Les grands pro­jets 2017

L'Orne Combattante (FL) - - FLERS ET SON PAYS -

Quels sont les grands pro­jets de Flers pour 2017 ? Lors du der­nier conseil mu­ni­ci­pal, ils ont été évo­qués à l’oc­ca­sion du vote du bud­get pri­mi­tif.

C’était l’oc­ca­sion d’évo­quer la si­tua­tion fi­nan­cière et d’an­non­cer quelques-uns des grands pro­jets de Flers pour cette an­née. Le 27 mars der­nier, le conseil mu­ni­ci­pal était réuni et a vo­té le bud­get pri­mi­tif 2017.

Gaëlle Pio­line, pre­mière ad­jointe char­gée de la ges­tion fi­nan­cière, a ex­pli­qué les in­ten­tions de ce bud­get 2017. « C’est un bud­get qui conci­lie plu­sieurs ob­jec­tifs », a-t-elle in­di­qué en par­lant de « l’at­trac­ti­vi­té de la ville » et du « rayon­ne­ment de Flers » avec « un pro­gramme d’in­ves­tis­se­ments à haut ni­veau pour avoir les in­fra­struc­tures les plus adap­tées à nos am­bi­tions ».

2017 ver­ra aus­si la créa­tion d’une po­lice mu­ni­ci­pale (lire L’Orne Com­bat­tante du jeu­di 30 mars), la mo­der­ni­sa­tion des écoles.

Elle a ré­pé­té que ce bud­get se fait « sans aug­men­ta­tion d’im­pôts » et per­met de « dé­ga­ger suf­fi­sam­ment de ca­pa­ci­té d’au­to­fi­nan­ce­ment », au­tre­ment dit de l’épargne pour la col­lec­ti­vi­té qui lui per­met « d’in­ves­tir sans avoir re­cours à l’em­prunt ».

Une liste de pro­jets

Les grands pro­jets de 2017 ont été pré­sen­tés. Gaëlle Pio­line a par­lé de la fin du chan­tier de cons­truc­tion d’un es­pace de convi­via­li­té au stade du Ha­zé pour 123 100 €. Le foot­ball flé­rien se­ra gâ­té avec, aus­si, la cons­truc­tion d’un ter­rain de foot à cinq pour 90 000 €.

La mo­der­ni­sa­tion du gym­nase du col­lège Jean-Mon­net a été men­tion­née pour 220 000 €. Néan­moins, la ville de Flers ne sait pas encore com­bien ce chan­tier pour­rait coû­ter, Yves Goas­doué ayant in­di­qué que « les né­go­cia­tions sont en cours avec les as­su­reurs sur l’am­pleur de l’in­dem­ni­sa­tion ». L’école pri­maire Sé­vi­gné Paul-Bert ne se­ra pas en reste avec la somme de 1 200 000 € flé­chée pour sa res­tau­ra­tion.

La créa­tion d’un pôle as­so­cia­tif pour 1 440 000 € a été an­non­cée.

Dans un autre do­maine, Flers veut in­ves­tir 75 000 € dans une salle pour ac­cueillir ses ser­veurs in­for­ma­tiques.

La ville pré­voit 270 000 € pour une ac­qui­si­tion im­mo­bi­lière des­ti­née à l’éven­tuel trans­fert des ate­liers mu­ni­ci­paux.

En­fin, de « gros en­tre­tiens » concer­nant la voi­rie, les bâ­ti­ments et les ma­té­riels sont an­ti­ci­pés avec la somme de 1 690 609 €.

Au mo­ment du vote, ce bud­get pri­mi­tif a été adop­té à la ma­jo­ri­té moins quatre abs­ten­tions. Quatre membres de l’op­po­si­tion se sont abs­te­nus. Ca­the­rine Ha­vas, conseillère mu­ni­ci­pale de l’op­po­si­tion a ex­pli­qué ce choix, es­ti­mant que la masse sa­la­riale avait aug­men­té.

Pe­tits dé­bats

Se di­sant « dé­çu », le maire socialiste Yves Goas­doué a tan­cé l’op­po­si­tion es­ti­mant qu’il s’agis­sait d’un « point de vue plus dog­ma­tique que prag­ma­tique ».

Alors que les séances sont ha­bi­tuel­le­ment très cor­diales, l’échange était un peu ten­du.

Sor­tis de la séance, les membres d’une par­tie de l’op­po­si­tion ont ré­agi dans un com­mu­ni­qué : « Con­tra­rié par notre simple abs­ten­tion lors du vote du bud­get, le maire a ré­agi en cri­ti­quant ver­te­ment notre choix et en nous fai­sant la mo­rale », écrit Anne-Ma­rie Mo­rin, conseillère mu­ni­ci­pale d’op­po­si­tion tout en de­man­dant : « De­vons-nous en per­ma­nence être une gen­tille op­po­si­tion ho­mo­lo­guée par la ma­jo­ri­té ? ». Elle pour­suit : « Nous ne re­cher­chons ni l’as­sen­ti­ment, ni les tapes sur les doigts de la ma­jo­ri­té, nous agis­sons seule­ment dans le sou­ci du bien-être de nos conci­toyens ».

Tout en sa­luant les pro­jets de vi­déo pro­tec­tion et de po­lice mu­ni­ci­pale, cette par­tie de l’op­po­si­tion es­time que ses idées, celles dé­fen­dues lors des der­nières élec­tions mu­ni­ci­pales, se re­trouvent pré­sen­tées par la ma­jo­ri­té. Ce qui leur fait dire, s’adres­sant au maire avec un ton un peu ta­quin : « Per­met­tez­nous de gar­der l’ex­clu­si­vi­té d’autres idées in­no­vantes que nous ré­ser­vons pré­cieu­se­ment pour le pro­chain man­dat ».

Étant don­né qu’il y a désormais deux ten­dances dans l’op­po­si­tion de droite, le conseiller mu­ni­ci­pal Les Ré­pu­bli­cains, Hu­bert Ro­billard, a, lui aus­si, ré­agi dans un com­mu­ni­qué. Il sa­lue aus­si la dé­ci­sion de créer une po­lice mu­ni­ci­pale, qui était un thème de cam­pagne de la liste conduite par Phi­lippe Se­naux, et écrit : « Mon­sieur Goas­doué prend là acte du be­soin im­pé­rieux de sé­cu­ri­té des Flé­riens que j’ai ré­gu­liè­re­ment sou­le­vé ». Et Hu­bert Ro­billard d’ex­pli­quer qu’il a choi­si de voter le bud­get en ver­tu du fait qu’il « tient compte de la mise en place de cette po­lice mu­ni­ci­pale ».

T.G.

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