Une his­toire de ren­contres

L'Orne Combattante (FL) - - FLERS ET SON PAYS -

Pour Er­wa­nig Hal­bout, plus que les pay­sages, « ce qui change vrai­ment quel­qu’un dans un voyage, c’est le fait de par­ler aux gens et d’être in­vi­té chez eux. Tu n’as pas be­soin d’al­ler à l’autre bout du monde pour t’ou­vrir l’es­prit, il faut juste al­ler voir com­ment ça se passe chez le voi­sin. Je connais main­te­nant les ha­bi­tants de tel ou tel pays parce que je suis al­lé chez eux et je vois com­ment ils fonc­tionnent, com­ment ils pensent. La vraie ques­tion de l’adap­ta­tion, c’est : « est-ce que c’est moi qui ai rai­son dans l’édu­ca­tion que j’ai eue ou est-ce que c’est eux ? » S’adap­ter, c’est ça le plus grand chal­lenge et c’est le vrai but du voyage ». Pour en­trer en contact avec les ha­bi­tants, dans chaque pays, Er­wa­nig a ap­pris une di­zaine de ques­tions-ré­ponses les plus cou­rantes dans leur langue. « Ça change tout avec les gens ». Au­jourd’hui, il parle le fran­çais, l’an­glais, l’es­pa­gnol, le ca­ta­lan, le né­pa­lais et le lao­tien. Après plus de 6 ans de voyage, Er­wa­nig Hal­bout est ar­ri­vé à la conclu­sion « que par­tout dans le monde, il y a des gens bien. Le pro­blème de l’hu­main, c’est qu’il a peur. Quand il n’ar­rive pas à la contrô­ler, c’est là qu’il y a du ra­cisme ».

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