Une par­ti­ci­pa­tion ci­toyenne à la sé­cu­ri­té du vil­lage

L'Orne Combattante (FL) - - PUTANGES -

Ven­dre­di 17 fé­vrier, l’ad­ju­dant-chef Gilles De­vi, ac­com­pa­gné de Philippe Jeanne, maire de Ba­zoches-au-Houlme, a ex­pli­qué aux ha­bi­tants de la com­mune la dé­marche de par­ti­ci­pa­tion ci­toyenne en­ca­drée par la gen­dar­me­rie.

Ba­zoches est une com­mune de 516 ha­bi­tants, avec une qua­ran­taine de lieux-dits plus ou moins im­por­tants, ré­par­tis sur 2 800 ha. La com­mu­nau­té de bri­gades d’Argentan couvre les an­ciens can­tons d’Argentan, Pu­tanges, Trun et Écou­ché, avec 16 gen­darmes à la bri­gade d’Argentan et 6 à celle de Pu­tanges.

Plus de cam­brio­lages dans l’Orne

L’ad­ju­dant-chef De­vi a ex­pli­qué qu’il y a « une re­cru­des­cence de cam­brio­lages dans l’Orne, et ce n’est plus de la dé­lin­quance lo­cale comme au­pa­ra­vant.

C’est une dé­lin­quance mo­bile, de pas­sage, ils agissent très vite. En 10 mi­nutes, ils vident les com­modes, ren­versent tout, pour cher­cher bi­joux et ar­gent. Le cam­brio­lage est dra­ma­tique pour ceux qui le su­bissent et re­trouvent leur mai­son pillée, sa­lie, avec tout cas­sé. Quand on ar­rive et que l’on fait une en­quête de voi­si­nage, on s’aper­çoit qu’entre voi­sins, les gens ne se connaissent plus. »

En dé­tail, il a dé­ve­lop­pé le dis­po­si­tif de vi­gi­lance ci­toyenne mis en place de­puis plu­sieurs an­nées, qui per­met de pré­ve­nir les cam­brio­lages par des re­mon­tées d’in­for­ma­tions à la gen­dar­me­rie, en collaboration avec la mai­rie, grâce à des ha­bi­tants ré­fé­rents char­gés de ré­col­ter les té­moi­gnages et de les trans­mettre.

Les ques­tions ont été nom­breuses po­sées par la qua­ran­taine d’ha­bi­tants pré­sents, cer­tains s’in­ter­ro­geant sur la pré­ser­va­tion de la vie pri­vée. L’ad­ju­dant-chef De­vi les a ras­su­rés en pré­ci­sant que « les ré­fé­rents sont le re­lais entre la po­pu­la­tion, la mai­rie et la gen­dar­me­rie. Ce sont des vo­lon­taires et ne sont sur­tout pas des chefs de vil­lage ni la po­lice du vil­lage.

Nous ne vou­lons en au­cun cas de dé­la­tion en­vers les ha­bi­tants de la com­mune, ce­la ne nous in­té­resse pas du tout. Ce que nous vou­lons, pour pou­voir agir ra­pi­de­ment et ef­fi­ca­ce­ment, ce sont des ren­sei­gne­ments sur des sus­pects, étran­gers au vil­lage, leurs vé­hi­cules, leur com­por­te­ment louche.

Ce­la vaut pour les cam­brio­lages, mais aus­si pour les es­crocs qui s’at­taquent aux per­sonnes âgées, cibles fa­ciles, en se fai­sant pas­ser pour des faux agents EDF, fac­teurs, ou autres… »

Philippe Jeanne va pour­suivre cette réunion en in­for­mant tous les ha­bi­tants de cette dé­marche de so­li­da­ri­té ci­toyenne et re­ce­vra les can­di­da­tures des vo­lon­taires ré­fé­rents. Autre point im­por­tant sou­li­gné par l’ad­ju­dant-chef De­vi, ces ha­bi­tants ré­fé­rents ne se­ront ja­mais ci­tés dans les pro­cé­dures.

L’ad­ju­dant-chef De­vi et Philippe Jeanne ont ex­pli­qué le dis­po­si­tif.

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