Moun­tain men se­ra sur le mont de Ce­ri­sy le 23 juin

Ils viennent de Grenoble. Ven­dre­di 23 juin, les Moun­tain men grim­pe­ront à Ce­ri­sy-Belle-Étoile sur le mont pour le fes­ti­val des Bi­choi­se­ries. En­tre­tien avec Ma­thieu Guillou, chan­teur du groupe.

L'Orne Combattante (FL) - - LOISIRS -

Moun­tain men, en an­glais, ça veut dire « trap­peur ». Êtes-vous une bande de trap­peurs ?

On n’est pas des trap­peurs du tout (rires). On a ar­rê­té la chasse il y a quelques temps. Pour­quoi ce nom de Moun­tain Men ? Il y a deux rai­sons très simples. La pre­mière, c’est un peu la lo­ca­li­sa­tion géo­gra­phique parce qu’on est dans les mon­tagnes au-des­sus de Grenoble. Et la deuxième, c’est un se­cret. Donc je ne pour­rai pas le dire. Ah donc ce n’est pas juste une lé­gende. Il y a vrai­ment un se­cret.

Il y a vrai­ment un se­cret, ouais. Ap­pa­rem­ment tout a com­men­cé dans un bar…

Ouais. Au dé­part, Moun­tain men c’est un duo. Et c’est vrai que la ren­contre avec Ian Gid­dey s’est faite un peu par ha­sard. Mais est-ce qu’il y a vrai­ment de ha­sard, je ne suis pas sûr. Ian fai­sait un concert dans un ca­fé-concert en mon­tagne, en Char­treuse, pas loin de chez moi et, en fin de soi­rée, il a de­man­dé si quel­qu’un vou­lait jouer. On a boeu­fé un bon mo­ment. C’est de là que c’est parti. Qu’est ce que vous fai­siez dans la vie avant cette ren­contre mu­si­cale ?

Moi, j’ai fait plein de bou­lots. J’ai été mo­ni­teur de ski. Juste avant de faire de la mu­sique, je tra­vaillais dans l’as­sai­nis­se­ment. Après cette ren­contre avec l’har­mo­ni­ciste Ian Gid­dey, tout s’est en­chaî­né ?

Oui. On s’est ren­con­trés en 2005 et on a fait que quelques concerts. Ça ne s’ap­pe­lait même pas Moun­tain men à l’époque. En 2006, on a joué au trem­plin Blues sur Seine. C’est là qu’il y a eu un vrai truc parce qu’on a joué de­vant pas mal de presse et ça s’est vrai­ment bien pas­sé. C’est là que le nom Moun­tain men est, un peu, ap­pa­ru. Mal­heu­reu­se­ment, en 2006, 2007 et 2008, on a fait très peu de concerts parce que Ian était en tour­née avec un autre groupe. Et, donc, jus­qu’au mi­lieu de 2008 on a en­re­gis­tré notre pre­mier al­bum, Spring Time Co­ming, qui est sor­ti en 2009. C’est le vrai dé­but de Moun­tain men. En­suite, vous avez re­çu des prix, des ré­com­penses.

Exac­te­ment. Après le prix de la ré­vé­la­tion fran­çaise à Co­gnac, on a pu al­ler jouer au fes­ti­val de Blues de Mem­phis pour re­pré­sen­ter la France. En­suite, tout s’est un pe­tit peu en­chaî­né. On avait dé­jà quelques concerts et notre al­bum s’est re­trou­vé en tête des ventes blues jazz sans trop com­prendre pour­quoi. Parce qu’on n’avait pas de plan de pro­mo. C’était vrai­ment fait avec une pe­tite as­so­cia­tion près de chez nous qui nous a fi­lé un coup de main. L’al­bum s’est bien ven­du et, à ce mo­ment-là, on a fait la pre­mière par­tie d’un des der­niers concerts de Ba­shung, en 2009.

C’est là qu’on a ren­con­tré Mike d’Inca et qu’on a si­gné avec Echos pro­duc­tions. Et l’al­bum est res­sor­ti en 2010. Spring Time Co­ming est sor­ti deux fois, en fait. Et vous avez été re­joints par De­nis Barthe, l’an­cien bat­teur de Noir Dé­sir.

En 2011, on a sor­ti un al­bum live pour la fin de la tour­née de Spring Time Co­ming. En 2012, on a sor­ti notre deuxième al­bum, Hope, et en 2014 on a sor­ti un al­bum live hom­mage à Bras­sens. En 2015, on a sor­ti notre troi­sième al­bum stu­dio Against the Wind et en 2016 notre qua­trième al­bum stu­dio Black Mar­ket Flo­wers. C’est là que De­nis Barthe nous a re­joints à la bat­te­rie et Oli­vier Ma­thios à la basse. Qu’est ce que vous ré­ser­vez aux fes­ti­va­liers des Bi­choi­se­ries ?

Là, dans notre der­nier al­bum, on a vou­lu ex­plo­rer un ver­sant un peu plus élec­trique, plus rock. Avant, c’était en duo et de ma­nière très acous­tique. On a pré­pa­ré un show très rock. On se fait plai­sir, c’est ce qui prime chez nous. On a hâte d’y être. On a dé­jà fait 45 dates sur cette tour­née et on est à peu près au mi­lieu. Et est ce qu’il y a un dress code ou un truc pour se pré­pa­rer à votre concert.

Le seul truc, qui re­vient à cha­cun de nos concerts, c’est que l’on ins­taure une es­pèce de po­li­tesse. À chaque fois que l’un de nous quatre dit « mer­ci », les gens ré­pondent : « de rien ». Mais, à l’in­verse, quand les gens disent « mer­ci », nous aus­si on ré­pond : « de rien ».

Pro­pos re­cueillis par Tho­mas Gour­lin

Billet­te­rie. Pass deux jours : 35 € en pré­vente / 42 € sur place. Billet un soir : 20 € en pré­vente / 25 € sur place. Le cam­ping est of­fert avec les billets. Cart@too et Pass + ac­cep­tées (ré­duc­tions cu­mu­lables, uti­li­sables uni­que­ment dans les points de vente lo­caux). En­trée gra­tuite pour les en­fants de moins de 10 ans pour les soi­rées-concerts (nés à par­tir du 23 juin 2007) dans la li­mite de la ca­pa­ci­té d’ac­cueil du site du fes­ti­val. Des frais de lo­ca­tion sont ap­pli­qués dans les ré­seaux na­tio­naux mais pas chez les re­ven­deurs lo­caux. Sor­tie non dé­fi­ni­tive ex­clu­si­ve­ment pour les pass deux jours.

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