Et si on jouait avec la langue fran­çaise ?

Le concours d’or­tho­graphe de Flers Ag­glo, N’ayons pas peur des mots, se dé­roule sa­me­di, à la salle Ma­de­leine-Louain­tier. Ber­nard Bru­chet donne quelques conseils.

L'Orne Combattante (FL) - - LOISIRS -

Sa­me­di Flers.

18 mars, à

La troi­sième édi­tion du concours d’or­tho­graphe de Flers Ag­glo, N’ayons pas peur des mots, se dé­roule sa­me­di 18 mars, à 14 heures, au centre Ma­de­leine-Louain­tier, à Flers. Le jeu est ou­vert à tous, quel que soit son âge ou son ni­veau. L’ins­crip­tion est gra­tuite et des lots sont à rem­por­ter !

Le concours au­rait pu s’ap­pe­ler N’ayons pas peur de faire des fautes. « Faire des fautes, c’est nor­mal, as­sure Ber­nard Bru­chet, cham­pion de dic­tée, à l’ori­gine du concours. On vient au concours pour ap­prendre tout en s’amu­sant ».

« Mieux vaut res­ter sur sa pre­mière idée »

Cet an­cien po­li­cier, pas­sion­né par la langue fran­çaise, a concoc­té, pour sa­me­di, un texte dont il a le se­cret qu’il dic­te­ra aux par­ti­ci­pants. Pas ques­tion d’ali­gner des mots in­com­pré­hen­sibles et des tour­nures de phrases alam­bi­quées. Ce n’est pas le genre de l’au­teur. Le texte est lar­ge­ment com­pré­hen­sible. Tou­te­fois, Ber­nard Bru­chet au­ra pris soin de glis­ser quelques pièges et autres jeux de mots dans sa dic­tée qui ne se­ra pas dé­pour­vue d’hu­mour…

« On peut es­ti­mer qu’au­tour de 10 fautes, c’est un bon ré­sul­tat. Le sans-faute est vrai­ment ré­ser­vé aux gens qui ont l’ha­bi­tude », es­time le Flé­rien qui a ac­cep­té d’en dire un peu plus sur le conte­nu du texte.

« C’est un hom­mage à une per­sonne qui m’est très chère », confie-t-il. « Dans le texte, il n’y a pas de grosses dif­fi­cul­tés gram­ma­ti­cales comme des par­ti­cipes pas­sés de verbes pro­no­mi­naux. Il y a tou­te­fois quelques mots de vo­ca­bu­laire peu cou­rants ».

En re­vanche, il y au­ra de la gram­maire dans les six phrases qu’il dic­te­ra en­suite pour dé­par­ta­ger les concur­rents en cas d’ex ae­quo. Ber­nard Bru­chet conseille d’écou­ter at­ten­ti­ve­ment le texte. « Chaque mot a son im­por­tance », sou­rit l’an­cien po­li­cier. Il pense aus­si à un mot que tout le monde croit sa­voir écrire et pour­tant. Il n’en di­ra pas plus !

Le cham­pion de dic­tée conseille d’abor­der le concours en étant dé­ten­du. Il s’agit avant tout d’un ren­dez-vous convi­vial et lu­dique. Et sur­tout, en 15 ans de concours, il tient à rap­pe­ler que « c’est sou­vent dans les 5 mi­nutes qu’on a pour se re­lire qu’on cor­rige les mots et qu’on fait des fautes. Mieux vaut res­ter sur sa pre­mière idée ».

Un atelier d’or­tho­graphe le ven­dre­di

Pour les per­sonnes qui sou­hai­te­raient ap­pro­fon­dir leurs connais­sances de la langue fran­çaise, Ber­nard Bru­chet anime un atelier ou­vert à tous, chaque ven­dre­di, de 10 heures à 11 h 30, à la mai­son d’ac­ti­vi­tés Saint-Mi­chel.

C’était une de­mande d’ha­bi­tants. Un mo­ment sym­pa­thique où on est là pour faire des fautes.

« On peut s’amé­lio­rer tout en s’amu­sant », as­sure le cham­pion d’or­tho­graphe qui prend un grand plai­sir à faire par­ta­ger ce qu’il sait avec d’autres.

Le groupe d’une quin­zaine de per­sonnes se prend vi­si­ble­ment au jeu et la bonne am­biance est de ri­gueur. Il faut dire que la pé­da­go­gie de l’ani­ma­teur y est pour beau­coup. On y ap­prend plein de choses.

Dans quel cas écrit-on chair, chère, chaire ou cheire ? Sa­viez­vous que lorsque l’on parle de l’oeuvre d’un ar­tiste dans son en­semble, le mot de­vient mas­cu­lin ? Eh oui, on parle « d’un oeuvre in­té­gral » ! « Plus d’un s’était es­claf­fé » ou « plus d’un s’étaient es­claf­fés » ? La pre­mière tour­nure est la bonne alors qu’on dit « moins de deux s’étaient »…

« La langue fran­çaise est dif­fi­cile, re­con­naît Ber­nard Bru­chet. Pour moi, c’est de­ve­nu un jeu, voire une ad­dic­tion. Cer­tains ne vont pas ou­blier leur maillot de bain quand ils partent en va­cances. Moi, ce sont mes dic­tion­naires ».

Les mots sont aus­si un jeu… pour vous en convaincre, ren­dez-vous sa­me­di 18 mars, à la salle Ma­de­leine-Louain­tier, à Flers ! M. M.

Ber­nard Bru­chet, de­bout à gauche, lors de l’atelier d’or­tho­graphe qu’il anime tous les ven­dre­dis à la mai­son d’ac­ti­vi­tés Saint-Mi­chel, à Flers.

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