Naouack va tes­ter ses textes et son éner­gie à Cerisy

L'Orne Combattante (FL) - - LOISIRS - Propos re­cueillis par Tho­mas Gour­lin

Ils fe­ront bou­ger le pu­blic au fes­ti­val des Bichoiseries le 23 juin. En­tre­tien avec Ya­cé, MC dans le groupe Naouack.

Com­ment dé­fi­nis­sez vous le style de Naou­zack ? Et pour­quoi par­lez-vous de « hip-hop en car­ton » ?

C’est du hip-hop dé­ca­lé, qui se veut un peu en de­hors des thé­ma­tiques qui sont sou­vent ex­plo­rées par ce mi­lieu, et qui ne se prend pas au sé­rieux. Nous sommes plu­tôt pour l’égo­dé­ri­sion que l’ego sur­di­men­sion­né. C’est un groupe, pas un in­di­vi­du comme pour beau­coup de rap­peurs. C’est aus­si du hip-hop qui va cher­cher, mu­si­ca­le­ment, dans l’elec­tro hip-hop, qui a un sou­bas­so­phone, qui a une gui­tare, une cla­ri­nette. Là, avec la for­mule « brass band », c’est d’au­tant plus le cas. Ça prend de la puis­sance avec les trois cuivres. Donc, le style qu’on dé­fend c’est un hip-hop po­pu­laire dans le bon sens du terme. On veut tou­cher des thé­ma­tiques qui concernent tout le monde, que ce ne soit pas un rap égo­cen­tré. Ef­fec­ti­ve­ment, vous par­lez plus de politique ou d’éco­lo­gie dans vos textes que de votre voi­ture…

Ouais, c’est tout à fait ça. Et nous vou­lons aus­si tou­jours sou­rire de ces choses-là parce qu’il faut que l’on conti­nue à vivre. On ne veut pas le cô­té lar­moyant qu’il peut y avoir dans beau­coup de rap. Il ne faut pas se lais­ser abattre. Il va mieux en sou­rire que de se lais­ser man­ger pas les sou­cis. Quelles sont vos in­fluences mu­si­cales ? Stu­pe­flip ? Les Svin­kels ? La chan­son fran­çaise en gé­né­ral ?

Il y a des groupes que l’on af­fec­tionne. Là, ré­cem­ment, on a joué avec Dooz Ka­wa, qui a une plume plu­tôt à la Brel. On a joué avec Pi­galle. C’est vrai que ce cô­té chan­son existe chez nous. On amène ça au sein de nos textes rap­pés. On va cher­cher dans la fu­sion des styles. Nous sommes, pour la plu­part, des jeunes tren­te­naires et on a connu le rap par des propos, des convic­tions, des en­ga­ge­ments. C’est ce que l’on veut ap­por­ter. Nos textes sont écrits en com­mun. D’ailleurs, on est en ate­lier d’écri­ture étant don­né que l’on pré­pare un pre­mier al­bum. Quand sort ce pre­mier al­bum ?

Pour l’ins­tant, on a sur­tout pri­vi­lé­gié le live. On est vrai­ment un groupe de live et on s’est fait connaître pour ça. On a fait 210 dates en 4 ans en France, Suisse, Bel­gique… Après deux EP, on pré­pare un pre­mier al­bum avec un peu plus d’en­ver­gure, des fea­tu­ring avec des amis à nous, des cuivres un peu plus pré­sents. Voi­là, on pré­pare pas mal de sur­prises à ce ni­veau-là. L’al­bum de­vrait sor­tir en 2018, dans l’idéal. On prend le temps de faire les choses comme il le faut. Donc, lorsque vous se­rez sur la scène des Bichoiseries, vous al­lez tes­ter les mor­ceaux de l’al­bum sur le pu­blic ?

Exac­te­ment. On a dé­jà huit titres. On le fait par vagues de deux ou trois nou­veaux mor­ceaux que l’on teste en live pour voir les ré­ac­tions du pu­blic. Il y au­ra aus­si des titres qui sont des ex­clus, qui n’existent qu’en live. Pour nous, c’est la com­mu­nion, en vis-à-vis, avec le pu­blic, qui est le plus im­por­tant. Avec 210 concerts à votre ac­tif, avez-vous dé­jà joué en Nor­man­die ?

Non. Et, jus­te­ment, ce se­ra une pre­mière. On a joué beau­coup en Bre­tagne. La Nor­man­die, on ne connaît pas. On a eu des pro­po­si­tions en Nor­man­die et on ar­rive !

(© So­phie Her­vet).

Naouack va faire sau­ter et chan­ter le pu­blic sur le mont de Cerisy

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