Les dou­leurs lom­baires de l’ai­de­soi­gnante ne sont pas dues à son tra­vail

L'Orne Combattante (FL) - - BOCAGE ET SUISSE NORMANDE - B.M.

Le tri­bu­nal ad­mi­nis­tra­tif de Caen a re­je­té, ven­dre­di 31 mars, la de­mande faite par une aide-soi­gnante du centre hos­pi­ta­lier de Flers qui es­time que ses dou­leurs lom­baires et cer­vi­cales ré­sultent de son ac­ti­vi­té pro­fes­sion­nelle.

Flers. Dans leur dé­li­bé­ré, les juges ont don­né rai­son à l’éta­blis­se­ment qui a re­fu­sé en fé­vrier 2007 de reconnaître la ma­la­die pro­fes­sion­nelle d’une em­ployée. Elle n’a ap­por­té au­cun jus­ti­fi­ca­tif qui prouve que son ac­ti­vi­té est bien la cause de ses pro­blèmes mé­di­caux.

L’aide-soi­gnante es­ti­mait no­tam­ment que le di­rec­teur du centre hos­pi­ta­lier a « mal ap­pré­cié » le lien entre sa pa­tho­lo­gie et le ser­vice. Se­lon elle, la lom­bal­gie chro­nique et les pro­blèmes cer­vi­caux dont elle souffre ont bien été contrac­tés à l’oc­ca­sion de son tra­vail. Le tri­bu­nal a lui in­di­qué que les ar­rêts de tra­vail et cer­ti­fi­cats mé­di­caux éta­blis par deux mé­de­cins gé­né­ra­listes n’éta­blissent pas « avec une pré­ci­sion suf­fi­sante » le lien entre ses pa­tho­lo­gies et une éven­tuelle ma­la­die pro­fes­sion­nelle. En outre, elle n’a four­ni au­cun do­cu­ment qui au­rait at­tes­té des « mou­ve­ments ré­pé­tés et for­cés » qu’elle au­rait eus à réa­li­ser en tant qu’agent des ser­vices hos­pi­ta­liers. L’aide-soi­gnante sou­te­nait qu’elle était ré­gu­liè­re­ment ame­née, de­puis cinq ans, dans le cadre de son ac­ti­vi­té, «à le­ver et chan­ger de po­si­tion les pa­tients ».

En­fin, le tri­bu­nal ad­mi­nis­tra­tif a in­di­qué que si l’em­ployée s’est bien vue pres­crire plu­sieurs ar­rêts de tra­vail entre mars 2012 et mars 2016, ils ont tous été jus­ti­fiés « soit par un trai­te­ment on­co­lo­gique, soit par un état dé­pres­sif ».

La com­mis­sion de ré­forme hos­pi­ta­lière, dont l’avis est sou­vent sol­li­ci­té pour les ma­la­dies pro­fes­sion­nelles, avait dé­jà émis à deux re­prises un avis dé­fa­vo­rable à la de­mande faite par l’em­ployée.

Dé­bou­tée de sa de­mande, l’aide-soi­gnante a été condam­née à ver­ser à l’hô­pi­tal de Flers la somme de 1 500 € au titre de ses frais de jus­tice.

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