Ton Zinc : en­ga­gé et fes­tif

Avec leur mu­sique fes­tive, leurs textes drôles et cor­ro­sifs, ils se­ront aux Bichoiseries, le 23 juin, sur le mont de Ce­ri­sy-Belle-Etoile. En­tre­tien avec Ni­co­las Hu­guet, chan­teur et gui­ta­riste du groupe Ton Zinc.

L'Orne Combattante (FL) - - LOISIRS - Pro­pos re­cueillis par Tho­mas Gour­lin

Rap, reg­gae, folk, chan­son fran­çaise, c’est quoi le style Ton Zinc ?

Le style de mu­sique de Ton Zinc, c’est un peu ça, du coup. C’est ins­pi­ré, for­te­ment, de toute la chan­son fran­çaise des an­nées 90 comme La Rue­ké­ta­nou, Tryo, Les ogres de Bar­back dans l’ar­ran­ge­ment des ins­trus. Et puis aus­si beau­coup le rap, hip-hop qu’on connaît tous comme NTM, I Am… Oui, il y a un cô­té « punch line » dans les pa­roles.

Oui, un pe­tit peu. Il y a un cô­té pro­vo­ca­teur, un peu en­ga­gé qui est for­te­ment ins­pi­ré des textes de NTM, I Am, Ke­ny Ar­ka­na aus­si. Ça ins­pire les pa­roles. Puis un mé­lange du reg­gae, de la folk. C’est un mé­lange de pas mal de choses. Nous, on se qua­li­fie de chan­son fran­çaise et fes­tive. Les pa­roles « cash », un peu rentre-de­dans, c’est donc as­su­mé ?

Ah ouais, to­ta­le­ment. Les pa­roles, c’est un re­gard sur la so­cié­té à notre ni­veau. C’est un re­gard un peu cri­tique, un peu drôle, aus­si, par­fois. C’est vrai­ment un ob­jec­tif : écrire des textes qui peuvent faire ré­so­nance au­près des gens. Vous êtes nom­breux sur scène ?

On est sept mu­si­ciens et mu­si­ciennes. On a sor­ti notre pre­mier al­bum, qui s’ap­pelle Phi­lo­so­phie de comp­toir, en 2014 et, trois ans après, en 2017, nous sor­tons le deuxième al­bum qui s’ap­pelle Des têtes et des poings. Le groupe, c’est une bande de potes. On a com­men­cé, on était quatre. C’était vrai­ment ama­teur. Et, en 2012, on a vrai­ment com­men­cé à struc­tu­rer le pro­jet et à vou­loir al­ler un peu plus loin. On a re­cru­té des connais­sances qui sont de­ve­nues des amis. De­puis 2012, la for­ma­tion of­fi­cielle de Ton Zinc, on a fait à peu près 200 concerts, plu­sieurs pro­jets, plu­sieurs col­la­bo­ra­tions avec des ar­tistes lo­caux. On est un groupe qui se re­ven­dique comme in­dé­pen­dant. On est un peu se­mi-pro­fes­sion­nel. On n’en vit pas mais notre ob­jec­tif c’est vrai­ment de s’au­to­fi­nan­cer, pas d’al­ler faire de la lèche aux banques. J’ai vu aus­si que vous êtes can­di­dats à l’élec­tion pré­si­den­tielle.

Oui. Voi­là. C’est ça (rires). Alors, on est can­di­dats, on n’a pas de pro­jet. On n’a pas, non plus, eu de temps de pa­role comme les autres. Non, on est can­di­dats pour ri­go­ler, évi­dem­ment. En fait, on sort un deuxième al­bum, ven­dre­di 5 mai. On le sort jus­te­ment pen­dant la pé­riode élec­to­rale. Du coup, on se joue un peu de ça, on ri­gole un peu de ça, quoi. Et, avec ce qui se passe en ce mo­ment, po­li­ti­que­ment, j’ima­gine que vous de­vez avoir en­vie, comme dans l’une de vos chan­sons, de dire à cer­tains : « Si seule­ment ta mère, pou­vait ve­nir te ti­rer les oreilles ». Non ?

Exac­te­ment. L’idée, là, ce qu’on ai­me­rait, évi­dem­ment, c’est ti­rer pas mal de paires d’oreilles. Parce que, comme on le dit dans ce titre, l’idée c’est de re­mettre un peu tout le monde au même ni­veau et faire re­des­cendre un peu les gens qui pensent nous gou­ver­ner, en ti­rant des oreilles. Un truc bien hu­mi­liant, bien ra­bais­sant, c’est sym­pa. Les gens qui pensent com­prendre tout le monde, qui pensent pou­voir, du coup, prendre les dé­ci­sions au nom de tout le monde. Il fau­drait peu­têtre les faire re­des­cendre un peu. C’est as­sez ac­tuel, en fait (l’interview a été en­re­gis­trée le 2 mai 2017).

Ouais. Et puis, ce mor­ceau-là, on l’a écrit il ya 4 à 5 mois. On a en­re­gis­tré l’al­bum en dé­cembre. Mal­heu­reu­se­ment, c’est un texte qui est ac­tuel, et qui le res­te­ra. Ques­tion ty­pique d’un jour­na­liste lo­cal. Puisque vous ve­nez du Mans, avez­vous dé­jà joué en Nor­man­die ?

Alors, on a dé­jà joué en Nor­man­die. On a joué à Con­dé-surSarthe, à Alen­çon. Et puis il y a des noms de fes­toches dont je ne me rap­pelle plus trop. Mais on a dé­jà joué par chez vous, ouais. Que pré­pa­rez-vous pour le Fes­ti­val des Bichoiseries et ses fes­ti­va­liers ?

Pour les fes­ti­va­liers, dé­jà, on peut dire qu’on est très contents d’être pro­gram­més aux Bichoiseries. On a ren­con­tré Ma­thieu, de l’or­ga­ni­sa­tion, qui est ve­nu nous voir dans un fes­ti­val en Sarthe. Il est tout sim­ple­ment ve­nu nous voir après le concert et il nous a pro­po­sé cette date. On va pro­po­ser aux gens, évi­dem­ment, notre nou­vel al­bum, qu’on est su­per-heu­reux de dé­fendre par chez vous. Et, à quoi ils doivent s’at­tendre ? Un mo­ment de convi­via­li­té, un mo­ment fa­mi­lial, en­ga­gé, ri­go­lo et fes­tif.

Ton Zinc fe­ra bou­ger, mar­rer et ré­flé­chir les fes­ti­va­liers le 23 juin.

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