J’ai tes­té pour vous la so­phro­lo­gie

L'Orne Combattante (FL) - - SUISSE NORMANDE -

Thu­ry-Har­court.

Je suis un peu déso­rien­tée, fa­ti­guée mais zen. J’ai pas­sé l’heure à pen­ser à rien ; je ne me suis oc­cu­pée que de moi. J’ai tout mis en sus­pens.

Non, je n’ai pas ven­du ma­ri et en­fants pour par­tir souf­fler au mi­lieu du dé­sert. J’ai sim­ple­ment ré­pon­du à l’in­vi­ta­tion de Clau­dia Car­nei­ro. La so­phro­logue a po­sé ses af­faires dans le pôle de san­té li­bé­ral et am­bu­la­toire de Thu­ryHar­court et pro­pose, le lun­di, de 10 h à 11 h, une heure hors du temps.

Lais­ser sor­tir les émo­tions

Lun­di 3 avril, la séance, or­ga­ni­sée par l’as­so­cia­tion d’in­ser­tion Aiiles, se te­nait à la salle des pompes. Ce ma­tin-là, nous sommes une pe­tite di­zaine. Beau­coup de femmes m’en­tourent.

Cha­cun confor­ta­ble­ment ins­tal­lé sur une chaise, nous for­mons un rond. Une voix douce nous pré­sente les exer­cices. Ob­jec­tifs : ap­prendre à se dé­tendre, à s’apai­ser et tra­vailler sur notre stress, notre an­xié­té. Vaste pro­gramme.

Je com­mence par la base : me concen­trer sur ma res­pi­ra­tion ab­do­mi­nale. Vi­sage, épaules, bras, jambes… Clau­dia Car­nei­ro nous guide dans une dé­tente to­tale, de cha­cune des par­ties du corps. Elle nous de­mande de per­ce­voir comment nous nous sen­tons là, main­te­nant, s’il y a des ten­sions, des ru­mi­na­tions, de res­sen­tir son corps. Y a-t-il des dou­leurs ? Êtes-vous ten­dus, dé­ten­dus ?

Il est temps d’éva­cuer les ten­sions. Pour dé­con­trac­ter une zone et sen­tir le re­lâ­che­ment, nous contrac­tons le muscle… avant de le re­lâ­cher. En par­tant des pieds, en pas­sant par les mol­lets puis les cuisses… et l’en­semble du corps, nous contrac­tons, zone par zone, vous l’au­rez com­pris, jus­qu’à la tête. Nous éva­cuons en­suite toutes les émo­tions en la fai­sant sor­tir de notre corps avec la res­pi­ra­tion en lan­çant les bras vers l’avant.

Main sur le ventre, l’autre sur le tho­rax, nous nous concen­trons sur notre res­pi­ra­tion. Je suis tran­quille, apai­sée ; ma res­pi­ra­tion di­mi­nue na­tu­rel­le­ment, je suis dé­ten­due. Les yeux fer­més, je bloque la res­pi­ra­tion et j’éva­cue toutes les ten­sions. Je suis bien.

Dans un deuxième temps, Clau­dia Car­nei­ro nous ini­tie à la sieste flash, une mé­thode « très ef­fi­cace pour les in­som­niaques si vous la pra­ti­quée plu­sieurs fois par jour », note cette an­cienne in­som­niaque.

Ins­tal­lée aus­si confor­ta­ble­ment que pos­sible, je glisse une clé dans ma main ; dé­croise bras et jambes et ferme les yeux. Sans ja­mais don­ner d’à-coups, je ra­len­tis ma res­pi­ra­tion. Elle se fait souple et agréable, ni trop lente ni trop ra­pide. Le rythme des pen­sées aus­si ra­len­ti. « Dé­con­trac­tez les muscles : du cou, de la mâ­choire, du dos, des bras, des jambes et de toutes les par­ties de votre corps », guide la so­phro­logue.

La res­pi­ra­tion et le rythme car­diaque ra­len­tissent, les muscles se re­lâchent, of­frant une dé­tente du corps et de l’es­prit. Le ré­veil se fait quand la clé tombe sur le sol ; vous avez som­bré dans un som­meil lé­ger mais ré­cu­pé­ra­teur.

« Ce­la me re­centre, le cer­veau est dé­ga­gé », note, à la sor­tie de la salle, une par­ti­ci­pante. « Je suis fa­ti­gué, ça me fait bailler », com­mente une autre. Et vous ?

« Je suis bien »

Pro­chaine séance de so­phro­lo­gie, or­ga­ni­sée par l’as­so­cia­tion d’in­ser­tion Aiiles, lun­di 24 avril, à 9 h 30, à la salle des Pompes, à Thu­ryHar­court.

Lun­di 3 avril, la séance de so­phro­lo­gie, or­ga­ni­sée par l’as­so­cia­tion d’in­ser­tion Aiiles, se te­nait à la salle des pompes.

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