Dans le pays de Condé, Ma­cron est tout juste de­vant Le Pen

L'Orne Combattante (FL) - - CONDÉ ET SON PAYS - M.T.

Le pre­mier tour avait pla­cé Ma­rine Le Pen (FN) en tête à Condé-enNor­man­die. Au se­cond, Em­ma­nuel Ma­cron passe de­vant sauf dans deux com­munes dé­lé­guées.

Condé-sur-Noi­reau vote Ma­cron

567 voix sé­parent Em­ma­nuel Ma­cron (58,7 %) de Ma­rine Le Pen (41,2 %) au se­cond tour de la pré­si­den­tielle à Con­déen-Nor­man­die. Une dif­fé­rence ac­quise grâce aux votes des com­munes dé­lé­guées de Con­dé­sur-Noi­reau ou en­core Saint-Ger­main-du-Crioult.

Dans les deux com­munes ma­jeures de la com­mune nou­velle, Em­ma­nuel Ma­cron creuse l’écart. Mais dans les plus pe­tites com­munes comme Lé­nault et Saint-Pierre-la-Vieille, c’est Ma­rine Le Pen qui ar­rive en tête. Ces der­nières sont dans la lo­gique du pre­mier tour où elles avaient vo­té Le Pen. Concer­nant l’abs­ten­tion, elle est sen­si­ble­ment in­fé­rieure au ni­veau na­tio­nal (25,44 %).

Le Pen dans les com­munes « ru­rales »

C’est le constat des deux tours de la pré­si­den­tielle. Pon­té­cou­lant qui avait pla­cé très lar­ge­ment Ma­rine Le Pen en tête au pre­mier tour, la choi­sit de nou­veau au se­cond avec 55,56 % des voix contre 44,44 % pour Ma­cron. Jean-Pierre Mou­rice, maire, tra­duit se vote par « le sen­ti­ment d’aban­don des cam­pagnes ». Idem du cô­té de Terres de Druance, la com­mune nou­velle re­grou­pant Las­sy, Saint-Vi­gor-des-Mé­ze­rets et Saint-Jean-le-Blanc. Si seule­ment 17 voix sé­parent les deux ex-can­di­dats, c’est bien Ma­rine Le Pen qui ter­mine de­vant.

Pas­cal Allizard : « L’ex­pres­sion d’une souf­france »

Dans un com­mu­ni­qué, Pas­cal Allizard (LR), sé­na­teur-maire de Condé-en-Nor­man­die ré­agit à l’élec­tion d’Em­ma­nuel Ma­cron et au score du FN à Condé-enNor­man­die.

« Je prends acte du score de Ma­rine Le Pen sur Con­déen-Nor­man­die qui, quoi­qu’on dise et quoi­qu’on pense, est trop éle­vé. J’aime trop Condé et les Con­déens pour leur faire grief de ce vote, en­core moins pour les stig­ma­ti­ser. J’in­ter­prète ce vote comme l’ex­pres­sion d’une souf­france, prin­ci­pa­le­ment d’une souf­france so­ciale consé­cu­tive à la fer­me­ture d’Ho­ney­well mais aus­si aux in­quié­tudes de notre ru­ra­li­té. Condé comme la France ne peut pas être cou­pée en deux. Notre com­mune est en pleine mu­ta­tion, et nous sommes au mi­lieu du gué. Si cer­tains ont hâte d’at­teindre la rive d’en face, d’autres peut être plus crain­tifs ou plus nos­tal­giques vivent mal cette évo­lu­tion. Il nous ap­par­tien­dra avec toute l’équipe mu­ni­ci­pale d’en­cou­ra­ger les uns et de ras­su­rer les autres. Et je ne connais qu’une seule mé­thode : la proxi­mi­té et la vé­ri­té. Non notre ter­ri­toire ne se meurt pas. Il est en pleine mu­ta­tion, mu­ta­tion éco­no­mique, mu­ta­tion éner­gé­tique, mu­ta­tion ur­ba­nis­tique, mu­ta­tion ad­mi­nis­tra­tive. C’est le Condé du 21e siècle qui se des­sine et que nous de­vons construire en­semble, et ce­la n’a d’in­té­rêt que si per­sonne ne reste sur le bord du che­min. »

Le bu­reau de vote au quar­tier Saint-Mar­tin.

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