QUES­TIONS À BER­NARD SOUL ET JACQUES DAL­MONT

L'Orne Combattante (FL) - - LA FERTÉ ET SON PAYS -

Ber­nard Soul, maire de Domfront-en-Poi­raie et Jacques Dal­mont, maire de La Fer­té-Ma­cé, ont été contac­tés tous les deux par les ser­vices de la pré­fec­ture de l’Orne, à propos du re­lo­ge­ment des mi­grants de Per­rou.

1. Êtes-vous fa­vo­rables à l’ac­cueil des mi­grants ?

Ber­nard Soul. Bien sûr comme je l’ai dé­jà ex­pri­mé. Il ne faut pas ac­cep­ter toute la mi­sère du monde mais ap­por­ter une ré­ponse hu­maine aux sol­li­ci­ta­tions des mi­grants faites à la France et à l’Eu­rope s’agis­sant de ré­fu­giés po­li­tiques. Les ré­ponses éco­no­miques sont à ap­por­ter par nos gou­ver­nants près des pays concer­nés.

Jacques Dal­mont. Ce n’est pas une ques­tion d’être fa­vo­rable ou non. C’est une réa­li­té que l’on ne peut igno­rer. On ne peut pas lais­ser mou­rir des per­sonnes à la li­mite de nos fron­tières. Nous avons un de­voir de so­li­da­ri­té. La construc­tion de murs n’a ja­mais rien ré­so­lu. Les temps sont dif­fi­ciles mais ce n’est en se re­pliant sur soi-même que l’on ap­por­te­ra des so­lu­tions à des pro­blèmes pour les­quels nous avons notre part de res­pon­sa­bi­li­té.

2. Avez-vous dé­jà pen­sé à des struc­tures d’ac­cueil en par­ti­cu­lier sur votre com­mune ?

B.S. : Non puisque, à tra­vers nos échanges avec les ser­vices de la pré­fec­ture, les so­lu­tions en­vi­sa­gées se font au­près des bailleurs so­ciaux en fonc­tion de leurs ca­pa­ci­tés spé­ci­fiques de lo­ge­ment. Par ailleurs, nous res­tons à l’écoute de l’as­so­cia­tion Ac­cueil des ré­fu­giés en Dom­fron­tais et les re­mer­cions pour le tra­vail ef­fec­tué et le lien avec le monde as­so­cia­tif.

J.D. : Nous re­gar­dons quelles so­lu­tions pra­tiques per­met­traient de pré­pa­rer cet ac­cueil.

3. Crai­gnez-vous que ce­la puisse in­fluen­cer le vote de la po­pu­la­tion ?

B.S. : Je n’es­père pas, sa­chant que le pro­blème est mon­dial, eu­ro­péen, fran­çais et que tout ci­toyen in­for­mé est bien cons­cient et de la réa­li­té des choses et du pro­blème de l’im­mi­gra­tion en gé­né­ral.

J.D. : Bien sûr il y a un contexte po­li­tique élec­to­ral mais la vie conti­nue. Ce n’est pas mon ob­ses­sion. Il faut gé­rer les pro­blèmes en pre­nant ses res­pon­sa­bi­li­tés.

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