L’Agri­cul­ture en pre­mière ligne

L'Orne Combattante (FL) - - BOCAGE ET SUISSE NORMANDE - A.S.

À l’image de la pol­lu­tion, il existe plu­sieurs ni­veaux d’alerte qui im­pliquent des res­tric­tions plus ou moins grandes.

Mais quelles que soient les me­sures prises, les usages dits prio­ri­taires doivent être main­te­nus, c’est-à-dire ceux qui concernent la san­té, la sé­cu­ri­té ci­vile, l’ac­cès à l’eau po­table pour l’usage do­mes­tique et la pré­ser­va­tion des éco­sys­tèmes aqua­tiques.

Le sec­teur de l’Agri­cul­ture, gros consom­ma­teur d’eau, est le plus concer­né puisque les in­ter­dic­tions d’ir­ri­guer peuvent al­ler de cer­taines heures de la jour­née à un ou plu­sieurs jours par se­maine, voire à l’in­ter­dic­tion to­tale de l’ir­ri­ga­tion.

Dans l’In­dus­trie, des me­sures spé­ci­fiques peuvent être prises dans les en­tre­prises les plus consom­ma­trices d’eau : ré­duc­tion pro­gres­sive d’ac­ti­vi­té, re­cy­clage des eaux de net­toyage…

Pour les par­ti­cu­liers, les in­ter­dic­tions sont re­la­ti­ve­ment li­mi­tées puisque l’ac­cès à l’eau po­table doit être as­su­ré. L’ar­ro­sage des pe­louses, des es­paces verts, le la­vage des voi­tures, le rem­plis­sage des pis­cines peuvent ce­pen­dant être li­mi­tés, voire to­ta­le­ment in­ter­dits.

Six dé­par­te­ments dé­jà concer­nés

Les zones en « vi­gi­lance » font sim­ple­ment l’ob­jet de cam­pagnes d’in­for­ma­tion et d’in­ci­ta­tion au­près de la po­pu­la­tion et des pro­fes­sion­nels pour faire des éco­no­mies d’eau. D’après Pro­plu­via, l’ou­til de ges­tion des ar­rê­tés de res­tric­tion d’eau du Mi­nis­tère de l’En­vi­ron­ne­ment, trois dé­par­te­ments sont ac­tuel­le­ment concer­nés dont le dé­par­te­ment voi­sin de l’Orne, le Cal­va­dos (au 27 fé­vrier 2017).

Le ni­veau « alerte » en­gendre les pre­mières in­ter­dic­tions, par exemple d’ar­ro­ser les jar­dins, les es­paces verts ou les golfs à cer­taines heures de la jour­née, ou en­core de la­ver sa voi­ture, rem­plir sa pis­cine… Les agri­cul­teurs peuvent éga­le­ment être contraints de ré­duire leurs pré­lè­ve­ments à un ni­veau in­fé­rieur à 50 %. Au 24 fé­vrier 2017, trois dé­par­te­ments fran­çais sont concer­nés par ce type de res­tric­tions : le Mor­bi­han (56), les Côtes-d’Ar­mor (22) et une par­tie de la Seine-Ma­ri­time (76).

Le ni­veau « alerte ren­for­cée » en­gendre les mêmes in­ter­dic­tions mais les li­mi­ta­tions sont plus fortes pour les par­ti­cu­liers et peuvent al­ler jus­qu’à l’in­ter­dic­tion de cer­tains pré­lè­ve­ments. Les agri­cul­teurs peuvent être contraints de ré­duire leurs pré­lè­ve­ments à un ni­veau su­pé­rieur ou égal à 50 %.

En­fin, le ni­veau « crise », le plus éle­vé, pro­voque l’ar­rêt des pré­lè­ve­ments d’eau non prio­ri­taires. Ce­la concerne prin­ci­pa­le­ment les agri­cul­teurs. En re­vanche, les pré­lè­ve­ments dits prio­ri­taires (san­té, sé­cu­ri­té ci­vile, eau po­table, sa­lu­bri­té) res­tent au­to­ri­sés pour un usage do­mes­tique.

Si l’ac­cès à l’eau po­table doit être as­su­ré, l’ar­ro­sage des jar­dins peut être li­mi­té.

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