Hamon ou Ma­cron ?

L'Orne Combattante (FL) - - ENTRE BOCAGE ET SUISSE NORMANDE -

Comme beau­coup de dé­pu­tés PS ou proches du Par­ti so­cia­liste qui ont sou­te­nu Ma­nuel Valls lors de la pri­maire de la Belle al­liance po­pu­laire, Yves Goas­doué est dé­sor­mais ti­raillé entre la loyau­té vis-à-vis du PS et son ana­lyse du contexte élec­to­ral qui le condui­rait plus vo­lon­tiers à pen­ser que l’an­cien mi­nistre Em­ma­nuel Ma­cron fe­rait un meilleur rem­part au Front na­tio­nal et à Ma­rine Le Pen. À pro­pos du can­di­dat Be­noît Hamon, Yves Goas­doué a dit jeu­di 9 mars : « Je se­rai par­fai­te­ment loyal avec le PS et son can­di­dat tout en ayant l’hon­nê­te­té de dire que je n’y crois pas ». Sur le prin­cipe de la pri­maire, Yves Goas­doué confie : « Ce n’est pas la pa­na­cée. Dans une pri­maire viennent vo­ter les élé­ments ra­di­ca­li­sés de la pri­maire en ques­tion. C’est le cas à gauche et à droite. Ce­la ne re­flète pas le corps élec­to­ral dans son en­semble. Si­non c’est Ma­nuel Valls qui au­rait ga­gné ». Et Yves Goas­doué de pré­sen­ter le cas d’Alain Jup­pé comme l’exemple de ce prin­cipe à droite. Tout en di­sant clai­re­ment qu’il ne voit pas Be­noît Hamon au deuxième tour de la pré­si­den­tielle, Yves Goas­doué glisse, comme une confi­dence : « L’es­poir des pro­gres­sistes, c’est Ma­cron ». Pour­tant, il as­sure : « Mais je ne nui­rai pas à Be­noît Hamon ». Quant à son par­rai­nage, Yves Goas­doué avoue ne pas sa­voir s’il va par­rai­ner quel­qu’un.

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