Le trot­toir d’en face, de joyeux mé­lan­co­liques à Ce­ri­sy

Ils se­ront à Ce­ri­sy-Belle-Etoile, au fes­ti­val des Bichoiseries, le 24 juin pro­chain, avec leur mu­sique fes­tive. En­tre­tien avec le chan­teur du groupe Le trot­toir d’en face, Be­noît Cra­bos.

L'Orne Combattante (FL) - - LOISIRS - Propos recueillis par Tho­mas Gour­lin

Comment dé­fi­nir en quelques mots l’état d’es­prit et la mu­sique de Le trot­toir d’en face ?

Je crois que ça reste une mu­sique fes­tive, mais dans le sens pre­mier du terme. C’est une mu­sique pour ras­sem­bler avant tout. Dans la ma­nière dont ça se tra­duit, je di­rais qu’on ne s’est ja­mais bri­dé. Sur scène, ça peut al­ler d’une am­biance in­ti­miste à des am­biances plus rock’n’roll. On fait les choses de ma­nière très in­tui­tive, comme un nou­veau-né, tout en gar­dant à l’es­prit cette bonne hu­meur. On nous dé­fi­nit sou­vent comme des joyeux mé­lan­co­liques. D’où le groupe est-il ori­gi­naire ?

On est d’Or­thez, dans les Py­ré­nées-At­lan­tiques. Donc vous ne connais­sez pas for­cé­ment la Nor­man­die ?

Pas for­cé­ment. On y est dé­jà al­lés. On y a dé­jà joué parce que ça com­mence à bou­ger un peu pour nous mais on peut dire que l’on n’ha­bite pas dans le QG le plus er­go­no­mique sur la carte fran­çaise. Mais nous avons joué à Dieppe, Bayeux et près du Havre, il me semble. Chaque fois que l’on peut bou­ger, on est très contents. Comment le groupe s’est-il construit ?

C’est une his­toire très simple et à la fois ori­gi­nale, car c’est rare que ça dure si long­temps. On s’est connus sur les bancs de l’école de mu­sique à Or­thez, quand on avait, peut-être, dix ans. On a mon­té notre groupe lors d’une es­pèce d’école de fin d’an­née, en 2004. Et, ça n’a ja­mais chan­gé, en fait. À quelques in­di­vi­dua­li­tés près, on est tou­jours là. On est une bande d’amis. On a tou­jours tout ca­lé au­tour du groupe et il y a tou­jours eu une forme de franc­par­ler et de res­pect mu­tuel entre nous qui font qu’il n’y a ja­mais eu d’his­toires et que le ba­teau conti­nue d’avan­cer. Vous ve­nez aux Bichoiseries avec plein de choses dans vos ba­gages. Qu’al­lez vous ap­por­ter aux fes­ti­va­liers ?

En fait, là, on entre en ré­si­dence la se­maine pro­chaine. On part jouer au fes­ti­val Bo­by La­poine de Pe­ze­nas et ce se­ra la der­nière date que l’on fait pra­ti­que­ment qu’avec des chan­sons de notre al­bum sor­ti en 2015. À par­tir de la se­maine pro­chaine, on monte un nou­veau spec­tacle, qui contien­dra en­core des points forts ou qui nous plaisent de l’al­bum en ques­tion, et avec beau­coup de nou­veau­tés avant de pas­ser en stu­dio pour fixer ça sur un disque et pou­voir re­ve­nir avec un nou­vel al­bum d’ici dé­but 2018. Donc vous al­lez tes­ter des chan­sons in­con­nues sur la scène des Bichoiseries…

C’est tout à fait ça. On va les tes­ter sur tous les concerts que l’on va avoir cet été. Même si les ar­ran­ge­ments scé­niques sont tou­jours très dif­fé­rents de ce que l’on veut faire sur l’al­bum, en tout cas la force des titres et la ma­nière de les com­mu­ni­quer à notre pu­blic se­ra tes­tée tout le long de l’été pour pou­voir prendre un peu de re­cul sur ces titres avant de les mettre dé­fi­ni­ti­ve­ment sur l’al­bum. Donc de l’in­édit à Ce­ri­sy…

Oui. On a tou­jours fait les choses comme ça. On se consi­dère vrai­ment au dé­part comme un groupe de scène. Même si main­te­nant on com­mence à prendre goût au tra­vail de stu­dio, si on fait ça, c’est quand même pour al­ler sur les planches, à la ren­contre des gens, tout sim­ple­ment. On trouve que la meilleure ma­nière de pré­pa­rer un al­bum, c’est quand même d’al­ler le tes­ter et d’al­ler voir un peu comment le pu­blic ré­agit. C’est tou­jours un grand plai­sir.

Les membres du groupe Le trot­toir d’en face aiment la scène et le jeu avec le pu­blic.

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