Les réac­tions

L'Orne Combattante (FL) - - ENTRE BOCAGE ET SUISSE NORMANDE -

Pas­cal Al­li­zard.

Sé­na­teur du Cal­va­dos, pré­sident de la Fé­dé­ra­tion LR du Cal­va­dos, maire de Con­dé-en-Nor­man­die :

Au soir du pre­mier tour de l’élec­tion pré­si­den­tielle, je veux sou­li­gner le taux de par­ti­ci­pa­tion qui confirme l’at­ta­che­ment des Fran­çais à cette im­por­tante res­pi­ra­tion dé­mo­cra­tique pour notre pays. Je prends acte de l’échec de Fran­çois Fillon. C’est une grande dé­cep­tion. Je veux néan­moins rendre hom­mage à son cou­rage. F. Fillon à la sta­ture d’un homme d’état, l’ex­pé­rience et le sang-froid, qui plus est dans un contexte in­ter­na­tio­nal ten­du. Je de­meure éga­le­ment convain­cu que la France passe à cô­té d’un vrai pro­jet de re­dres­se­ment éco­no­mique et so­cial. Les deux fi­na­listes sont donc Ma­rine Le Pen et Em­ma­nuel Ma­cron. À nos amis qui pour­raient être ten­tés par un vote pour Ma­rine Le Pen, je veux sim­ple­ment leur rap­pe­ler que Ma­dame Le Pen n’est pas de droite. Son pro­gramme éco­no­mique est so­cia­liste comme ce­lui de Mon­sieur Mé­len­chon. Elle a une forte ten­dance na­tio­na­liste qui est rin­garde et plus en­core in­quié­tante. Le com­bat pour l’em­ploi et la sé­cu­ri­té ne se ga­gne­ra pas dans le re­pli sur soi et la peur des autres. Pas une seule voix pour Ma­dame Le Pen !

Par ailleurs, je de­meure vi­gi­lant quant à cette cam­pagne qui se pour­suit et aux évo­lu­tions éven­tuelles que pro­po­se­ra Em­ma­nuel Ma­cron, en lien no­tam­ment avec une « re­com­po­si­tion élar­gie » de la Gauche fran­çaise qui doit dé­sor­mais se réunir au­tour du fils spi­ri­tuel de Fran­çois Hol­lande.

Jean Claude Lenoir.

Sé­na­teur de l’Orne, Pré­sident de la com­mis­sion des af­faires éco­no­miques du Sé­nat :

Mal­gré des chiffres plus ré­con­for­tants au plan lo­cal, le ré­sul­tat de ce pre­mier tour est évi­dem­ment une im­mense dé­cep­tion par rap­port à l’en­thou­siasme qu’avait sou­le­vé la Pri­maire de la droite et du centre. Les urnes ayant par­lé, les élec­teurs n’au­ront plus le choix, le 7 mai, qu’entre deux can­di­dats.

Pour ma part, je ne sau­rais cau­tion­ner l’aven­ture à haut risque qui consis­te­rait à quit­ter l’Eu­rope et à sor­tir de l’eu­ro tout en ra­me­nant l’âge de la re­traite à 60 ans. Je vo­te­rai donc Em­ma­nuel Ma­cron. Ce se­ra un choix de rai­son en at­ten­dant de pou­voir faire le choix du coeur les 11 et 18 juin.

Je rap­pelle aux élec­teurs de la droite et du centre qui se sentent au­jourd’hui floués que ce sont les lé­gis­la­tives qui dé­ter­mi­ne­ront les orien­ta­tions po­li­tiques des cinq an­nées à ve­nir. Je les in­vite donc à gar­der es­poir et à res­ter mo­bi­li­sés pour l’élec­tion de nos dé­pu­tés, qui se­ra plus que jamais dé­ci­sive.

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