« Fa­ti­gué », il aban­donne sa voi­ture après en avoir em­bou­ti une autre

L'Orne Combattante (FL) - - ENTRE BOCAGE ET SUISSE NORMANDE - B.M.

Sainte-Ho­no­rine-laC­har­donne. La cour d’ap­pel de Caen (Cal­va­dos) a condam­né mer­cre­di un homme âgé de 33 ans à trois mois de sus­pen­sion de per­mis de conduire pour avoir quit­té la scène d’un ac­ci­dent de la cir­cu­la­tion sur­ve­nu à Sainte-Ho­no­rine-la-Char­donne (Orne), en no­vembre 2014.

Un homme de 33 ans a été re­con­nu cou­pable de délit de fuite.

Il est deux heures du ma­tin le 28 no­vembre 2014, quand cet « ou­tilleur » per­cute, avec sa voi­ture, un autre vé­hi­cule sta­tion­né sur le bord de la route.

« As­sou­pi » au mo­ment de l’ac­ci­dent, il af­firme « ne s’être ren­du compte de rien du tout », mal­gré le dé­clen­che­ment des deux air­bags de sa voi­ture. « Je dor­mais, j’ai pen­sé m’être ar­rê­té tout seul », a ex­pli­qué l’ac­cu­sé.

Le conduc­teur a alors dé­ci­dé d’aban­don­ner sa voi­ture sur place, et de ren­trer chez lui à pied.

Voi­ture tom­bée dans un gouffre

C’est en re­ve­nant sur place « très tôt » le len­de­main ma­tin avec un re­mor­queur, qu’il pré­tend réa­li­ser être à l’ori­gine d’un ac­ci­dent.

La voi­ture d’une as­sis­tante ma­ter­nelle qui ha­bite dans la rue, est hors d’usage.

La jeune femme a ex­pli­qué avoir dé­cou­vert le ma­tin même que son vé­hi­cule « est tom­bé dans un gouffre » à une cen­taine de mètres.

« C’est dé­sor­mais une épave, elle est par­tie à la casse », a ajou­té son avo­cate, Me Ca­ro­line Da­zel.

Pour l’avo­cat gé­né­ral, le pré­ve­nu n’a pas pu igno­rer l’im­por­tance de l’ac­ci­dent au mo­ment de l’ac­cro­chage. Le ma­gis­trat lui a re­pro­ché no­tam­ment d’avoir cher­ché, avec le re­cours au re­mor­queur, à « faire dis­pa­raitre sa voi­ture pour ef­fa­cer toute trace de son im­pli­ca­tion ».

Quand le ma­gis­trat lui a de­man­dé s’il avait consom­mé de l’al­cool la veille, l’ac­cu­sé a concé­dé avoir bu « deux apé­ros, et quelques bières ». En 2008, il avait été condam­né à un mois de pri­son avec sur­sis pour conduite en état d’ivresse et re­fus d’ob­tem­pé­rer. L’avo­cate de la dé­fense a elle de­man­dé la re­laxe de son client, « un ci­toyen sans his­toire qui a ses douze points sur son per­mis de conduire ».

Elle s’est ap­puyée sur l’ab­sence d’éclai­rage dans la rue où est in­ter­ve­nu l’ac­ci­dent pour ex­pli­quer que son client « n’avait pas pu voir la voi­ture ac­ci­den­tée ». Elle a de­man­dé la re­laxe sur le plan pé­nal, ain­si qu’une ré­duc­tion de la peine de sus­pen­sion de per­mis de conduire.

A l’is­sue de l’au­dience, la cour d’ap­pel de Caen a confir­mé le ju­ge­ment ren­du en pre­mière ins­tance par le TGI d’Ar­gen­tan, en fé­vrier 2016.

Le pré­ve­nu de­vra éga­le­ment payer 500 € d’amende, ver­ser 500 € à la vic­time en ré­pa­ra­tion de son pré­ju­dice ain­si que 1.000 € de frais de jus­tice.

« Ci­toyen sans his­toire »

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