Un lo­go pour du jus 100 % fran­çais

Un pro­duc­teur de pommes de l’Orne, qui vit à Mes­sei, est l’un des ini­tia­teurs du lo­go Ce moyen de va­lo­ri­ser une pro­duc­tion lo­cale a été sa­lué, lors de son lan­ce­ment, par le mi­nistre de l’Agri­cul­ture, Sté­phane Le Foll.

L'Orne Combattante (FL) - - BOCAGE SUISSE NORMANDE ET ENTRE -

Une pomme dans un hexa­gone. C’est un nou­veau lo­go, fa­ci­le­ment iden­ti­fiable, mis en place par une as­so­cia­tion re­grou­pant des pro­duc­teurs de pommes de France.

Le mi­nistre va­lide

Ce lo­go fonc­tionne comme une sorte de la­bel der­rière le­quel tra­vaillent dif­fé­rents ac­teurs de la fi­lière, de la pro­duc­tion à l’em­bou­teillage. Il sup­pose une ga­ran­tie de qua­li­té et une ga­ran­tie sur l’ori­gine des fruits.

L’un des ini­tia­teurs de la dé­marche est un Or­nais. Il se nomme Jean-Luc Du­val. Pro­duc­teur de pommes, il est vice pré­sident de la co­opé­ra­tive Agrial et vit à Mes­sei.

Le 27 jan­vier, il a ren­con­tré le mi­nistre de l’Agri­cul­ture, Sté­phane Le Foll, pour lan­cer of­fi­ciel­le­ment ce lo­go.

Contrer la concur­rence

Avant d’abou­tir, cette dé­marche est pas­sée par la créa­tion d’une as­so­cia­tion, lan­cée en 2010.

« Nous avons mis en place une as­so­cia­tion suite au fait que nous avions vu ar­ri­ver dans la grande dis­tri­bu­tion et chez les em­bou­teilleurs des jus de pomme dont on ne com­pre­nait pas le prix », se sou­vient Jean Luc Du­val. « De temps en temps, les gens qui font de la pomme à cou­teau vendent ces pommes-là à vil prix. Ces pommes viennent no­tam­ment de l’Al­le­magne, du lac de Cons­tance, ou de Po­logne. Nous n’étions pas concur­ren­tiels face à ces en­tre­prises qui vendent de l’ex­cé­dent ».

Face à cette concur­rence, des pro­duc­teurs, des trans­for­ma­teurs, des em­bou­teilleurs ont choi­si de se fé­dé­rer en créant l’As­so­cia­tion des pro­duc­teurs de pur jus de pomme de France.

Pro­duit pré­mium

Le but est simple, comme le ré­sume Jean-Luc Du­val : « Mar­ke­ter et iden­ti­fier les pro­duits faits et trans­for­més sur le ter­ri­toire en of­frant un choix clair au consom­ma­teur. C’est du pro­duit pré­mium. On sait ce qu’on boit ».

Du cô­té de la fi­lière, c’est l’as­su­rance de mettre en avant un tra­vail fait dans le res­pect de cer­taines condi­tions et, par consé­quent, de « don­ner de la pé­ren­ni­té à nos pro­duc­tions ».

En ré­su­mé : le consom­ma­teur sait ce qu’il met dans son pa­nier de courses, et le pro­duc­teur sait que ses pommes se­ront ven­dues se­lon un prix cor­rect, sou­te­nable.

Étant don­né que la plu­part sont aus­si des pro­duc­teurs de cidre, le fait de pou­voir pé­ren­ni­ser un re­ve­nu qui leur per­met de di­ver­si­fier leur pro­duc­tion est un atout, gage de sta­bi­li­té.

Si l’on consi­dère qu’un pom­mier re­quiert 4 à 5 ans avant de com­men­cer à pro­duire, on ima­gine as­sez bien l’im­por­tance d’un prix de vente stable pour le pro­duc­teur.

Nou­veau dé­bou­ché

« C’est im­por­tant. C’est un nou­veau dé­bou­ché. Le mar­ché du cidre n’est pas bon et la di­ver­si­fi­ca­tion fait main­te­nant par­tie de notre ac­ti­vi­té », confie Jean-Luc Du­val.

Après le lan­ce­ment de ce lo­go, l’As­so­cia­tion des pro­duc­teurs de pur jus de pomme de France en­tend al­ler plus loin en éla­bo­rant une charte gra­phique, une marque. Dans cette dé­marche, elle est sou­te­nue par le gou­ver­ne­ment.

D’après Jean-Luc Du­val, cer­tains dis­tri­bu­teurs sont ra­vis de cette ini­tia­tive qui « ré­pond à une at­tente des consom­ma­teurs ».

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