Un jar­din à quatre mains à dé­cou­vrir pour la bonne cause

Comme chaque an­née, Ma­ry­vonne et Serge Fleu­ry ouvrent leur jar­din du Ri­drel aux vi­sites, pour par­ta­ger leur pas­sion. Du­rant quatre week-ends, les en­trées se­ront re­ver­sées à deux grandes causes, à com­men­cer par le Neurodon les 30 avril et 1er mai.

L'Orne Combattante (FL) - - LA FERTÉ ET SON PAYS -

En­sei­gnants au­jourd’hui à la re­traite, Ma­ry­vonne et Serge Fleu­ry sont pas­sion­nés de­puis tou­jours par la na­ture, les fleurs, les plantes. Ils ont élu do­mi­cile rue des Ri­drel voi­là 37 ans, à l’écart du tu­multe ur­bain. Leur mai­son est en­tou­rée d’un jar­din de 1 500 m2, re­con­nu pour sa splen­deur. Un écrin de ver­dure qui s’est dé­ve­lop­pé au fil du temps. « Nous avons eu le dé­clic voi­là une tren­taine d’an­nées après avoir vi­si­té deux jar­dins de grande re­nom­mée : La Pe­tite Ro­chelle à Ré­ma­lard et le jar­din d’An­dré Eve à Pi­thi­viers, ra­conte Ma­ry­vonne. Notre jar­din s’est fait à quatre mains : mon ma­ri a conçu l’ar­chi­tec­ture des dif­fé­rents es­paces et réa­lise le gros oeuvre des amé­na­ge­ments ; pour ma part, je m’oc­cupe des plan­ta­tions, de l’en­tre­tien ».

Connaître les vé­gé­taux

Ce ma­gni­fique ta­bleau qui s’offre à nos yeux et se dé­voile au fil du che­mi­ne­ment pié­ton­nier est le fruit d’une ré­flexion au sein du couple. « Un jar­din est un uni­vers dans le­quel on vit tout le temps et nous avons vou­lu le faire à notre image. Mais, il a fal­lu tout d’abord ap­prendre à connaître les vé­gé­taux afin de pou­voir en­suite struc­tu­rer les es­paces en fonc­tion des formes, des cou­leurs, de l’époque de flo­rai­son, du type de feuillage, de l’en­so­leille­ment ». Des connais­sances que le couple a pu en­ri­chir en de­ve­nant membre de l’As­so­cia­tion hor­ti­cole du Dom­fron­tais, en vi­si­tant d’autres jar­dins, mais aus­si des Sa­lons.

Quelle que soit la sai­son, il y a tou­jours quelque chose à voir dans ce Jar­din du Ri­drel.

« Il y a plus de flo­rai­sons en hi­ver que l’on ne pense, confie Ma­ry­vonne. Ain­si, les arbres qui fleu­rissent entre oc­tobre et mars ont été da­van­tage im­plan­tés à proxi­mi­té de la mai­son afin que l’on puisse en pro­fi­ter sans avoir be­soin d’al­ler au froid ».

4 week-ends

Voi­là un peu plus de 10 ans, Ma­ry­vonne et Serge Fleu­ry ont fran­chi le pas en ou­vrant pour la pre­mière fois leur jar­din au pu­blic. « Dans un pre­mier temps, il s’agis­sait sur­tout d’amis avec leurs proches, mais les vi­sites ont at­ti­ré en­suite le grand pu­blic. C’est l’oc­ca­sion d’échan­ger sur notre pas­sion, de conseiller, se don­ner des as­tuces. Nous avons des vi­si­teurs fi­dèles et cer­tains sont même de­ve­nus des amis ».

Si les vi­sites étaient gra­tuites au dé­part, un droit d’en­trée est dé­sor­mais de­man­dé, mais pour la bonne cause. « Du­rant les quatre week-ends pro­gram­més en 2017, les 2 € se­ront re­ver­sés in­té­gra­le­ment à deux opé­ra­tions : les 30 avril et 1er mai, le Neurodon, pour la re­cherche sur le cer­veau ; les 7 et 8 mai, et les deux pre­miers di­manches de juin, pour l’as­so­cia­tion Aloïs de La Fer­té-Ma­cé qui s’oc­cupe des ma­lades d’Alz­hei­mer et leurs fa­milles ». Alors, si vous avez en­vie d’une vi­site zen, n’hé­si­tez pas. « Cette an­née, la vé­gé­ta­tion est plu­tôt en avance, mais le manque d’eau se fait res­sen­tir. Il fau­drait de la pluie, mais la nuit, pas pen­dant nos vi­sites » note en sou­riant Ma­ry­vonne Fleu­ry. Mi­chel Mo­ri­ceau

Di­manche 30 avril, lun­di 1er mai, 10 h-12 h /14 h à 18 h, 26, rue des Ri­drel. Ta­rif : 2 €. Vi­sites éga­le­ment sur ren­dez-vous : 02.33.37.15.73.

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