Les réac­tions

L'Orne Combattante (FL) - - ENTRE BOCAGE ET SUISSE NORMANDE -

Yves Goas­doué.

dé­pu­té-maire PS de Flers, sou­tien d’Em­ma­nuel Ma­cron :

La pre­mière consta­ta­tion est simple. L’Orne n’échappe pas aux ten­dances na­tio­nales. Hausse sen­sible du Front na­tio­nal et de la gauche ra­di­cale. Le dé­par­te­ment, dans ces zones les plus ur­baines place ce­pen­dant E. Ma­cron as­sez lar­ge­ment en tête. (…) Dans un monde de mé­dia­ti­sa­tion im­mé­diate et conti­nue, ce ne sont plus les par­tis qui comptent mais le lien que crée le lea­der avec le mou­ve­ment, mou­ve­ment très lar­ge­ment à socle nu­mé­rique. Ce constat est la con­sé­quence d’in­éga­li­tés trop fortes, so­ciales, ter­ri­to­riales cultu­relles. Ce constat est la con­sé­quence de po­li­tiques qui semblent ne pas avoir de prise sur la réa­li­té car elles ne pro­duisent leurs ef­fets que sur le long terme et à la condi­tion de ne pas être constam­ment mo­di­fiées. Ce constat est la con­sé­quence des « af­faires » à gauche comme à droite et sin­gu­liè­re­ment des af­faires qui ont af­fec­té le can­di­dat LR pen­dant toute la cam­pagne élec­to­rale. Ce constat est en­fin la con­sé­quence de la di­vi­sion des so­cia­listes, di­vi­sion qui per­dure de­puis le dé­but du quinquennat et qui rend le PS in­au­dible et peu cré­dible. (…) On pense gé­né­ra­le­ment que seules les pe­tites com­munes ru­rales iso­lées dont les ha­bi­tants se sentent loin de tout bas­culent vers le Front na­tio­nal. C’est une ana­lyse fausse. Un nombre consi­dé­rable de com­munes moyennes, an­cien chef-lieu de can­ton, com­munes bien des­ser­vies, do­tées d’écoles, de com­merces , de ser­vices pu­blics placent le FN en tête.

(…) Mon ana­lyse est que rien n’est fait, rien n’est joué. (…) La mo­bi­li­sa­tion in­di­vi­duelle est donc in­dis­pen­sable pour faire élire E. Ma­cron. Son de­voir se­ra de ras­sem­bler toutes les Fran­çaises et tous les Fran­çais.

Conseiller dé­par­te­men­tal, maire de Tin­che­bray-Bo­cage,

Jé­rôme Nury.

can­di­dat LR aux lé­gis­la­tives :

Mal­gré les bons scores de Fran­çois Fillon au ni­veau lo­cal et dé­par­te­men­tal, ce pre­mier tour d’élec­tion pré­si­den­tielle avec le ré­sul­tat na­tio­nal que l’on connaît, est une dé­cep­tion pour toutes celles et tous ceux qui por­taient les idées de la droite et du centre. Nous as­sis­tons à un vé­ri­table « big bang » po­li­tique. A un scé­na­rio jamais vu sous la 5e Ré­pu­blique. Les deux par­tis de gou­ver­ne­ment de gauche et de droite sont éli­mi­nés si­mul­ta­né­ment dès le 1er tour.

Tou­te­fois, notre can­di­dat fait un score qui cor­res­pond au socle de notre élec­to­rat. Ce qui n’est pas le cas de ce­lui du Parti so­cia­liste, to­ta­le­ment écla­té et frag­men­té.

(…) Dans ce scé­na­rio in­édit, il nous faut nous pro­non­cer en fonc­tion de cri­tères et de va­leurs qui fondent per­son­nel­le­ment notre en­ga­ge­ment ci­toyen.

Pour ma part, je ne sou­haite pas d’une France re­pliée sur elle même. Iso­lée. Qui fasse vo­ler en éclat l’Union Eu­ro­péenne et l’Eu­ro, en­traî­nant de fac­to la faillite de notre pays. Pour ces rai­sons, je vo­te­rai Em­ma­nuel Ma­cron. Ce n’est pas un sou­tien. Ce n’est pas un vote de convic­tion. C’est un vote de ré­si­gna­tion.

Nous de­vons veiller main­te­nant à ne pas nous dis­per­ser et à faire en sorte que notre fa­mille po­li­tique reste unie et ras­sem­blée pour l’ave­nir. Car les élec­tions lé­gis­la­tives de juin pro­chain se­ront l’oc­ca­sion pour la Droite et le Centre de don­ner une ma­jo­ri­té à nos idées et de pro­po­ser une vraie al­ter­nance. Il nous faut donc res­ter mo­bi­li­sés, plus que jamais !

Phi­lippe Se­naux.

Conseiller Dé­par­te­men­tal, Res­pon­sable des en­tre­pre­neurs avec Fillon pour l’Orne :

Un seul can­di­dat avait une sta­ture de pré­sident dans ce mo­ment si dif­fi­cile que nous vi­vons avec le ter­ro­risme et la ten­sion in­ter­na­tio­nale qui montent. Il avait en plus l’ex­pé­rience et une ma­jo­ri­té au par­le­ment qui lui au­rait per­mis de gou­ver­ner. Un seul avait un pro­gramme éco­no­mique co­hé­rent pour re­lan­cer en­fin la crois­sance et créer des em­plois. C’était Fran­çois Fillon. Les fran­çais, for­ma­tés par les mé­dias aux mains de Ma­cron, cé­dant aux ma­noeuvres et au com­plot de Hol­lande, ont choi­sis autre chose. Ils se donnent main­te­nant pour le deuxième tour, le choix entre une ex­trême droite avec Ma­rine Le Pen qui mène à l’aven­ture et le dé­sastre éco­no­mique en quit­tant l’Eu­rope, et une ma­rion­nette com­mer­ciale et pu­bli­ci­taire avec Em­ma­nuel Ma­cron qui ne pour­ra me­ner au­cune po­li­tique co­hé­rente.

Pauvre France !, et quelle si­tua­tion ter­rible nous al­lons lais­ser aux fu­tures gé­né­ra­tions. Nos en­fants et pe­tits en­fants voient leur ave­nir se bou­cher. Quelle ca­tas­trophe pour eux !

Ni­co­las Mayer-Ros­si­gnol.

Pré­sident du groupe « So­cia­listes, Ra­di­caux et Ci­toyens » à la Ré­gion Nor­man­die :

Quinze ans qua­si­ment jour pour jour après ce si­nistre 21 avril 2002, l’ex­trême-droite est de nou­veau au se­cond tour d’une élec­tion pré­si­den­tielle en France. Si les per­sonnes ont chan­gé, les idées res­tent les mêmes. Elles sont fu­nestes et dan­ge­reuses.

Pour le se­cond tour, rien n’est joué. Sou­ve­nons-nous de l’élec­tion de Do­nald Trump, du Brexit, du score très ser­ré en Au­triche.

C’est pour­quoi, comme l’a fait dès ce soir Be­noît Ha­mon, j’ap­pelle tous les Fran­çais à vo­ter pour Em­ma­nuel Ma­cron le 7 mai pro­chain et à se mo­bi­li­ser pour battre l’ex­trême-droite, le plus lar­ge­ment pos­sible. La haine et le re­pli sur soi ne sont pas l’ave­nir de la France.

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