Une re­lique dé­cou­verte dans l’église Saint-Ger­main

L'Orne Combattante (FL) - - CONDÉ ET SON PAYS -

L’association Les amis du Sa­cré-Coeur de SaintGer­main a fait une belle dé­cou­verte ces der­niers jours.

Saint-Ger­main-duC­rioult.

En un peu plus de 10 ans, Les amis du Sa­cré-coeur de Saint-Ger­main ont re­don­né un se­cond souffle à l’église. La re­nais­sance du sanc­tuaire du Sa­cré-Coeur s’est faite en 2006, après une re­cherche his­to­rique.

« Nous avions fait ap­pel par voie de presse à té­moins de cette grande époque du sanc­tuaire qui avait des membres ré­par­tis sur la pla­nète (beau­coup dans les co­lo­nies, aus­si aux États-Unis). Nous sommes ar­ri­vés plus de 200 do­cu­ments que nous avons en­re­gis­trés », ex­plique Ni­cole Val­lée.

L’association Les amis du Sa­cré-Coeur de Saint-Ger­main a été créée dans la fou­lée. « De 15 au dé­part nous avons été jus­qu’à 120 membres, des­cen­dus à moins de 100, qui se re­par­tissent dans la ré­gion et un peu à tra­vers la France », pour­suit Ni­cole Val­lée.

Dons du Va­ti­can

L’association s’est pen­chée sur les re­liques conte­nues dans deux re­li­quaires et dont cer­taines étaient ci­tées dans les do­cu­ments his­to­riques consul­tés au au­pa­ra­vant.

« Sa­chant que tous les jus­ti­fi­ca­tifs étaient en la­tin, ce­la a mis un frein à notre en­thou­siasme, d’au­tant que cet hi­ver où nous avons pris la dé­ci­sion de nous y mettre, nous nous sommes aper­çus que ce qui était écrit à la main était tout aus­si dif­fi­cile à tra­duire… C’est par­fois illi­sible. »

Les dons de ces re­liques faites au cours du 19e, dé­but du 20e l’ont été par Le Va­ti­can pour cer­taines, les évêques et ar­che­vêques dont ceux de Pa­ris.

Un mé­daillon de 3,4 cm

« Nous pen­sions qu’elles ap­par­te­naient à des saints gué­ris­seurs nor­mands, le sanc­tuaire était bap­ti­sé en 1903 de di­vin mé­de­cin en rai­son de sa consé­cra­tion aux ma­lades. Nous avions re­trou­vé par ha­sard en cher­chant des mé­dailles dans le pre­mier étage d’une sa­cris­tie, et ce­ci en oc­tobre 2006, celle de saint Luc l’un des évan­gé­listes, mais éga­le­ment mé­de­cin. Elle fut of­ferte à la vé­né­ra­tion des fi­dèles à une de nos fêtes du Sa­cré-Coeur. »

Mais l’exa­men ré­cent a éba­hi l’association en rai­son de l’im­por­tance des saints : saint JeanBap­tiste, sainte Anne mère de Ma­rie, saint Pierre, saint Ju­lien, saint Laurent, saint Au­gus­tin et sa mère sainte Mo­nique (pour toutes ces re­liques il s’agit sur­tout de pe­tits bouts d’étoffe) et en­fin saint Luc dans une pe­tite bourse laisse pen­ser à un frag­ment d’os.

« Le plus émou­vant pour nous a été de dé­cou­vrir celle de la Sainte-Croix pré­sen­tée il y a quelques jours au cours du che­min de Croix. »

C’est un mé­daillon de 3, 4 cm en son centre une croix ivoire sur la­quelle est fixé le pe­tit éclat de bois de la Sainte-Croix le tout sur un tis­su, peut être de la sainte fa­mille, quatre noms en­tou­rant la croix : Joa­chim, An­na (pa­rents de la Vierge) et de l’autre cô­té Ma­rie et Jo­seph.

29 re­liques

« Nous avions pla­cé en­ca­dré par nos soins le do­cu­ment au­then­ti­fiant la re­lique au pied du re­li­quaire. Cette re­lique of­ferte par l’ar­che­vêque de Pa­ris en 1841 cor­res­pond aux consé­cra­tions faites à cette époque par l’ab­bé Mar­tin qui a consa­cré l’église de saint Ger­main à la fois à la Vierge Ma­rie et en­suite au Sa­cré-Coeur bien avant Mont­matre et avant d’être nom­mé par la suite vi­caire gé­né­ral et de par­tir dans les îles. »

Il y a en tout 29 re­liques dont les plus im­por­tantes en taille et en­tou­rées de pierres pré­cieuses ap­par­tiennent à saint Ger­bold. « Par­fait in­con­nu pour nous et qui sur In­ter­net fut fi­na­le­ment un Evêque de Bayeux. »

Toutes les re­liques sont pré­cieu­se­ment mises à l’abri car elles sont très re­cher­chées.

M.T.

La re­lique a été dé­cou­verte dans un sanc­tuaire.

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