Fran­cis, mon­sieur sé­cu­ri­té de la spéciale JML

L'Orne Combattante (FL) - - CONDÉ ET SON PAYS -

Fran­cis Bou­lais fait par­tie des pe­tites mains du ral­lye. Res­pon­sable de la spéciale JML, il s’as­sure de la sé­cu­ri­té de cette course (Lire aus­si pages Sports).

Di­manche 30 avril, peu après 16 h, Fran­cis Bou­lais au­ra le sou­rire si la der­nière spéciale du ral­lye n’a connu au­cun sou­ci de sé­cu­ri­té. « Nous ne sommes pas à l’abri d’une sor­tie de route mais en règle gé­né­rale, le ral­lye se passe bien. »

A 66 ans, ce na­tif de Con­dé­sur-Noi­reau a in­té­gré l’écu­rie de Suisse nor­mande de­puis cinq ans. Cet an­cien ga­ra­giste à la re­traite, a tou­jours été pas­sion­né par les sports mé­ca­niques.

« À la re­traite, j’ai vou­lu m’in­ves­tir dans l’or­ga­ni­sa­tion du ral­lye. » Pen­dant plu­sieurs an­nées, Fran­cis a eu en charge la spéciale de Saint-Ger­main-deTal­le­vende. « Une belle course mais c’était com­pli­qué de ra­me­ner les pi­lotes en­suite. Le bu­reau a dé­ci­dé de tout re­grou­per au­tour de Con­dé. »

Pour cette 33e édi­tion, il est res­pon­sable de la JML. Une spéciale de 12,300 km qui em­mè­ne­ra les pi­lotes du cô­té de SaintGer­main-du-Crioult.

120 per­sonnes mo­bi­li­sées

Si­gna­lé­tique, ar­rê­tés pré­fec­to­raux, ges­tion des zones spec­ta­teurs… « Il faut faire de la di­plo­ma­tie avec les ri­ve­rains et la Pré­fec­ture », sou­rit Fran­cis. 120 per­sonnes sont mo­bi­li­sées sur les quatre spé­ciales.

« Il faut être in­tran­si­geant et être très pré­cis sur la sé­cu­ri­té. Nous tra­vaillons avec la gen­dar­me­rie et la com­mis­sion de sé­cu­ri­té de la pré­fec­ture a va­li­dé les spé­ciales. Il faut un an de pré­pa­ra­tion. »

Les or­ga­ni­sa­teurs n’ont pas le droit à l’er­reur. « Nous sommes no­tés par la FFSA sur chaque spéciale. »

Di­manche, Fran­cis au­ra un pin­ce­ment au coeur quand il fau­dra don­ner le dé­part de la JML qui se fe­ra de­vant la mai­son de Jean-Marc Le­cha­tel­lier.

« C’est grâce à lui si nous sommes une équipe sou­dée, confie Fran­cis, les yeux rou­gis. Et puis il était comme un frère pour moi ».

M.T.

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