailles.

Stéphane Le Foll, Mi­nistre de l’agri­cul­ture, vient d’an­non­cer que 600 000 ca­nards se­ront abat­tus dans les Landes. Peut-on craindre la même chose en Nor­man­die ?

De­puis plus d’un an, les éle­veurs de vo­laille, es­sen­tiel­le­ment dans le sud-ouest, sont confron­tés à une nou­velle crise d’in­fluen­za aviaire. Le Tarn, le Gers et les Landes sont tou­chés. Nous avons eu un cas dans la Manche en dé­cembre der­nier. Le vi­rus touche les vo­lailles sau­vages et d’éle­vage.

L’abat­tage est-elle la seule so­lu­tion ?

C’est la so­lu­tion pour éra­di­quer mais ce­la ne ré­pond pas à la ques­tion sur comment le vi­rus est ar­ri­vé ni sur les me­sures à prendre pour que ce­la ne se re­pro­duise pas.

Des me­sures de bio­sé­cu­ri­té ont été prises pour­tant en 2016.

Oui mais ils n’agissent pas sur les pro­blèmes de pro­pa­ga­tion du vi­rus. Dans le sud-ouest, les ani­maux sont sans-cesse trans­por­tés de bâ­ti­ments en bâ­ti­ments, d’éle­vage en éle­vage. Concer­nant les me­sures de bio­sé­cu­ri­té prises en 2016, elles sont sû­re­ment très bonnes pour l’éle­vage in­dus­triel, qui prend beau­coup de risques avec la concen­tra­tion des ani­maux. En plein air et/ou en bio, pour de pe­tits éle­vages, comme pour mon cas, c’est trop contrai­gnant.

Réunion d’in­for­ma­tion le mer­cre­di 1er mars à 20 h 30 à la salle des fêtes de SaintJean-le-Blanc (Cal­va­dos).

M.T.

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.